Un jour après la dĂ©tection du premier cas suspect d’Ebola en IsraĂ«l, le ministère de la SantĂ© a annoncĂ© ce dimanche matin avoir reçu un signalement concernant une autre personne susceptible d’ĂŞtre atteinte par le virus, après un sĂ©jour en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. L’Ă©pidĂ©mie qui sĂ©vit actuellement en Afrique centrale continue ainsi de projeter son ombre au-delĂ des frontières du continent.
Selon le communiquĂ© du ministère, le patient est rentrĂ© en IsraĂ«l il y a deux jours. C’est après l’apparition de symptĂ´mes — fièvre, maux de tĂŞte et diarrhĂ©e — qu’il a consultĂ© des services mĂ©dicaux. Le ministère a pris soin de prĂ©ciser qu’il s’agit Ă ce stade d’une suspicion uniquement : les examens nĂ©cessaires sont en cours et leurs rĂ©sultats sont attendus dans les prochains jours.
Protocoles d’isolement stricts
En attendant la confirmation ou l’infirmation du diagnostic, le patient est pris en charge dans des conditions d’isolement strict, conformĂ©ment aux procĂ©dures professionnelles Ă©tablies pour faire face aux maladies infectieuses Ă haut risque. Il a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au centre mĂ©dical Sheba Tel HaShomer, dĂ©signĂ© comme l’un des Ă©tablissements de rĂ©fĂ©rence en IsraĂ«l pour l’accueil de cas suspects de ce type.
Cet Ă©tablissement hospitalier de premier plan, situĂ© Ă la pĂ©riphĂ©rie de Tel Aviv, dispose d’unitĂ©s d’isolement spĂ©cialement amĂ©nagĂ©es et d’Ă©quipes formĂ©es Ă la gestion des agents pathogènes les plus dangereux. La prise en charge rapide et le transfert immĂ©diat vers ce centre illustrent le niveau de prĂ©paration des autoritĂ©s sanitaires israĂ©liennes face Ă la menace que reprĂ©sentent les virus Ă forte lĂ©talitĂ© importĂ©s de zones d’Ă©pidĂ©mie active.
Un contexte épidémique préoccupant
La RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo est depuis longtemps l’un des foyers rĂ©currents du virus Ebola. La maladie, qui se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectĂ©e ou dĂ©cĂ©dĂ©e, provoque dans ses formes sĂ©vères des hĂ©morragies internes et externes pouvant ĂŞtre fatales. Le taux de lĂ©talitĂ© des Ă©pidĂ©mies passĂ©es a variĂ© considĂ©rablement selon les souches et les conditions de prise en charge, parfois supĂ©rieur Ă 50 %.
La survenue de deux cas suspects en moins de vingt-quatre heures en IsraĂ«l, liĂ©s dans les deux cas Ă des voyageurs revenant de la zone de circulation active du virus en Afrique centrale, soulève des questions sur les mĂ©canismes de surveillance aux frontières et sur la rapiditĂ© d’identification des personnes Ă risque au retour de voyages dans des rĂ©gions touchĂ©es.
Le ministère de la SantĂ© n’a pas encore communiquĂ© de lien Ă©pidĂ©miologique entre les deux cas suspects signalĂ©s Ă ce jour, ni prĂ©cisĂ© s’il s’agissait de personnes ayant voyagĂ© ensemble ou de manière indĂ©pendante. L’enquĂŞte Ă©pidĂ©miologique suit son cours en parallèle des analyses biologiques.
IsraĂ«l avait dĂ©montrĂ© lors de la pandĂ©mie de Covid-19 une capacitĂ© Ă dĂ©ployer rapidement ses protocoles de prise en charge des maladies infectieuses Ă©mergentes. La mise en Ĺ“uvre immĂ©diate des mesures d’isolement dans le cas prĂ©sent tĂ©moigne d’une rĂ©activitĂ© similaire face Ă une alerte de nature diffĂ©rente mais tout aussi sĂ©rieuse.
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