Près de 11 mois après l’attaque surprise du Hamas le 7 octobre, centrĂ©e entre autres sur l’invasion brutale de Beri en bordure de Gaza, ce matin (mercredi) la maison de Pesi Cohen – qui Ă©tait au centre de l’enquĂŞte de Tsahal sur les combats dans le kibboutz –a Ă©té dĂ©truite. Une maison oĂą 13 des 15 otages qui y Ă©taient dĂ©tenus ont Ă©tĂ© assassinĂ©s Ă l’interieur.
 Le jour de l’attaque, un certain nombre d’habitants du kibboutz se sont rassemblĂ©s dans la maison, dont les dĂ©funts jumeaux Yanai et Liel Hezroni. Tous ont Ă©tĂ© assassinĂ©s alors qu’ils Ă©taient retenus en otage, Ă l’exception de deux d’entre eux. Barak, un commandant de l’armĂ©e a Ă©tĂ© soupçonnĂ© d’avoir tirĂ© un obus sur cette maison le 7 octobre par erreur, tuant les occupants, et il y a quelques semaine, le mĂŞme commandant a Ă©tĂ© innocentĂ© lors de l’enquĂŞte et a Ă©tĂ© nommĂ© commandant de la division de Gaza.
« Dans quelques heures, la maison de Pesi sera dĂ©truite. Il y a tellement de choses Ă dire, tellement de bons souvenirs », a dĂ©clarĂ© Sharon Cohen, la belle-fille de Pesi, Ă Ynet ce matin. « Se sont des souvenirs de chaleur, d’amour, d’un foyer de toute une vie interrompue et disparue. Cette pĂ©riode dĂ©fie chaque âme. Depuis, notre vie depuis un an se resume dans un hĂ´tel. De l’autre, dĂ©truisant des annĂ©es de vie, de la construction d’une maison que j’avais comme foyer et qui Ă©tait pour mes petits-enfants un lieu d’amour, de chaleur et de sĂ©curitĂ©.
Elle a ajoutĂ© : « D’un autre cĂ´tĂ©, nous emmĂ©nageons dans une maison qui n’est actuellement composĂ©e que de sable et nous avons besoin de temps pour y mettre de la vie, du sens, de la chaleur et de l’amour, ainsi que tout ce qu’il y avait dans la maison de Pesi. Aujourd’hui, nous avons regardĂ© les vidĂ©os pour l’anniversaire et je n’arrive toujours pas Ă croire qu’ils soient partis. Je ne crois toujours pas que tout le monde n’est pas rentrĂ© chez lui. S’il reste une goutte de foi, j’espère qu’ils rentreront tous chez eux, ils mĂ©ritent leur rĂ©habilitation, et aussi notre rĂ©habilitation. C’est ainsi que je choisis de me souvenir de vous, Hana et Tal, vous nous manquez tous les jours.

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Il y a environ un mois, le gĂ©nĂ©ral de brigade Hiram a rencontrĂ© des habitants de Beri pour une conversation tendue sur les Ă©vĂ©nements du 7 octobre et spĂ©cifiquement autour de la maison de Pesi : « Ce n’est pas un Ă©vĂ©nement que j’aurais pu empĂŞcher, car si je l’avais fait, j’aurais dĂ©missionnĂ©. « , a dĂ©clarĂ© Hiram aux familles. Vous ne comprenez pas le problème ? Vous avez une responsabilitĂ©. Vous n’avez pas besoin d’être commandant de division pour cela. »
« Certaines de mes dĂ©cisions ont sauvĂ© de nombreuses vies », a dĂ©clarĂ© Hiram aux personnes prĂ©sentes lors de cette rĂ©union tendue . « Je sais que je n’ai pas tout fait parfaitement, mais j’ai bien fait certaines choses. Prendre ma responsabilitĂ© dans cet Ă©vènement consiste en partie Ă continuer Ă servir et Ă mettre ma vie de cĂ´tĂ©.

Rappelons que l’enquĂŞte a rĂ©vĂ©lĂ© qu’une seule des 13 victimes dans la maison de Pesi, sur les quelque 101 assassinĂ©es dans le kibboutz, a Ă©tĂ© blessĂ©e, mais il n’est pas certain qu’elle ait Ă©tĂ© tuĂ©e par un fragment d’obus. L’enquĂŞte a rĂ©vĂ©lĂ© que le comportement du commandant des forces du kibboutz, le gĂ©nĂ©ral de brigade Barak Hiram, qui a approuvĂ© le tir  dans la maison, Ă©tait raisonnable et visait Ă libĂ©rer les otages Ă l’intĂ©rieur par crainte que les terroristes ne les tuent dans un dĂ©lai immĂ©diat.
C’est ainsi que s’est produit l’incident de la prise d’otages Ă la maison
Selon l’enquĂŞte, Ă 15h45 les forces ont Ă©tabli le premier contact avec les terroristes qui s’Ă©taient barricadĂ©s dans la maison de Pesi, oĂą se trouvaient dĂ©jĂ 13 rĂ©sidents et parents. Les terroristes ont ouvert le feu sur les soldats de l’Ă©tat-major qui s’en approchaient et, pendant ces heures, environ 30 appels tĂ©lĂ©phoniques ont Ă©tĂ© passĂ©s depuis la maison des habitants qui s’y barricadaient au siège de la police. En consĂ©quence, une force militaire israĂ©lienne est arrivĂ©e au kibboutz Ă midi avec le commandant Arnon Zamora, qui a Ă©tĂ© tuĂ© lors de l’opĂ©ration de sauvetage des personnes kidnappĂ©es Ă Nusirat, il y a environ un mois.
Dans l’un des appels, un des otages a dĂ©clarĂ© Ă la hotline de la police qu’ils se trouvaient près de la salle Ă manger de la maison, mais il y avait de la confusion et la hotline pensait que le retranchement se trouvait dans la salle Ă manger du kibboutz, alors les forces de Tsahal se sont d’abord prĂ©cipitĂ©es lĂ -bas.Â

Les terroristes se sont barricadĂ©s et ont Ă©galement tirĂ© depuis les maisons adjacentes Ă la maison de Pesi, et vers 16 heures, il Ă©tait parfaitement entendu, comme l’a notĂ© l’enquĂŞte, que « la maison de Pesi » devait ĂŞtre gĂ©rĂ©e comme une vĂ©ritable prise d’otages avec un encerclement de l’armĂ©e, un dialogue tĂ©lĂ©phonique entre « Hassan », l’un des ravisseurs de la maison, et un reprĂ©sentant de l’Ă©quipe de nĂ©gociation de l’Ă©tat-major interarmĂ©es et une attente depuis le ciel par des mesures spĂ©ciales .
Hassan a exigĂ© de repartir indemnes avec les otages vers Gaza, mais les autres terroristes n’ont pas accĂ©dĂ© Ă la demande de Hassan et ont continuĂ© Ă tirer. Les Forces de dĂ©fense israĂ©liennes ont reçu deux indications nĂ©cessitant une effraction dans le bâtiment : un des survivants s’est approchĂ© d’un mur cachĂ© du bâtiment, en direction de Arnon Zamora qui se tenait dans un coin du bâtiment, puis une dĂ©tonation a Ă©tĂ© entendue, suivie par un silence.
De plus, le Shin Bet a reçu des renseignements de l’intĂ©rieur de la maison selon lesquels les terroristes Ă l’intĂ©rieur se prĂ©paraient Ă se suicider, en utilisant des engins explosifs. En consĂ©quence, et pendant environ une heure et demie, jusqu’Ă environ 18 heures, quatre obus de char ont Ă©tĂ© tirĂ©s – trois près du bâtiment et un sur le toit du bâtiment, qui ont apparemment touchĂ© la maison mais n’ont pas tuĂ© les personnes enlevĂ©es.






