Le chef d’Ă©tat-major adjoint d’IsraĂ«l : « l’armĂ©e syrienne a cessĂ© d’exister »


La forte implication du groupe terroriste chiite (Hezbollah) dans la guerre civile syrienne et l’effondrement de l’armĂ©e syrienne en termes stratĂ©giques implique de plus en plus la prĂ©sence d’IsraĂ«l sur la frontière nord a dĂ©clarĂ© le chef  d’Ă©tat-major adjoint, le gĂ©nĂ©ral Yair Golan.

« En fait, l’armĂ©e syrienne a cessĂ© d’exister », a dĂ©clarĂ© Golan, qui a dĂ©jĂ  servi en tant que chef du Commandement du Nord des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes (FDI).

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Lors d’une confĂ©rence Ă  Tel-Aviv, Golan a dĂ©clarĂ© qu’aujourd’hui, il n’y a pas de diffĂ©rences substantielles entre la Syrie et le Liban. «Aujourd’hui, plus que jamais, nous assistons Ă  un théâtre unifiĂ© dans le nord. Le Hezbollah est positionnĂ© le long de la frontière libanaise, mais il est Ă©galement très actif en Syrie; alors qu’au Liban, il y a plus d’un million de rĂ©fugiĂ©s syriens ».

Golan dit que la situation de sĂ©curitĂ© dans le nord a encore quelques risques; mais elle est relativement calme en IsraĂ«l parce que le Hezbollah a investi des milliers de combattants dans les guerres entre milices. « D’un point de vue stratĂ©gique, notre situation dans le nord n’a jamais Ă©té aussi bonne« , a-t-il dit.

Les agents de sécurité estiment que le Hezbollah a récemment perdu au moins 80 combattants dans la région montagneuse de Qalamoun à la frontière syrienne avec le Liban. On estime que le Hezbollah a perdu environ un millier de combattants dans la guerre civile syrienne, qui a duré quatre ans.

« Ce serait merveilleux si la situation restait stable; mais ce ne sera pas le cas », a dĂ©clarĂ© Golan, qui a soulignĂ© que le Hezbollah » a acquis des capacitĂ©s opĂ©rationnelles comme toute autre organisation terroriste l’a fait dans le passé » comme les Ă©gyptiens ou l’armĂ©e syrienne lors de la guerre du Kippour (1973). L’officier a soulignĂ© que les organisations djihadistes mondiales sont actives le long de la frontière nord, mais actuellement, elles ne comptent pas attaquer IsraĂ«l ; Bien que ce soit quelque chose qui pourrait changer.

«En ce moment, nous ne pouvons pas nous permettre de s’impliquer; mais cette possibilité est à craindre dans le futur », selon le commandant adjoint de l’armĂ©e israĂ©lienne.

La mise en place de la dĂ©fense a dĂ©butĂ© depuis la guerre civile syrienne, et aujourd’hui, la chute du rĂ©gime, le  prĂ©sident Bachar al-Assad a du mal Ă  repousser les attaques de rebelles , et la Syrie perd rapidement le contrĂ´le dans certaines zones qui restent sous leur contrĂ´le et celle de Daesh.