Les États-Unis ont mis en doute la lĂ©gitimitĂ© du plan d’un comitĂ© des Nations Unies sur le racisme pour enquĂŞter sur la revendication palestinienne selon laquelle IsraĂ«l est un État d’apartheid selon le JPost.
Ces observations sont arrivĂ©es deux semaines après que le ComitĂ© pour l’Ă©limination de la discrimination raciale (CERD) ait acceptĂ© une communication inter-Ă©tatique de « l’État de Palestine » contre IsraĂ«l. Bien que le texte de la plainte palestinienne n’ait pas Ă©tĂ© publiĂ©, une source diplomatique israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© qu’il qualifie IsraĂ«l d’apartheid et affirme que le traitement qu’il accorde aux Palestiniens est une forme de racisme.
En 2014, lorsque les Palestiniens ont adhĂ©rĂ© Ă la convention internationale Ă©tablie par le CERD, IsraĂ«l a dĂ©clarĂ© au comitĂ© qu’il ne reconnaissait pas la Palestine en tant qu’État et, en tant que tel, «ne considère pas la Palestine comme faisant partie de la convention et considère que la demande d’adhĂ©sion palestinienne n’a aucune validitĂ© juridique et n’affecte pas les relations conventionnelles d’IsraĂ«l en vertu de la convention. »
Ă€ la suite de la pĂ©tition palestinienne contre IsraĂ«l l’annĂ©e dernière, le ComitĂ© pour l’Ă©limination de la discrimination raciale a demandĂ© au Bureau des affaires juridiques des Nations Unies s’il Ă©tait compĂ©tent en la matière et a Ă©tĂ© informĂ© qu’il ne l’avait pas en vertu du droit international des traitĂ©s.
Cependant, fin dĂ©cembre, le CERD a dĂ©cidĂ© que le droit des traitĂ©s ne s’applique pas ici, car sa convention est pour « le bien commun ».
Andrew Bremberg, ambassadeur des États-Unis auprès des organisations internationales à Genève, a exprimé la « profonde déception » de son pays face à cette décision.
« Le mĂ©pris du ComitĂ© pour le droit des traitĂ©s soulève de sĂ©rieuses questions sur la lĂ©gitimitĂ© de ce processus », a dĂ©clarĂ© Bremberg. « Les Etats-Unis. ils continueront de plaider pour un traitement Ă©quitable d’IsraĂ«l dans ce forum et dans d’autres forums internationaux. »
Le ministère des Affaires Ă©trangères a notĂ© l’ironie que « la mĂŞme commission chargĂ©e de prĂ©venir la discrimination a si effrontĂ©ment choisi de discriminer IsraĂ«l avec sa dĂ©cision ».
« C’est un autre exemple des mauvais traitements et des traitements partiels qu’IsraĂ«l reçoit en permanence de la part des agences des Nations Unies situĂ©es Ă Genève », a dĂ©clarĂ© le porte-parole du ministère, notant que la dĂ©cision du comitĂ© d’enquĂŞter sur IsraĂ«l va Ă l’encontre des prĂ©cĂ©dents et de la position juridique de l’ONU.
« Bien qu’IsraĂ«l soit et sera toujours attachĂ© Ă l’Ă©limination de la discrimination raciale, il n’a plus aucune raison de croire qu’il peut recevoir un traitement juste, Ă©quitable et non discriminatoire de ce comité », a dĂ©clarĂ© le ministère des Affaires Ă©trangères.





