Des parents Juifs perdent leur appel devant un tribunal européen pour maintenir leur fille sous assistance respiratoire

La Cour europĂ©enne des droits de l’homme (CEDH) a rejetĂ© l’appel des parents d’un enfant juif atteint de lĂ©sions cĂ©rĂ©brales tentant d’empĂȘcher un hĂŽpital de retirer l’assistance respiratoire de leur fille, a rapportĂ© la BBC.

La CEDH a confirmĂ© en mai la dĂ©cision d’un tribunal britannique selon laquelle il Ă©tait dans « l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur » d’Alta Fixsler, 2 ans, de retirer le traitement de maintien des fonctions vitales, soutenant une dĂ©cision antĂ©rieure du Manchester University NHS Foundation Trust selon laquelle « il n’y avait aucune perspective que l’Ă©tat de l’enfant s’amĂ©liore. La CEDH a dĂ©clarĂ© qu’elle Ă©tait d’accord avec la dĂ©cision prĂ©cĂ©dente de placer le tout-petit en soins palliatifs.

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Les parents d’Alta, qui sont des juifs hassidiques, ont dĂ©clarĂ© que les plans de l’hĂŽpital pour arrĂȘter le maintien de la vie de leur fille vont Ă  l’encontre de leur foi et de leurs droits juifs en tant que parents. Ils veulent emmener l’enfant gravement malade dans un hĂŽpital en IsraĂ«l, oĂč ils sont citoyens, ou aux États-Unis, oĂč le tout-petit a obtenu un visa en raison de la citoyennetĂ© amĂ©ricaine de son pĂšre.

Le juge MacDonald de la division britannique de la famille de la Haute Cour a dĂ©clarĂ© en mai que l’emmener Ă  l’Ă©tranger l’exposerait Ă  « une douleur supplĂ©mentaire ».

En juin, l’ancien prĂ©sident israĂ©lien Reuven Rivlin a demandĂ© au prince Charles de Grande-Bretagne d’autoriser que l’enfant soit amenĂ© en IsraĂ«l pour y ĂȘtre soignĂ©. Sa demande rejoint celle du ministre israĂ©lien de la SantĂ© Yuli Edelstein, qui s’est entretenu avec son homologue britannique Matt Hancock Ă  ce sujet.

David Foster, l’avocat de la famille, a dĂ©clarĂ© que les parents de l’enfant espĂ©raient que la CEDH verrait que la dĂ©cision initiale « ne tenait pas suffisamment compte de leurs croyances religieuses ».

Il a dĂ©clarĂ©: «Ils sont extrĂȘmement déçus. C’est une position dans laquelle aucun parent n’aimerait se retrouver. Nous rĂ©flĂ©chissons Ă  nos prochaines Ă©tapes. La voie lĂ©gale est terminĂ©e, mais il n’en demeure pas moins qu’un accord a pu ĂȘtre trouvĂ©. Nous pensons Ă©galement qu’une pondĂ©ration excessive a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  « causer de la douleur » en tant que facteur dans la dĂ©cision. »