Les dĂ©tails d’un incident choquant qui a eu lieu aujourd’hui sur l’un des chantiers de construction de Nahariya, oĂą un conducteur de voiture a heurtĂ© un policier et un policier volontaire, qui Ă©taient arrivĂ©s Ă la suite d’une plainte de rĂ©sidents locaux concernant le bruit pendant les fĂŞtes, continuent de faire l’objet d’une enquĂŞte. Le policier a Ă©tĂ© hospitalisĂ© dans un Ă©tat modĂ©rĂ©, et le policier volontaire, Husam Sajir, 32 ans, du village druze de Yarka, est dĂ©cĂ©dĂ© Ă son arrivĂ©e Ă l’hĂ´pital, laissant une femme et ses deux enfants.
Vers 10 heures ce matin, des habitants de la rue Ha’Aliya Ă Nahariya ont appelĂ© la police et se sont plaints du bruit intense causĂ© par les travaux, qui se sont poursuivis malgrĂ© les fĂŞtes. Un patrouilleur arrivĂ© sur place, accompagnĂ© d’un volontaire, est allĂ© savoir pourquoi le travail se faisait Ă Souccot, et en mĂŞme temps a vĂ©rifiĂ© si les ouvriers palestiniens avaient des permis. Lors du contrĂ´le, un conflit a Ă©clatĂ©, au cours duquel l’un des chefs de chantier est montĂ© dans une voiture et a heurtĂ© un policier et un volontaire Husam Sajir, puis est retournĂ© et les a Ă nouveau renversĂ©s, se cachant par la suite.
Quelque temps plus tard, la police a arrĂŞtĂ© la voiture Audi du suspect près du village de Shlomi. Avec lui, son passager, un citoyen israĂ©lien d’origine arabe, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©. Trois autres passagers qui se trouvaient dans la voiture au moment de la collision, prĂ©tendument des immigrants illĂ©gaux palestiniens, continuent d’ĂŞtre recherchĂ©s.
Comme on l’a appris, l’une des personnes arrĂŞtĂ©es est une figure bien connue de la sociĂ©tĂ© arabe, un entrepreneur en construction et en travaux fonciers, ainsi que le prĂ©sident d’un club de football. Selon lui, il est arrivĂ© sur le chantier après avoir reçu des plaintes concernant le bruit et un appel du contremaĂ®tre de la construction pour clarifier les circonstances. Il affirme Ă©galement que tous les Palestiniens qui travaillent pour lui ont des permis de travail et que l’entrepreneur lui-mĂŞme a la permission de travailler pendant les fĂŞtes, car ils renforcent la rivière Ă proximitĂ© pour empĂŞcher les inondations hivernales dans la ville.
Ce qui s’est passĂ© ensuite est encore très vague. Selon le suspect, la police a exigĂ© l’arrĂŞt du travail et le licenciement des travailleurs. Et puis, Ă un moment donnĂ©, le conflit verbal s’est transformĂ© en conflit physique. Le suspect n’a pas encore expliquĂ© les motifs de ses actes, mais a soulignĂ© qu’il n’y avait aucun motif terroriste, et a mĂŞme dĂ©clarĂ© que ses proches « servent dans les unitĂ©s d’Ă©lite de la police israĂ©lienne ».
La police a Ă©galement officiellement annoncĂ© qu’après un contrĂ´le conjoint effectuĂ© avec le Shin Bet, la version avec une attaque terroriste Ă©tait exclue. En ce moment, des mesures d’enquĂŞte sont menĂ©es et l’enregistrement vidĂ©o de la camĂ©ra de l’attaque sur le policier est Ă l’Ă©tude.
L’avocat du conducteur d’Audi dĂ©tenu affirme que tout s’est passĂ© par accident et que son client ne s’est mĂŞme pas rendu compte qu’il avait heurtĂ© quelqu’un. « La police est venue et a demandĂ© la permission, puis on a dit Ă mon client de monter dans la voiture et de partir, ce qu’il a fait. Il n’avait pas l’impression d’avoir frappĂ© qui que ce soit. Et que rĂ©pondre par le fait qu’il les a Ă©crasĂ©s plusieurs fois ? Il a rĂ©pondu  » c’est juste un mensonge ».





