Le Mossad est de plus en plus bavard…

Comme toute organisation, le « Mossad » a aussi connu de meilleures annĂ©es et de moins bonnes annĂ©es. Il y a eu des dirigeants qui ont portĂ© cette organisation vers les sommets et il y en a eu que l’histoire prĂ©fĂ©rerait oublier. Mais cette organisation n’a jamais Ă©tĂ© dirigĂ©e par un orateur ou un haut-parleur.

Qu’il n’y ait aucun doute. David (Dadi) Barnea, chef du Mossad depuis 2021, est apparemment une nomination tout Ă  fait digne. Un homme issu de l’organisation, a fait carrière principalement dans la division « Junction », la division responsable des agents d’exploitation Ă  travers le monde. Il a suivi les traces du chef prĂ©cĂ©dent, Yossi Cohen, qui Ă©tait son commandant dans l’aile, et lui a succĂ©dĂ©.

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Étant donné que presque toutes les activités du Mossad sont secrètes, et même si nous ne connaissons que la pointe des activités de cette organisation secrète, nous ne critiquons pas et ne pouvons pas pour le moment critiquer le cœur des activités du Mossad sous Dedi Barnea.

Mais l’Ă©vĂ©nement de jeudi dernier a clairement illustrĂ© que le Mossad a rĂ©cemment fait trop de bruit sur ses diffĂ©rentes prĂ©occupations, que ce soir de la part de porte-parole, des relations publiques ou mĂŞme de l’expression des opinions politiques en public .

Selon le commentateur politique Barak Ravid , l’influence d’un orateur, ou d’une porte-parole, qui donne de mauvais conseils, le Mossad est devenue rĂ©cemment un acteur dont l’opinion est grossièrement prĂ©sentĂ©e dans les mĂ©dias, comme s’il s’agissait d’un acteur politique.

Barnea a Ă©tĂ© citĂ© dans plusieurs mĂ©dias comme disant que l’accord nuclĂ©aire est un dĂ©sastre stratĂ©gique et qu’une signature amĂ©ricaine sur l’accord nuclĂ©aire est inĂ©vitable, puisque les États-Unis et l’Iran ont un intĂ©rĂŞt commun Ă  revenir Ă  l’accord. Un accord qui pourrait aussi se former entre l’Iran et les puissances . Le Mossad aurait dĂ» s’exprimer dans les enceintes appropriĂ©es : devant le Premier ministre, qui est le responsable ministĂ©riel du Mossad, ou devant les homologues amĂ©ricains.

Le Mossad fait des annonces par un porte-parole, concernant la position de l’organisation sur les processus, les actions – ou, et c’est le plus grave, critique le fonctionnement du gouvernement amĂ©ricain et de son chef ? Quelqu’un ici est confus . C’est un grand embarras non seulement pour l’organisation du Mossad, mais aussi pour le gouvernement israĂ©lien et son chef et pour tout l’État d’IsraĂ«l. Le prĂ©sident ou la porte-parole d’une organisation comme le Mossad doit avant tout ĂŞtre prudent, conservateur et sophistiquĂ©. Ce n’est pas le cas.

Le moment est venu pour Barnea de reprendre ses esprits et de mettre les choses en ordre. Cet Ă©vĂ©nement rejoint une sĂ©rie d’autres Ă©checs mĂ©diatiques au cours de la pĂ©riode Barnea : de l’embarras entourant la conduite mĂ©diatique de Barnea qui a Ă©tĂ© exposĂ©e dans l’affaire Shamrit Meir Ă  Haaretz aux relations publiques que l’organisation sous sa direction l’a fait en nommant des femmes de haut rang Ă  des postes clĂ©s de l’organisation .

Si ce sont les produits des porte-parole du Mossad », alors de préférence sans porte-parole, ou soit, un seul porte-parole.