Le père endeuillé contre la reprise des manifestations de Kaplan : « Personne ne brûlera le pays »

Hagai Lover, le père de Yonatan Lover zal, tuĂ© lors des combats dans la bande de Gaza, a commentĂ© ce matin (dimanche) dans un message poignant sur Facebook les violentes manifestations qui ont eu lieu hier soir dans tout le pays en faveur d’un traiter avec le Hamas, et a pĂ©niblement promis qu’il lutterait contre ceux qui ont mis le feu au pays : « Ce n’est pas parce que vos enfants. sont en captivitĂ© Ă  Gaza que cela vous donne des prĂ©rogatives. »

« Personne ne brĂ»lera mon pays », Ă©crit Lover, « Nous sommes fatiguĂ©s des menaces des extrĂ©mistes, mĂŞme si ces extrĂ©mistes ont des proches Ă  Gaza. Vous n’incendierez pas le pays Ă  nouveau. C’est hors de question et si je dois vous combattre, je me battrai. des millions de personnes vous regardent avec incrĂ©dulitĂ©, avec dĂ©sapprobation, avec choc, et seulement Ă  cause de votre respect, ils gardent le silence. Mais moi, je ne garderai pas le silence. »

« Mon fils a Ă©tĂ© tuĂ© Ă  Gaza. Il est allĂ© protĂ©ger et libĂ©rer vos enfants, et a Ă©tĂ© tuĂ©. Il a tout laissĂ© derrière lui, a laissĂ© derrière lui une femme enceinte et un enfant de neuf mois, et a Ă©tĂ© tuĂ©. Il ne reviendra plus. Aucun accord. Par consĂ©quent, j’ai le droit de vous dire : vous ne devez pas dĂ©manteler l’Ă©tat. Vous n’avez pas le droit de vous dĂ©chaĂ®ner. Vous n’ĂŞtes pas autorisĂ© Ă  bloquer les routes. Vous n’ĂŞtes pas autorisĂ© Ă  affronter la police. Vous n’avez pas le droit d’appeler les haredim des refuzniks. Vous n’avez pas le droit de bousculer la vie des gens, vous n’avez pas le droit de tenter de pĂ©nĂ©trer par effraction dans la maison du premier ministre », Ă©crit avec douleur le père endeuillĂ©.

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« Le fait que vos enfants soient captifs Ă  Gaza, fait mal, c’est malheureux, ça nous coupe tous de l’intĂ©rieur, ça
me fera envoyer Ă  nouveau mes trois fils restants, se battre et prendre des risques pour vos proches, mais cela ne donne rien. Vous n’avez aucune prĂ©rogative. ArrĂŞtez de menacer cette nation. Ceci est votre opinion. Nous l’avons entendu. Ne la forcez pas. Retenez-vous. Entendez-vous ?

Le père endeuillĂ© ajoute et commente la chute de son fils : « A mon avis, Jonathan a Ă©tĂ© tuĂ© Ă  cause des accords d’Oslo, que certains d’entre vous ont soutenus. A mon avis, Jonathan a Ă©tĂ© tuĂ© Ă  cause de la sĂ©cession, que certains d’entre vous ont encouragĂ©e par des signes de soutien aux entrĂ©es des kibboutzim. Pourtant, je ne vous crie pas dessus dans les rues, je ne vous bloque pas le chemin, je ne refuse pas une commande, je ne fais pas passer d’argent en contrebande Ă  l’Ă©tranger, je ne maudis pas vos Ă©lus qui soutiennent encore tous ces dĂ©sastres. J’envoie et j’enverrai mes fils se battre. Je soutiendrai et obĂ©irai Ă  tout gouvernement Ă©lu, mĂŞme si son opinion diffère de la mienne. Je ne pense pas avoir le droit de dĂ©truire ce pays bien-aimĂ©. »

Jonathan Lover laisse derrière lui ses parents, ses frères et sĹ“urs, une Ă©pouse et un bĂ©bĂ© de seulement 10 mois. Yonathan a grandi Ă  Beit El, a Ă©tĂ© pasteur Ă  la yeshiva « berger d’IsraĂ«l » dans la localitĂ© d’Yitzhak, coordinateur de la jeunesse dans la localité  et travaille pour le conseil rĂ©gional de Samarie en tant qu’assistant. Avant sa mort, Yonathan a Ă©crit aux jeunes de la localitĂ© d’Yitzhar qu’il avait encadrĂ©s dans le passĂ© : « nous nous entraĂ®nons toujours ici, maintenant le shabbat est le moment de respirer la torah, de se concentrer sur ce que Dieu attend de nous. »