En 2015, le gouvernement Ă©gyptien a signĂ© un accord avec le gouvernement français pour la fourniture de 24 avions de combat Rafael Ă deux places, avec l’option de commander 12 autres avions similaires. Le contrat prĂ©voyait Ă©galement la possibilitĂ© d’acheter des armements français pour ces avions.
Ă€ ce jour, la France a fourni 14 avions Rafael Ă l’Égypte et des discussions sont en cours pour une option d’achat de 12 avions supplĂ©mentaires.
Les médias égyptiens rapportent également que l’Égypte cherche à reitérer sa demande à deux avions en plus des 24 signés.
Cependant, lors de la confĂ©rence de presse du prĂ©sident de l’industrie aĂ©ronautique française – Dassault Industries, pour rĂ©sumer le bilan 2017, ce dernier a dĂ©claré que l’Egypte voulait acquĂ©rir des industries militaires françaises comme des missiles de croisière Ă longue portĂ©e – «l’ombre de la tempĂŞte», avec une portĂ©e de plus de 500 km, Ă bord des Avions RaphaĂ«l français.
Le prĂ©sident a rĂ©vĂ©lĂ© cela en demandant le gouvernement français d’obtenir des AmĂ©ricains une licence d’exportation de ces missiles vers l’Égypte aujourd’hui, y compris des composants uniques fabriquĂ©s aux États-Unis dont les conditions d’acquisition nĂ©cessitent d’obtenir une licence d’exportation appropriĂ©e.
Les Français se souviennent très bien comment en 2013 ils ont tentĂ© d’espionner les deux satellites d’espionnage Gulf of the Falcon Eye, mais parce qu’ils avaient des composants amĂ©ricains, ils ont demandĂ© une licence d’exportation que les AmĂ©ricains ont longtemps attendu. Seule l’intervention, un an plus tard, du prĂ©sident Obama a permis aux Français de conclure l’affaire et de recevoir la compensation financière avant qu’ils ne subissent de lourds dommages financiers.
Dans ce cas, le gouvernement amĂ©ricain doit autoriser la France Ă vendre les missiles de croisière Ă longue portĂ©e Ă l’armĂ©e de l’air Ă©gyptienne.
Les donnĂ©es des missiles de croisière indiquent clairement que cela amĂ©liorera le bras de frappe Ă longue portĂ©e de l’Egypte et permettra Ă ces avions de tirer, par exemple, des missiles de croisière sur n’importe quelle cible en territoire israĂ©lien tout en survolant le Nil dans son Delta Ă©gyptien.
IsraĂ«l agira s’il tente d’empĂŞcher cette option de la part de l’armĂ©e de l’air Ă©gyptienne.
L’Institut de Stockholm pour la recherche internationale montre que depuis 2015 l’ Egypte a reçu 30 missiles de croisière de ce type apparemment sans tracas de la part de la France.
Encore 50 missiles de croisière attendent des approvisionnements après un permis amĂ©ricain qui n’arrivera probablement pas pour le moment.





