Le ministre des Affaires étrangères du Liban, Gebran Bassil, révèle une certaine hypocrisie que le monde accepte avec joie.
Les coupes «pèsent lourdement sur l’idĂ©e de garder les Palestiniens au Liban car, vous le savez, c’est un pas en avant pour les priver du droit au retour et, deuxièmement, pour prendre le titre de rĂ©fugiĂ©. et les transformer en personnes intĂ©grĂ©es dans notre pays », a dĂ©clarĂ© Bassil.
Mais Bassil a aussi des choses intéressantes à dire sur les réfugiés syriens :
 En tant que ministre des affaires Ă©trangères du Liban, Gebran Bassil a pris ces derniers mois des mesures pour accĂ©lĂ©rer le retour des civils syriens qui, au cours des sept dernières annĂ©es, ont traversĂ© la frontière pour fuir la guerre civile.Â
S’adressant Ă The National, M. Bassil hĂ©site Ă appeler de tels rĂ©fugiĂ©s syriens, les dĂ©crivant plutĂ´t comme des « migrants » et des « dĂ©placĂ©s ».
« Le Liban n’accepte pas que les Syriens soient des rĂ©fugiĂ©s, pas un d’entre eux  » , a- t-il dĂ©clarĂ© en marge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies Ă New York.Â
Son argument est que le Liban n’est pas signataire de la Convention relative au statut des rĂ©fugiĂ©s, un traitĂ© multilatĂ©ral des Nations Unies convenu en 1951, et n’est donc pas tenu d’accorder le statut de rĂ©fugiĂ©.
Il est Ă©galement sensible Ă la nĂ©cessitĂ© et au dĂ©sir du public de rapatrier plus d’un million de Syriens au Liban Ă cause de la guerre.Â
« C’est stipulĂ© dans notre constitution, il est liĂ© Ă l’existence du pays qui repose sur un certain Ă©quilibre et Ă©quilibre, vous ne pouvez pas tout Ă coup introduire 50% de sa population dans le pays. « Le Liban ne considère pas lĂ©galement les Palestiniens comme des rĂ©fugiĂ©s – mais il les appelle heureusement quand ils le souhaitent.
N’est-il pas drĂ´le que personne ne qualifie le Liban de raciste pour avoir choisi son caractère ethnique dans sa constitution ?
Ça empire encore :
Le 21 mars, fĂŞte des mères au Liban et un peu plus d’un mois avant la première Ă©lection parlementaire du pays en neuf ans, le ministre des Affaires Ă©trangères, Gebran Bassil, a annoncĂ© qu’il soumettrait un amendement Ă la loi sur le droit Ă la nationalitĂ© de transfĂ©rer leur nationalitĂ© Ă leurs enfants.
L’initiative «applique le principe de l’Ă©galitĂ© entre tous les hommes et toutes les femmes libanaises», a dĂ©clarĂ© Bassil.
Mais la proposition du ministre comporte une exception importante  : le droit ne s’étendrait pas aux femmes libanaises mariées à des citoyens de «pays voisins», à savoir des Syriens ou des Palestiniens.
Ce merveilleux paradigme d’un ministre des Affaires Ă©trangères libĂ©ral s’est exprimĂ© Ă l’UniversitĂ© de Princeton cette semaine, oĂą il accuse Daesh et IsraĂ«l d’avoir forcĂ© le Liban Ă adopter des lois discriminatoires en matière de citoyennetĂ© et des rĂ©fugiĂ©s.
Pourtant, les rock stars et autres artistes jouent avec bonheur au Liban. Il n’y a pas de mouvement BDS contre le Liban. Les lois racistes sont acceptĂ©es comme faisant partie de la rĂ©alitĂ© et le monde hausse les Ă©paules.






