Le Liban appelle les Palestiniens « réfugiés » mais pas les Syriens car tout est politique.

Le ministre des Affaires étrangères du Liban, Gebran Bassil, révèle une certaine hypocrisie que le monde accepte avec joie.

Dans Al Monitor (cité dans The Daily Star ) :
Le ministre des Affaires Ă©trangères, Gebran Bassil, a dĂ©clarĂ© que la dĂ©cision des Etats-Unis de couper le financement de l’UNRWA sera discutĂ©e lors des rĂ©unions de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies Ă  New York et qu’il ne s’est pas opposĂ© Ă  la paix avec IsraĂ«l. Dans une interview publiĂ©e lundi avec le site d’informations Al-Monitor, basĂ© aux Etats-Unis, Bassil a dĂ©clarĂ© que les coupes Ă©taient l’un des moyens d’empĂŞcher les Palestiniens au Liban de retourner dans leur pays et d’y rester. 

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Les coupes «pèsent lourdement sur l’idĂ©e de garder les Palestiniens au Liban car, vous le savez, c’est un pas en avant pour les priver du droit au retour et, deuxièmement, pour prendre le titre de rĂ©fugiĂ©. et les transformer en personnes intĂ©grĂ©es dans notre pays », a dĂ©clarĂ© Bassil.

Mais Bassil a aussi des choses intéressantes à dire sur les réfugiés syriens :

 En tant que ministre des affaires étrangères du Liban, Gebran Bassil a pris ces derniers mois des mesures pour accélérer le retour des civils syriens qui, au cours des sept dernières années, ont traversé la frontière pour fuir la guerre civile. 

S’adressant Ă  The National, M. Bassil hĂ©site Ă  appeler de tels rĂ©fugiĂ©s syriens, les dĂ©crivant plutĂ´t comme des « migrants » et des « dĂ©placĂ©s ».

« Le Liban n’accepte pas que les Syriens soient des rĂ©fugiĂ©s, pas un d’entre eux  » , a- t-il dĂ©clarĂ© en marge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies Ă  New York. 

Son argument est que le Liban n’est pas signataire de la Convention relative au statut des rĂ©fugiĂ©s, un traitĂ© multilatĂ©ral des Nations Unies convenu en 1951, et n’est donc pas tenu d’accorder le statut de rĂ©fugiĂ©.

Il est également sensible à la nécessité et au désir du public de rapatrier plus d’un million de Syriens au Liban à cause de la guerre. 

« C’est stipulĂ© dans notre constitution, il est liĂ© Ă  l’existence du pays qui repose sur un certain Ă©quilibre et Ă©quilibre, vous ne pouvez pas tout Ă  coup introduire 50% de sa population dans le pays. « Le Liban ne considère pas lĂ©galement les Palestiniens comme des rĂ©fugiĂ©s – mais il les appelle heureusement quand ils le souhaitent.

N’est-il pas drĂ´le que personne ne qualifie le Liban de raciste pour avoir choisi son caractère ethnique dans sa constitution ?

Ça empire encore :

Le 21 mars, fĂŞte des mères au Liban et un peu plus d’un mois avant la première Ă©lection parlementaire du pays en neuf ans, le ministre des Affaires Ă©trangères, Gebran Bassil, a annoncĂ© qu’il soumettrait un amendement Ă  la loi sur le droit Ă  la nationalitĂ© de transfĂ©rer leur nationalitĂ© Ă  leurs enfants.

L’initiative «applique le principe de l’Ă©galitĂ© entre tous les hommes et toutes les femmes libanaises», a dĂ©clarĂ© Bassil.

Mais la proposition du ministre comporte une exception importante  : le droit ne s’étendrait pas aux femmes libanaises mariées à des citoyens de «pays voisins», à savoir des Syriens ou des Palestiniens.

Bassil a dit qu’il ferait aussi chercher Ă  supprimer le droit des hommes libanais de donner la citoyennetĂ© Ă  leurs Ă©pouses syriennes ou palestiniennes et aux enfants de ces mariages.

Ce merveilleux paradigme d’un ministre des Affaires Ă©trangères libĂ©ral s’est exprimĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Princeton cette semaine, oĂą il accuse Daesh et IsraĂ«l d’avoir forcĂ© le Liban Ă  adopter des lois discriminatoires en matière de citoyennetĂ© et des rĂ©fugiĂ©s.

Pourtant, les rock stars et autres artistes jouent avec bonheur au Liban. Il n’y a pas de mouvement BDS contre le Liban. Les lois racistes sont acceptĂ©es comme faisant partie de la rĂ©alitĂ© et le monde hausse les Ă©paules.