Israël suspend l’aide humanitaire à la bande de Gaza jusqu’à nouvel ordre

 

En réponse directe à l’attaque de missiles iraniens qui a visé ce soir le territoire israélien, le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a annoncé la fermeture immédiate de l’ensemble des passages vers la bande de Gaza, dans le cadre d’un ensemble de mesures de sécurité décidées à la suite de l’évaluation de la situation. La décision concerne notamment le passage de Kerem Shalom et le passage de Rafah, les deux principaux points d’entrée de l’aide humanitaire. En conséquence, le flux d’aide vers la bande de Gaza est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

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La décision est explicitement présentée comme une mesure de sécurité liée à l’escalade régionale, et non comme une mesure punitive. Dans son communiqué, le COGAT précise que la fermeture a été décidée « dans le cadre de la préparation sécuritaire face aux développements récents et à l’évaluation de la situation ». L’institution tient par ailleurs à souligner que cette suspension ne devrait pas avoir d’impact sur la situation humanitaire dans l’enclave.

L’argument des stocks constitués

Le COGAT avance un argument chiffré pour justifier cette assertion : depuis le début de la trêve, les quantités de nourriture et d’aide humanitaire entrées dans la bande de Gaza dépassent « de manière significative » les besoins nutritionnels de la population, selon les méthodologies reconnues des Nations unies. En d’autres termes, les stocks constitués pendant la période d’ouverture des passages seraient suffisants pour absorber cette interruption sans que la situation humanitaire se dégrade immédiatement.

Le communiqué précise que le COGAT maintient des contacts réguliers avec la communauté internationale et les acteurs concernés, et que de nouvelles informations seront communiquées en fonction des développements sécuritaires et des évaluations de situation à venir. La formule « jusqu’à nouvel ordre » indique que la durée de cette fermeture reste entièrement conditionnée à l’évolution du contexte sécuritaire — et notamment à la question de la riposte israélienne aux tirs iraniens, qui fait l’objet de délibérations intenses au sein de l’appareil politique et militaire ce dimanche soir.

Cette décision illustre une mécanique désormais bien établie : chaque escalade sécuritaire majeure se traduit par une fermeture des points de passage, qui constitue à la fois une mesure de précaution opérationnelle et un signal politique. La fermeture simultanée de Kerem Shalom et de Rafah prive temporairement la bande de Gaza de tout apport extérieur, dans un contexte où la situation humanitaire reste fragile malgré les volumes d’aide acheminés durant la période de cessez-le-feu.

Pour retrouver le contexte du dossier humanitaire à Gaza sur notre site :

🔗 L’ONU refuse l’entrée de centaines de camions dans la bande de Gaza — l’hypocrisie révélée

🔗 Le Hamas : fermer le passage de Kerem Shalom est un « crime contre l’humanité » — mais attaquer Israël est justifié

 

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