Dans les communautĂ©s juives d’Europe, ils jeĂ»naient le 20 sivan, en mĂ©moire d’une diffamation de sang et d’émeutes contre les juifs. Le rabbin Aviner explique comment cette journĂ©e devrait ĂŞtre traitĂ©e en IsraĂ«l aujourd’hui.
Dans la Michna Beroura (Shulchan Aruch Orach Chaim), il est Ă©crit au nom du Magen Avraham qu’il y a un jeĂ»ne le 20 Sivan, qui tombe aujourd’hui, alors pourquoi ne pas jeĂ»ner ?
Réponse du rav : Il ajoute aussi que chaque lieu est conforme à sa coutume et pas les autres endroits.
Question : Que s’est-il passĂ© pour qu’un jeune soit fixĂ© ?
RĂ©ponse du rav : C’est Ă Blois en France, qu’un Juif qui a pris de l’eau du fleuve, a fait tomber un paquet, et un paĂŻen l’a vu et l’a dĂ©noncĂ© pour avoir jetĂ© le corps d’un bĂ©bĂ© paĂŻen que les Juifs avaient assassinĂ©. Après un faux procès, les Juifs ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă ĂŞtre brĂ»lĂ©s et 31 Juifs, femmes et enfants ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©s.
Le rabbin Ephraim de Bonnata a écrit : Quand ils étaient dans le feu, ils ont chanté pour louer Hachem : « Au début, la voix était basse, et à la fin, ils ont élevé leurs voix et ont répondu ensemble : Nous devons louer Hachem, et le feu va brûler. »
Ces versets sont aussi Ă©crit dans les selichot pour Tisha B’Av et le supplĂ©ment de Yom Kippour.
Plus tard, il y a eu les dĂ©crets et toujours au mois de Sivan, oĂą plus de 100 000 Juifs en Pologne ont Ă©tĂ© assassinĂ©s dans des morts Ă©tranges, terribles et cruelles. Ă€ cette Ă©poque, le Vaad a fixĂ© le jeĂ»ne au 20 Sivan dans toute la Pologne (voir Beer et Sha’arei Techouva).
Le rabbin Nissim Karelitz a recommandé de ne pas organiser de cérémonie de mariage à cette date.
Nombreux Ă©taient Ă©galement ceux qui voulaient jeĂ»ner ce jour-lĂ en souvenir de l’Holocauste, tels que le rabbin Mishkovsky, chef du Kfar Hasidim Yeshiva, les Admorim de Vizhnitz et de Sadigura, mais la plupart d’entre eux s’y sont opposĂ©s, tels que les Admorim de Gour et Belz, les Grub Soloveitchik et le Chazon Ish.
Aujourd’hui, nous sommes chanceux avec le grâce de Dieu, nous avons gagnĂ© notre Etat, nous avons une armĂ©e et nous sommes protĂ©gĂ©s des pogroms.





