Un message a Ă©tĂ© laissĂ© dans le livre d’invitĂ©s dans une église de Londres demandant que tous les soldats israĂ©liens soient « brĂ»lĂ©s vifs ». Le commentaire a Ă©tĂ© laissĂ© en rĂ©ponse Ă une exposition sur IsraĂ«l et les territoires palestiniens, qui a Ă©tĂ© accusĂ©e d’alimenter l’antisĂ©mitisme.
Au cours des cinq derniers jours l’Ă©glise de Methodist Church Ă Londres a Ă©tĂ© l’hĂ´te d’une exposition composĂ©e d’une rĂ©plique d’un poste de contrĂ´le entre BethlĂ©em et JĂ©rusalem, des photographies, et des « tĂ©moignages » de ceux qui traversent rĂ©gulièrement les frontières entre IsraĂ«l et les territoires de l’AutoritĂ© palestinienne.
Les visiteurs de l’Ă©glise ont Ă©tĂ© encouragĂ©s Ă laisser des commentaires, dont certains sont critiques vis Ă vis de l’Etat d’IsraĂ«l, et d’autres positifs.
Mais un des messages a Ă©tĂ© particulièrement violent : « IDF [Forces de dĂ©fense israĂ©liennes] soldats de l’Ă©cume de la terre! Ils sont dĂ©goĂ»tants , et sont des animaux sales et mĂ©ritent d’ĂŞtre brĂ»lĂ©s vifs « . SignĂ©  « Omana ».
David Collier, un Londonien juif a commentĂ© cette rĂ©action :  « Et on veut nous faire croire que cette exposition ne favorise pas l’antisĂ©mitisme. »
Il a ajoutĂ© sur sa page Facebook : «On peut se demander, comment l’Ă©glise rĂ©agit aussi autour des Ă©vĂ©nements en Europe, la montĂ©e de l’antisĂ©mitisme au Royaume-Uni, les attaques contre la communautĂ© juive et effectivement pourquoi pas, penser Ă Â placer un point de contrĂ´le Ă l’intĂ©rieur de l’Ă©glise serait une bonne idĂ©e. La semaine dernière, ma fille de 14 ans a vu des graffitis antisĂ©mites Ă son arrĂŞt de bus sur le chemin de l’Ă©cole.  »
L’Eglise a rĂ©agi suite Ă Â l’Ă©vĂ©nement sur son site Web invitant les gens Ă faire «l’expĂ©rience de ce que veut dire de traverser un point de contrĂ´le tous les jours », et « explorer comment nous pouvons briser les murs qui nous divisent pour que personne ne vit dans la peur ».
Les Londoniens juifs ont Ă©tĂ© concernĂ©s, ils alimenteraient le sentiment antisĂ©mite. Selon la police mĂ©tropolitaine, il y a eu 468 crimes de haine antisĂ©mites Ă Londres en douze mois jusqu’Ă Â Juillet  2016.
Avant l’exposition Le Conseil juif des dĂ©putĂ©s a exprimĂ© sa dĂ©ception quant au choix de l’Ă©glise d’accueillir une telle exposition, qui « regarde un seul cĂ´tĂ©, en ajoutant que de tels Ă©vĂ©nements sont indĂ©sirables et inutiles pour les relations judĂ©o-chrĂ©tiennes « .
Le Conseil juif a ajoutĂ©: «L’infrastructure de sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l vient en rĂ©ponse aux attaques terroristes continues contre les civils israĂ©liens.
« Nous avons parlĂ© au corps national de l’Église mĂ©thodiste et aux partenaires Ĺ“cumĂ©niques, et nous avons demandĂ© Ă Â l’Ă©glise concernĂ©e d’exposer nos prĂ©occupations et appeler à une approche plus constructive sur les problèmes de la rĂ©gion. Notre point de vue est que nous devrions chercher Ă exporter la paix, et ne pas importer le conflit « .
Suite Ă cette dĂ©claration, l’Ă©glise a rencontrĂ© des reprĂ©sentants du Conseil d’administration et a dĂ©cidĂ© d’inclure certains matĂ©riaux dans l’exposition expliquant l’aspect de la sĂ©curitĂ© au mur, et l’affichage d’une dĂ©claration par le gouvernement israĂ©lien, fourni par un rabbin local.




