Au cours du week-end, des dizaines de pauvres migrants afghans auraient Ă©tĂ© battus, torturĂ©s et noyĂ©s par l’Iran. En outre, TĂ©hĂ©ran continue de dĂ©tenir un universitaire britannique-australien en otage en mauvaise santĂ©. L’annĂ©e dernière, l’Iran a tuĂ© de nombreux manifestants et envoyĂ© des Ă©quipes de service en Irak pour mener une vague d’attaques contre des manifestants.
Bien que la dĂ©cision de l’Iran de faire progresser son programme de missiles balistiques ou nuclĂ©aires soit souvent vue Ă travers le prisme des relations internationales et des dĂ©bats sur la manière de « traiter » le rĂ©gime, ses violations des droits de l’homme et ses actes criminels sont souvent ignorĂ©s ou engager des dĂ©bats plus larges sur leurs autres comportements. Par exemple, le programme nuclĂ©aire iranien et son incitation Ă chasser les navires du golfe Persique et les forces amĂ©ricaines en Irak sont considĂ©rĂ©s comme une forme de « provocation » provoquĂ©e par des tensions entre les États-Unis et l’Iran.
Anthony Blinken, conseiller en politique Ă©trangère d’Obama, a rĂ©cemment notĂ© que la campagne amĂ©ricaine de « pression maximale » conduit l’Iran à « redĂ©marrer les Ă©lĂ©ments dangereux de son programme nuclĂ©aire ». Un membre de l’administration Obama, Ben Rhodes, a tweetĂ© le 8 mai que les rĂ©sultats du dĂ©mantèlement de la politique iranienne d’Obama avaient rapprochĂ© l’Iran « d’une bombe nuclĂ©aire ».
Cependant, la politique du rĂ©gime iranien pose une question plus large, qui n’est pas liĂ©e Ă des initiatives purement militaires. Par exemple, alors que l’Iran a rĂ©cemment mis un satellite militaire en orbite et construit de nouveaux drones et missiles, le revers des actions de l’Iran a tendance Ă ĂŞtre plus criminel de l’Ă©tranger. Par exemple, l’accident d’un avion civil et son dĂ©menti initial. Ou la noyade de migrants ou l’enlèvement de scientifiques Ă©trangers et leur prise en otage.
Les apologistes du rĂ©gime ne donnent aucune explication sur la relation de ce comportement avec ce qui a Ă©tĂ© fait Ă l’Iran. Les dirigeants de TĂ©hĂ©ran essaient de faire passer le message que l’Iran est une victime, que ce soit le soutien occidental au Shah, le coup d’État de 1953, les sanctions ou d’autres actions. Dans ce contexte, le rĂ©gime peut se reprĂ©senter Ă l’Ă©tranger, comme le font d’autres pays.
Mais le vĂ©ritable comportement du rĂ©gime n’est pas seulement d’Ă©viter les sanctions, ce que tous les gouvernements recherchent probablement. Rien n’oblige l’Iran Ă noyer des migrants, Ă abattre des avions civils ou Ă couvrir dĂ©libĂ©rĂ©ment la propagation du coronavirus dans le pays, tandis que les avions volent dans le monde et mettent en danger les passagers et l’Ă©quipage. Si l’Iran essaie simplement de contourner les sanctions et de dĂ©montrer au monde que le comportement de l’AmĂ©rique est problĂ©matique, alors pourquoi kidnapper et utiliser des scientifiques Ă©trangers comme atout et les maintenir dans des conditions carcĂ©rales difficiles alors qu’ils ne l’ont pas fait commis un crime ?
L’Iran n’est pas le seul rĂ©gime Ă le faire : la Turquie et la CorĂ©e du Nord ont arrĂŞtĂ© des occidentaux puis les ont soudainement libĂ©rĂ©s . Mais les multiples couches du comportement de l’Iran par rapport Ă la façon dont il essaie de se prĂ©senter sur la scène internationale sont uniques.
Le comportement criminel de l’Iran a-t-il augmentĂ© avec la rĂ©cente noyade, les dissimulations de coronavirus, les sĂ©vices scolaires, les tirs sur les manifestants et l’abattage d’un avion civil ? Le rĂ©gime pourrait accroĂ®tre sa brutalitĂ© et utiliser les tensions avec les États-Unis comme excuse. Par exemple, le ministère iranien des Affaires Ă©trangères a tentĂ© d’utiliser la crise des coronavirus pour exiger que des sanctions soient Ă©vitĂ©es, affirmant qu’elles nuisaient Ă sa lutte contre le virus. Si cela avait Ă©tĂ© vrai, l’Iran aurait arrĂŞtĂ© les vols de Mahan et demandĂ© de l’aide Ă la mi-fĂ©vrier.
Au lieu de cela, l’Iran a dissimulĂ© la propagation du virus en fĂ©vrier et a mĂŞme empĂŞchĂ© MĂ©decins sans frontières de l’aider. La RĂ©publique islamique aurait pu immĂ©diatement admettre qu’elle avait abattu un avion civil en janvier et aidĂ© l’Ukraine Ă Ă©tudier les boĂ®tes noires, plutĂ´t que de compromettre l’enquĂŞte.
Pourquoi les gardes-frontières iraniens ont-ils forcĂ© 57 hommes et enfants Ă entrer dans une rivière le 1er mai, oĂą la plupart d’entre eux se sont noyĂ©s ? Des vidĂ©os amateurs ont maintenant localisĂ© oĂą les pauvres migrants sont morts. L’ordre du rĂ©gime d’assassiner des Afghans n’est pas unique. Il tue Ă©galement des travailleurs kurdes sans procès dans la ville de Khoy, dans la province de l’AzerbaĂŻdjan occidental, les accusant de contrebande. Au cours du week-end, un groupe de ces « Kolbars » kurdes a Ă©tĂ© abattu par les forces de sĂ©curitĂ© iraniennes, tuant l’un d’eux.
La longue liste de crimes du rĂ©gime dresse un tableau de la politique de l’État, depuis l’abattage d’avions, le tir sur des manifestants et des migrants et les abus contre les universitaires, jusqu’Ă la propagation d’un virus parmi le personnel vulnĂ©rable des compagnies aĂ©riennes.
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