Erekat avertit que le dĂ©mĂ©nagement de l’ambassade amĂ©ricaine mettrait fin au processus de paix

Le dĂ©mĂ©nagement de l’ambassade amĂ©ricaine de Tel Aviv Ă  JĂ©rusalem mettrait fin au processus de paix entre IsraĂ«l et les Palestiniens, a dĂ©clarĂ© samedi le principal nĂ©gociateur palestinien Saeb Erekat.

L’avertissement est venu deux jours avant une visite en IsraĂ«l et en JudĂ©e Samarie par le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump. Les responsables amĂ©ricains ont dĂ©clarĂ© qu’ils envisageaient toujours le dĂ©mĂ©nagement dĂ©cidĂ© lors de la campagne Ă©lectorale .

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« Nous croyons que le dĂ©placement de l’ambassade des États-Unis vers JĂ©rusalem signifierait la fin du processus de paix », a dĂ©clarĂ© Erekat, qui a reprĂ©sentĂ© aussi l’Organisation de libĂ©ration de la Palestine (OLP) lors d’une rĂ©union du Forum Ă©conomique mondial Ă  la mer Morte en Jordanie , ce samedi.

Erekat a rencontrĂ© l’ancien ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères, Tzipi Livni , membre du parti de l’Union sioniste, lors du rassemblement, oĂą les deux ont exprimĂ© leur optimisme Ă  reporter cette dĂ©cision.

Les Palestiniens et le monde arabe s’opposent farouchement Ă  une rĂ©installation potentielle de l’ambassade des États-Unis, avertissant Ă  maintes reprises qu’elle pourrait dĂ©clencher de nouveaux troubles.

Le nouvel ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, qui a pris ses fonctions lundi, a exprimé son soutien à une telle décision, tout comme les responsables israéliens, y compris le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Cette dĂ©cision romprait avec des dĂ©cennies de politique amĂ©ricaine. La communautĂ© internationale, y compris les États-Unis, n’a jamais reconnu l’annexion israĂ©lienne de JĂ©rusalem-Est après la guerre des Six Jours en 1967. IsraĂ«l revendique la ville indivisible de JĂ©rusalem comme capitale alors que les Palestiniens voudraient voir JĂ©rusalem-Est comme la capitale d’un futur Etat palestinien.

Erekat a dĂ©clarĂ© samedi qu’il «espĂ©rait que le prĂ©sident Trump nous donnerait une chance».

« Il a dit … il ne nous imposera aucune solution ni aux IsraĂ©liens », a dĂ©clarĂ© Erekat. « (Mais) le fait qu’il va dĂ©placer l’ambassade est une imposition, c’est une dictĂ©e ».

Ce n’est pas la première fois que Erekat a mis en garde contre une Ă©ventuelle dĂ©localisation de l’ambassade, mais sa dĂ©claration forte arrive Ă  un moment oĂą les Palestiniens semblent dĂ©sireux de rester sur le bon cĂ´tĂ© de Trump.

Trump, qui est arrivĂ© en Arabie Saoudite samedi lors de sa première tournĂ©e Ă  l’Ă©tranger depuis son entrĂ©e en fonction, doit se rendre Ă  IsraĂ«l lundi et rencontrer mardi le leader de l’AutoritĂ© palestinienne Mahmoud Abbas Ă  BethlĂ©em.

Le moment de la visite a conduit Ă  des spĂ©culations intenses quant Ă  savoir s’il profiterait de l’opportunitĂ© de remplir son engagement de campagne rĂ©pĂ©tĂ© pour dĂ©mĂ©nager l’ambassade.

Trump a apparemment retiré sa promesse au début de sa présidence. Il a été rapporté que sa conversation avec le roi Abdullah II de Jordanie lors du déjeuner national de prière en février a joué un rôle déterminant dans sa décision de la reporter.

Peu de temps après la visite de Trump dans la rĂ©gion, il devra dĂ©cider de renoncer ou non Ă  une loi de 1995 qui oblige le dĂ©mĂ©nagement de l’ambassade mais qui permet au prĂ©sident d’exercer des retards de six mois pour des raisons de sĂ©curitĂ© nationale.

La renonciation la plus récente, signée par Barack Obama, expire le 1er juin.

Trump a accordé une grande priorité à la tentative de négocier un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.