Les États-Unis réagissent au rejet ouvert de Netanyahu de l’idée de deux États

Les États-Unis ont rĂ©agi au discours incendiaire prononcĂ© hier par le Premier ministre Netanyahu, au cours duquel le Premier ministre israĂ©lien a ouvertement dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait contre les tentatives des États-Unis visant Ă  promouvoir l’idĂ©e de crĂ©er un État palestinien et, en gĂ©nĂ©ral,  » Le Premier ministre devrait pouvoir dire « non », mĂŞme aux meilleurs amis d’IsraĂ«l. »

Dans son discours, Netanyahu a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait contre toute initiative visant Ă  crĂ©er un État palestinien après qu’IsraĂ«l aura mis fin Ă  ses opĂ©rations militaires Ă  Gaza, et que tous les territoires Ă  l’ouest du Jourdain seraient sous contrĂ´le israĂ©lien.

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« Israël a besoin de contrôler la sécurité de toute la zone située à l’ouest du Jourdain. Depuis 30 ans, je dis toujours une chose simple : ce conflit ne porte pas sur l’absence d’un État, mais sur l’existence d’un État. Dans chaque territoire que nous quittons, nous subissons la terreur, une terreur terrible contre nous. Cela s’est produit dans le sud du Liban, dans la bande de Gaza et en Judée Samarie lorsque nous l’avons fait en partie », a déclaré Netanyahu.

À son tour, la Maison Blanche a déclaré que les États-Unis continueraient à œuvrer en faveur d’une solution à deux États et qu’après la fin de la guerre, il ne serait plus question qu’Israël réoccupe Gaza.

« Ce sera un Gaza d’après-guerre sans réoccupation », a souligné le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, aux journalistes après le discours de Netanyahu.

Un jour plus tôt, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait déclaré qu’Israël n’aurait jamais de « véritable sécurité » sans une voie vers l’indépendance palestinienne, et l’administration Biden a souligné que le moment était venu pour Israël de réduire l’intensité de ses opérations militaires dans le secteur.

Il existe un mécontentement croissant à l’égard du Premier ministre israélien parmi les hauts responsables de Biden. L’opposition claire de Netanyahu à un État palestinien risque également de compliquer le soutien à Israël de la part d’autres pays, notamment en Europe, qui soutiennent depuis longtemps la solution à deux États envisagée dans les accords d’Oslo.

Mais l’actuel premier ministre met en prioritĂ© la sĂ©curitĂ© de son pays et de ses habitants avant la diplomatie Ă©trangère.