
Plusieurs donateurs privĂ©s du musĂ©e de l’histoire juive de Pologne ont suspendu leur financement face Ă l’incertitude quant Ă leur direction, a dĂ©clarĂ© un groupe juif.
Les donateurs s’inquiètent de ce que le gouvernement ne prolongera pas le mandat de Dariusz Stola en tant que directeur du MusĂ©e de l’histoire des juifs polonais de Polin, a rapportĂ© l’Associated Press .
Il a citĂ© Piotr Wislicki, prĂ©sident de l’Association de l’Institut d’histoire juive de Pologne, qui n’a nommĂ© aucun donateur.
En mai, un comitĂ© de recherche a recommandĂ© de garder M. Stola, devenu directeur un an après son ouverture au musĂ©e en 2013. Le ministère de la Culture n’a pas encore annoncĂ© s’il accepterait cette recommandation.
Le ministère gère conjointement le musĂ©e Polin, ainsi que la municipalitĂ© de Varsovie et l’association Wislicki. Les trois organes Ă©taient reprĂ©sentĂ©s Ă la commission qui a approuvĂ© Stola pour un autre mandat.
Le ministre de la Culture, Piotr Glinski, a dĂ©clarĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision polonaise qu’il « analyse actuellement la situation ».
Glinski a dĂ©clarĂ© que l’un des problèmes Ă©tait l’Ă©chec de Stola Ă organiser une confĂ©rence sur le regrettĂ© Lech Kaczynski, ancien prĂ©sident de la Pologne. Kaczynski, dont le frère jumeau, Jaroslaw, dirige le parti au pouvoir, le parti au pouvoir, est dĂ©cĂ©dĂ© dans un accident d’avion en 2010. Le musĂ©e a dĂ©clarĂ© mardi dans une dĂ©claration qu’il avait rĂ©agi favorablement Ă une proposition de confĂ©rence sur Kaczynski, mais que les initiateurs ne l’ont pas suivi.
Stola, qui n’est pas juif, a critiquĂ© une loi controversĂ©e adoptĂ©e l’annĂ©e dernière en Pologne qui rend illĂ©gal le fait de blâmer la nation polonaise pour les crimes nazis. Selon l’AP, le gouvernement a Ă©galement critiquĂ© le ton d’une exposition l’annĂ©e dernière qui mentionnait une campagne antisĂ©mite de mars 1968 qui avait conduit des milliers de Juifs hors du pays.
Glinski a nié les allégations selon lesquelles ses délibérations seraient liées à cette position ou à toute autre position politique prise par Stola.




