L’Islam est honorable tant qu’il Ă©nonce des ambitions et des idĂ©es gĂ©nĂ©reuses sur les concepts et les questions essentielles de l’existence.
Mais nous souffrons trop souvent de voir cette religion, comme beaucoup d’autres, ne pas accepter la controverse d’oĂą qu’elle vienne et attaquer toute Ă©mancipation de l’opinion. Certaine de l’unicitĂ© de sa foi, une foi unique, incomparable et sacro-sainte, elle restera l’interprète exclusif de l’AuthenticitĂ© divine.
L’Islam s’apprĂ©hende comme une rĂ©vĂ©lation dĂ©voilĂ©e aux humains par le CrĂ©ateur dont la totale main mise transparait au travers des nombreux Ă©crits sacrĂ©s, indubitables et bien Ă©videmment compris par les seuls maitres inspirĂ©s.
Eux seuls sont mandatĂ©s Ă traduire et Ă expliquer l’utilisation des lois et des commandements, la religion s’affirme comme conceptrice de l’ĂŞtre humain et revendique naturellement le droit Ă la gĂ©nĂ©ration politique et morale de la sociĂ©tĂ©.
Cette exigence adjure les hommes Ă devenir croyants et faire en sorte qu’ils se soumettent aux reprĂ©sentants sur Terre de l’AutoritĂ© divine.
Ainsi le confessionnel et le culte s’instituent en appareil d’Ă©tat spirituel et temporel transcendant le jugement des hommes: la thĂ©ocratie ne pouvant se fondre dans la dĂ©mocratie.
Lorsque la religion devient fondamentaliste, elle redoute toute remise en question de son pouvoir sur l’âme de ses fidèles ainsi que sur les organisations politiques et doctrinales, elle n’accepte aucune opposition au nom de la VĂ©ritĂ© absolue car elle seule en est le dĂ©positaire.
L’autoritĂ© qui lui est confĂ©rĂ©e et dont dĂ©pend sa lĂ©gitimitĂ© lui permet de refouler et de briser les mĂ©crĂ©ants et autres infidèles contestataires qui incarnent, Ă ses yeux, le Mal absolu.
C’est son apprĂ©ciation du bon, du bien et du beau qui lĂ©gitime la ruine avec oĂą sans conversion forcĂ©e des opposants ainsi que le combat menĂ© contre ces derniers. Ceux qui accepteront la guerre sainte jusqu’au sacrifice suprĂŞme au nom de la justice divine sur terre, seront affublĂ©s du titre de saint martyr.
Nous constatons que certaines religions, afin de s’affirmer, sont entraĂ®nĂ©es vers un fanatisme totalement barbare lĂ oĂą il leur est impossible d’engager un dĂ©bat pertinent, lĂ oĂą il faut persuader d’un idĂ©al par essence transcendant.
La conscience religieuse, les convictions des hommes et des peuples rĂ©vèlent perpĂ©tuellement des ambitions morales et collectives Ă l’Ă©chelle de l’HumanitĂ©: amour, sĂ»retĂ©, fĂ©licitĂ©, rĂ©surrection, libertĂ© etc.
Or ces buts doivent forcĂ©ment se rencontrer et s’associer, s’il y avait opposition cela rĂ©clamerait de notre part une mise en garde, un appel Ă la conciliation mĂŞme si cela prĂ©sage d’une situation tendue.
La religion est un appareil de pouvoir, il lui faut s’accorder avec la mutation des civilisations pour en maitriser les dĂ©veloppements et assurer sa prĂ©dominance sur les esprits. InterprĂ©ter et ouvrir nĂ©cessairement les Ă©crits sacralisĂ©s que constitue sa foi Ă la discussion rationnelle et Ă un effort d’actualisation en son sein.
Avec le fanatisme il y a pĂ©ril en la demeure pour les gardiens d’une telle foi. Elle se revendique comme seule propriĂ©taire des doctrines salutaires, naturelles et incontestables; si jamais sa sphère d’influence venait Ă ĂŞtre compromise ou bien qu’elle ne sache plus quoi rĂ©pliquer aux changements sociologiques et financiers des communautĂ©s sur lesquelles elle aspire Ă imposer sa tutelle spirituelle, cela entrainerait pas Ă pas mais inĂ©vitablement sa dĂ©rive fondamentaliste.
La retraite de l’intolĂ©rance religieuse annoncerait son Ă©loignement de la vie politique et sociale et son transfert vers les sphères uniques de la vie privĂ©e. Ou bien elle dĂ©ciderait d’adopter une attitude prĂŞte Ă relever le dĂ©fi d’une Ă©volution qui se manifesterait par une correction, dans un sens favorable, des nouvelles aspirations populaires et nationales. Et pourtant, nous savons pertinemment qu’une religion d’opinions autonomes sans limites d’excellence, ni ascendant sur les consciences est rationnellement impossible.
Tout culte Ĺ“uvre de l’intĂ©rieur entre la nĂ©cessitĂ© d’obĂ©issance Ă la souverainetĂ© divine et clĂ©ricale et le besoin d’un changement bienfaiteur. Contester ce conflit est prĂ©cisĂ©ment le signe d’une impuissance fatale pour elle, et ce malgrĂ© d’inlassables tentatives pour bannir, dans une barbarie outrancière, d’un Ă©goĂŻsme exaltant et plein de tourments, une rĂ©alitĂ© humaine aux espoirs lĂ©gitimes.
Des sociĂ©tĂ©s et des individus aspirent au changement et Ă une plus grande facultĂ© d’ĂŞtre.
Le fondamentalisme doctrinal draine ses adeptes indubitablement vers l’abominable intĂ©grisme terroriste, d’un pouvoir religieux on bascule vers une religion de pouvoir.
On rejette toutes conciliations, toutes nĂ©gociations comme administration judicieuse des oppositions, Ă©tablissant la violence sans limites, au nom du D.ieu tout puissant, comme l’unique mĂ©thode d’opĂ©ration possible.
Nous voilĂ donc au prĂ©sent des visages hideux de la dĂ©termination au sacrifice suprĂŞme et «valeureux» d’autrui et de soi, exaltĂ© au delĂ des souhaits d’une entente, d’un vĂ©cu et d’une reconnaissance mutuelle des bienveillances et des cĹ“urs, qui Ă©rigent toutes les sociĂ©tĂ©s et toutes les individualitĂ©s.
Un univers sans controverse ne peut ĂŞtre qu’un univers dĂ©funt et aspirer Ă un tel univers c’est cultiver et vouloir la disparition de soi et des autres.
Le dĂ©sir de mort (nĂ©crophile) s’impose alors au dĂ©sir de vie (biophile).
Une religion n’est vĂ©nĂ©rable qu’animĂ©e et Ă©mancipatrice, c’est Ă dire Ă la faveur de la vie oĂą le zèle de la mort est abjecte.
Le fanatisme de l’insoutenable, je veux dire du fanatisme Ă la raideur livide et scĂ©lĂ©rate est la façon d’honorer l’Ă©motion dĂ©vote en ce qu’elle a de «vivant».
Nos communautĂ©s nationales, libĂ©rales et dĂ©mocratiques, deviennent un danger fatal pour tous les intĂ©grismes classiques qui contestent toute expĂ©rience sur eux-mĂŞmes, en eux-mĂŞmes et hors d’eux- mĂŞmes.
Le combat contre l’intĂ©grisme politico-religieux n’est pas un label de suprĂ©matie de notre Ă©ducation et encore moins de notre Ă©rudition, car il croise tout les savoirs et les confessions Ă des niveaux diffĂ©rents selon les conditions matĂ©rielles et psychologiques ainsi que les Ă©quilibres du moment.
Selon l’étymologie, l’éducation signifie par le latin educare, « nourrir », dans une seconde acception par educere, « conduire hors de ». L’acception «nourriture» peut ĂŞtre imaginĂ©e comme la «Somme des savoirs» de l’HumanitĂ© (savoirs pluriels, non exclusivement scientifiques, mais Ă©galement philosophiques, artistiques et religieux) Ă transmettre d’une gĂ©nĂ©ration Ă l’autre. Mais pour qu’il ne s’agisse pas simplement d’une reproduction qui vise Ă inculquer un contenu, il faut encore que cette nourriture permettre Ă l’Etre humain de grandir de manière libre et crĂ©atrice dans sa dimension spirituelle. Comme Nietzsche le disait, il ne s’agit pas de faire de la gĂ©nĂ©ration nouvelle l’avorton tardif d’un passĂ© glorieux qu’elle devrait rĂ©pĂ©ter religieusement.
C’est la vie qu’il convient de nourrir avec soin pour lui permettre de grandir, comme l’arbre doit être nourri à sa racine qui, de la jeune pousse, deviendra le tronc majestueux.
D’ailleurs, de manière ironique, educere pointe dans cette direction. Conduire « hors du monde », sortir de l’ornière, hors d’un monde qui n’est que répétition du passé sans recréation du présent. L’éducation doit s’entendre comme un chemin, une aventure, une conquête qui est d’abord celle de soi-même.
Les intĂ©gristes terroristes sont des assassins dont les monstruositĂ©s, dès lors qu’elles s’associent Ă une idĂ©ologie politico-idĂ©ologique organisĂ©e, doivent ĂŞtre jugĂ©es comme des crimes contre la Civilisation et l’HumanitĂ© et qualifiĂ©es comme tels.
Ne prenons plus de gants avec «l’idĂ©al» racaille, ses partisans manipulĂ©s et d’autres larves mutantes, nausĂ©abondes.
Nous devons les mettre Ă genoux et en finir au plus tĂ´t, les dĂ©truire manu militari car nous nous trouvons dans un univers ouvert aux quatre vents et pĂ©nĂ©trable, dans lequel n’importe lequel de ces rĂ©sidus fanatiques peut utiliser librement des armes de destruction massive et condamner l’HumanitĂ© toute entière.
Notre premier objectif cohĂ©rent sera de supprimer sans dĂ©faillance idĂ©ologique et politique le terrorisme en le dissociant de son terreau que sont ses recours guerriers, ses ressources humaines dont les affligĂ©s qui se sentent dĂ©favorisĂ©s par les iniquitĂ©s qu’ils endurent et se risquent Ă la vengeance de masse.
Tarir ses sources budgĂ©taires et ses doctrines spĂ©culatives Ă partir desquelles il Ă©labore son ascendance en instrumentalisant les sentiments religieux traditionnels et les sentiments d’inĂ©galitĂ© et de dĂ©valorisation vĂ©cus par les masses les plus dĂ©favorisĂ©es, laquelle instrumentalisation est fatale pour toutes les cultures, religieuses ou non, musulmane ou non.
On ne doit pas incriminer la Nature d’avoir assignĂ© Ă l’homme un sort dramatique. Les hommes sont seuls coupables de leur barbarie. Le mal n’est jamais indispensable au progrès de l’homme, mais quand il survient, l’ordonnance de la crĂ©ation est telle, qu’il finit par ĂŞtre reconquis pour le bien. Le principe crĂ©ateur de la Nature est suffisamment bien ordonnancĂ© pour que l’homme doive Ă chaque fois retourner vers le bien. L’Éternel n’a pas voulu le mal, seul l’homme l’a voulu. Mais il sait l’utiliser pour le meilleur. Il applique au mouvement de l’Histoire cette oscillation du balancier qui impose un retour inĂ©vitable Ă l’équilibre premier.
Rony Akrich





Les Arabes ne détestent pas les Juifs à cause d’Israël. Ils détestent Israël à cause des Juifs. ;;;;;;;;;;
Ils auraient pu avoir la paix dix fois s’ils l’avaient voulu. Mais ils ne veulent pas la paix. Ils veulent la victoire. Et ils ne seront pas satisfaits tant qu’Israël ne sera pas rayé de la carte.
Un membre du ComitĂ© Central du Fatah l’a dit Ă la tĂ©lĂ©vision rĂ©cemment, en ajoutant qu’ils gardent ça pour eux et tiennent un autre discours au reste du monde…………………..