Les deux filles «radicalisĂ©es» d’un prĂ©dicateur islamiste sont Ă la recherche de la police après avoir conduit une voiture remplie de bouteilles de gaz garĂ©e près du monument Notre – Dame de Paris.
Une Peugeot 607 a été trouvée avec ses feux clignotants dans une zone de stationnement dans la rue du Petit-Point de Paris, à 7h30 ce dimanche.
Le propriétaire de la voiture, connu par les autorités pour la diffusion des idées islamistes, a été libéré mardi soir.
Mais ses deux filles, dĂ©crites comme « radicalisĂ©es », sont recherchĂ©es pour interrogatoire, a indiquĂ© la police, ajoutant que l’une d’elle, âgĂ©e de 19 ans, avait l’intention de se rendre en Syrie.
Un second couple avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© au cours de l’incident, soupçonnĂ© de planifier une attaque terroriste.
Les deux personnes ont été arrêtées près de Montargis, à environ 65 km au sud de la capitale française qui porte à quatre le nombre de personnes détenues en relation avec le véhicule abandonné.
Une source proche du dossier a déclaré que les personnes impliquées ont pu déployer un « essai ».
La police a arrêté un premier couple à une station-service sur une route dans le sud de la France, ils étaient connus des services de sécurité pour avoir des liens avec les islamistes radicaux.
Hier, il a Ă©tĂ© rapportĂ© qu’une femme française radicalisĂ©e qui voulait fuir et rejoindre Daesh a Ă©tĂ© parmi ceux en garde Ă vue Ă Paris.
La suspecte de 29 ans et sur une liste de surveillance terroriste et a disparu avec son petit ami, âgé de 34 ans, tôt le dimanche matin après que sa Peugeot 607 a été trouvée par un serveur de bar qui a alerté la police sur le véhicule.
Il y avait sept bonbonnes de gaz Ă l’intĂ©rieur proche du lieu de culte, une des cibles prĂ©vue de Daesh.
En dĂ©pit d’ĂŞtre au cĹ“ur du Paris touristique, le vĂ©hicule suspect avait Ă©tĂ© laissĂ© intact dans la zone de stationnement pendant deux heures avant que l’alarme ait Ă©tĂ© soulevĂ©e par une personne vivant Ă proximitĂ©.
« Il est possible qu’ils faisaient un test », a dĂ©clarĂ© une source proche du dossier, qui a ajoutĂ© :  » Il n’y avait personne dans la voiture, et les bidons n’Ă©taient pas connectĂ©s Ă un dĂ©tonateur ou des explosifs « .
Six bidons pleins étaient dans le coffre de la Peugeot, et un vide était sur le siège arrière. Les documents rédigés en arabe ont également été trouvés dans la voiture.
La Peugeot n’avait pas de plaque d’immatriculation, mais les experts en mĂ©decine lĂ©gale ont rĂ©ussi Ă trouver l’ADN appartenant au couple, connu de la police.
Le couple a Ă©tĂ© finalement rattrapĂ© près de la ville mĂ©ridionale d’Orange, ce mardi,   « en essayant d’Ă©chapper vers l’Espagne », a dĂ©clarĂ© une source proche du dossier.
Ils ont Ă©tĂ© interrogĂ©s longuement par la police Ă Avignon, avant d’ĂŞtre transfĂ©rĂ© Ă Paris, dans un convoi armĂ©.
Les enquêteurs ont passé les quatre derniers jours à fouiller les maisons de tous ceux qui pourraient être liés à eux.
Six personnes ont été initialement arrêtées, avec la femme et son petit ami restés en détention dans un poste de police de haute sécurité. Tous les autres ont été libérés.
La femme vit maintenant dans le département du Loiret, au sud de Paris, mais elle est originaire du nord de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis.
Son père a dit aux officiers qu’elle Ă©tait « radicalisĂ©e depuis qu’elle Ă©tait adolescente », et avait exprimĂ© le souhait d’aller combattre Daesh Ă l’Ă©tranger.
Le suspect avait dit Ă ses parents qu’elle Ă©tait « partie loin avec un ami» ce week-end, et que ses parents n’avait pas entendu parler d’elle depuis longtemps.
Daesh a menacĂ© Notre Dame dans le cadre de sa campagne violente contre la France pour l’envoi d’avions de guerre pour bombarder des bases terroristes en Syrie.





