La rĂ©union d’hier soir du groupe de travail ministĂ©riel, qui a approuvĂ© le programme de lutte contre la criminalitĂ© dans le secteur arabe, a provoquĂ© une rĂ©action mitigĂ©e dans la communautĂ© arabe. D’une part, tout le monde s’accorde Ă dire que la situation est critique et qu’il est temps de prendre des mesures sĂ©rieuses, d’autre part, l’inclusion du Shabak et de Tsahal dans le plan peut conduire Ă des problèmes encore plus graves, estiment les citoyens arabes.
Lors d’une rĂ©union du groupe de travail prĂ©sidĂ© par le Premier ministre Bennett dans le cadre du programme de travail de lutte contre la criminalitĂ© dans le secteur arabe, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de coordonner les actions de la police, du Shabak, du Conseil national de sĂ©curitĂ© et des autres forces de l’ordre de l’État. Il est prĂ©vu de mettre un accent particulier sur la rĂ©pression du trafic illĂ©gal d’armes. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’impliquer le SHABAK et l’IDF dans ce travail.
Les habitants des villes et villages arabes Ă©taient sceptiques quant au succès du programme, le qualifiant de « juste une autre promesse creuse du gouvernement, dont il y en avait dĂ©jĂ beaucoup ». De plus, la participation de Tsahal et du Shabak, Ă leur avis, peut encore aggraver le problème et dĂ©courager mĂŞme les citoyens arabes qui sont fatiguĂ©s de l’anarchie criminelle et sont enclins Ă coopĂ©rer avec les forces de l’ordre.
Le centre juridique pour la protection des droits de la minoritĂ© arabe en IsraĂ«l « Adala » s’est exprimĂ© fortement nĂ©gativement contre cette initiative du gouvernement, affirmant que la dĂ©cision Ă©tait rĂ©vĂ©latrice d’un « traitement hostile et inĂ©gal des citoyens arabes et poursuit la tendance des autoritĂ©s Ă traiter les citoyens arabes comme des ennemis Ă©trangers. Le Centre Adala a Ă©crit une lettre au Premier ministre, au ministre de la DĂ©fense, au commissaire et au chef du Shabak, exigeant que les forces de sĂ©curitĂ© ne soient pas utilisĂ©es pour lutter contre la criminalitĂ© dans le secteur arabe.
Le prĂ©sident de la « Joint List » Ayman Ode a Ă©galement protestĂ© : « Combattez les criminels, pas la dĂ©mocratie ! La seule responsabilitĂ© du maintien de l’ordre au sein de la population civile incombe Ă la police, et non aux services de renseignement et aux organisations militaires. Après des dĂ©cennies, lorsque le gouvernement et la police nous ont traitĂ©s comme des restes, la dernière chose dont nous avons besoin est cette attitude : la police pour les Juifs et le Shin Bet pour les Arabes », a-t-il soulignĂ©.
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