Les mots ont un pouvoir immense. « La mort et la vie dans la main et dans la langue », a dĂ©clarĂ© le roi Salomon, le plus sage des hommes, et c’est donc une erreur d’utiliser l’expression courante « fardeau Ă©gal » en relation avec le service auquel nous sommes tous obligĂ©s dans l’armĂ©e israĂ©lienne.
Pendant de nombreuses années, la société israélienne a contenu une réalité dans laquelle un certain pourcentage de la population ultra-orthodoxe s’enrôle dans l’armée israélienne, mais la majorité de ce secteur reste en dehors de la population .
Le premier Ă Sion Rabbi Yosef : S’ils nous obligent Ă aller dans l’armĂ©e, nous irons tous Ă l’Ă©tranger en IsraĂ«l – Pas de crĂ©dit
Il y a cinq mois, quelque chose s’est produit en IsraĂ«l : le peuple juif s’est retrouvĂ© une fois de plus sous une menace existentielle. En un instant, nous sommes retournĂ©s aux scènes dures du pogrom de Chisinau et aux Ă©vĂ©nements de 1955. Le matin de Sim’hat Torah, le tĂ©lĂ©phone dans ma poche a sonnĂ©, et au lieu de danser dans la synagogue avec les livres de la Torah, je me suis retrouvĂ© Ă courir vers le sud jusqu’Ă la base de la division, et de lĂ avec mes amis jusqu’Ă Kfar Gaza.
Les sites que nous avons vus n’ont pas besoin d’ĂŞtre dĂ©crits. Nous avons dit que les terroristes du Hamas Ă©taient des nazis et que nous n’avions jamais vu une telle cruautĂ©. Abuser des corps, des enfants et des femmes, des choses dont seuls les nazis sont capables. Nous l’avions dit – et nous ne savions pas Ă quel point nous avions raison.

Deux mois plus tard, le Shabbat Hanoukka, je suis entrĂ© dans la maison du commandant de la compagnie du Hamas dans la ville de Bnei Suhila, Ă l’est de Khan Yunis, avec le policier de Majad. Sur le petit meuble Ă cĂ´tĂ© de son lit, nous avons trouvĂ© le livre « Mein Kampf » d’Hitler, traduit en arabe. À ce moment-lĂ , j’ai rĂ©alisĂ© que l’ennemi auquel nous sommes confrontĂ©s n’est pas seulement mĂ©chant, ni cruel comme les nazis ; il a une profonde conscience de la solution finale et un objectif suprĂŞme : dĂ©truire le peuple juif tout entier.
Mes confrères membres de la communautĂ© ultra-orthodoxe : beaucoup d’entre vous s’enrĂ´lent dĂ©jĂ aujourd’hui dans Tsahal, dans des cadres dĂ©diĂ©s dans les forces aĂ©riennes, le renseignement, la logistique et le front intĂ©rieur. Les cadres de service sont adaptĂ©s Ă vos besoins et permettent les activitĂ©s religieuses requises mais vous devez comprendre que l’heure de besoin de Jacob est maintenant, et nous avons besoin de vous avec nous, sous la civière de service dans Tsahal.
Le roi David Ă©tait le grand d’IsraĂ«l dans la Torah, mais en un instant, il Ă´ta ses vĂŞtements de Beit Midrash et enfila l’uniforme de guerrier – et sortit pour dĂ©fendre physiquement son peuple au combat. « Adinno ha’Etsni », c’est le surnom de David : lorsqu’il Ă©tudiait la Torah, il Ă©tait doux mais lorsqu’il devait se battre, il Ă©tait dur comme du bois.
La valeur de l’étude de la Torah est sacrĂ©e Ă mes yeux, et elle l’est avant tout – mais contrĂ´ler l’âme, comme nous l’avons appris du roi David, rejette Ă©galement l’étude de la Torah. S’il est certainement vrai que l’Ă©tude de la Torah est une pierre angulaire de l’identitĂ© juive de l’État d’IsraĂ«l, et il est vrai que l’Ă©tude de la Torah est une tâche nationale – mais elle peut exister en conjonction avec le service militaire, et Ă ce moment-lĂ , vous n’avez pas le droit de nous abandonner et de nous rejoindre dans l’armĂ©e israĂ©lienne.
Dans l’esprit de ces jours du mois d’Adar, nous terminerons par les paroles de MardochĂ©e Ă Esther : « Ne t’imagine pas dans ton cĹ“ur que la maison du roi sera chassĂ©e du milieu de tous les Juifs. Car si les sourds se taisent Ă cela, le temps, le vent et le salut seront pour le Juif venu d’un autre endroit ». Nous ne voulons pas que vous ayez un « fardeau Ă©gal » ; Nous voulons que vous soyez avec nous dans le « service sacrĂ© », et le profit et le salut seront pour nous tous – ensemble !
L’Ă©crivain est le Major (res.) Davidi Ben Zion, le chef adjoint du Conseil de Samarie, qui a combattu dans la bande de Gaza ces derniers mois.




