L’histoire d’un immigrant : De l’Inde lointain Ă  Tsahal

 

Alors qu’une grande partie de la nation ont prĂ©parĂ© des grillades dans les parcs publics afin de profiter du Jour de l’IndĂ©pendance, une famille d’immigrants Ă©tait occupĂ©e Ă  donner l’exemple de la vĂ©ritable signification du patriotisme

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Lors d’une cĂ©rĂ©monie tenue Ă  JĂ©rusalem, le sergent d’Ă©tat-major Eliezer Menashe est montĂ© sur le podium pendant que ses proches l’ont regardĂ©, et a reçu une mĂ©daille d’excellence par le prĂ©sident Reuven Rivlin avec plus de 100 autres soldats de Tsahal.

Mais contrairement au reste des beaux jeunes hommes et femmes honorĂ©s, la plupart d’entre eux sont nĂ©s et Ă©levĂ©s dans l’État juif, le voyage du jeune Eliezer  a commencĂ© Ă  plus de 5000 km. Dans un village Ă©loignĂ© le long de la frontière nord-est de l’Inde avec le Myanmar.

Eliezer et sa famille sont membres du Bnei Menashe, une ancienne communautĂ© qui est descendue de la tribu de ManassĂ©, l’une des dix tribus perdues d’IsraĂ«l qui a Ă©tĂ© exilĂ©e par l’empire assyrien il y a plus de 27 siècles Ă  la fin de la pĂ©riode du premier temple.

En dĂ©pit d’ĂŞtre Ă©loignĂ© du reste du peuple juif depuis longtemps, le Bnei Menashe a nourri le rĂŞve de retour, dĂ©sirant rentrer Ă  Zion et participer Ă  sa reconstruction.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce que Eliezer et sa famille ont fait depuis le moment oĂą ils ont mis le pied sur le sol d’IsraĂ«l, alors que lui et la plupart de ses cinq autres frères et sĹ“urs sont allĂ©s au-delĂ  de l’appel du devoir.

Le frère aĂ®nĂ© d’Eliezer, Yehoshua, a Ă©tĂ© le premier Ă  atteindre IsraĂ«l, en l’an 2000. Après avoir Ă©tudiĂ© dans une yeshiva de JĂ©rusalem, il Ă©tait dĂ©terminĂ© Ă  servir dans une unitĂ© de combat des FDI.

A 20 ans, l’armĂ©e l’a fait appelĂ©, en lui proposant, un service de trois mois seulement.

Bien qu’il n’ait pas Ă©tĂ© dans le pays très longtemps, Yehoshua avait appris une chose ou deux sur la façon d’ĂŞtre assertif. Il est donc descendu au centre de recrutement des FDI Ă  JĂ©rusalem et a demandĂ© Ă  ĂŞtre emmenĂ© au bureau du commandant, mĂŞme s’il n’avait pas de rendez-vous.

Ne voulant pas être dérangé par un immigré têtu qui a insisté pour faire du bénévolat , le commandant a refusé de le voir.

Alors Yehoshua a fait l’impensable: il se tenait Ă  l’extĂ©rieur de la porte et ne bougeait pas.

Une heure après l’heure s’est Ă©coulĂ©e, mais le jeune homme ne bougeait pas.

Mais après avoir passĂ© cinq heures ou six heures, il Ă©tait clair que Yehoshua n’avait pas l’intention de partir . Ă€ la fin, l’officier endurci a capitulĂ©, et Yehoshua allait rĂ©aliser son souhait: il passait tous les examens physiques nĂ©cessaires et devint soldat de combat au 51e bataillon de la brigade Golani, malgrĂ© sept ou huit ans de plus que tous les autres dans l’unitĂ©.

En 2005, grâce Ă  Shavei IsraĂ«l, l’organisation que je prĂ©side, les parents de Yehoshua ont pu faire leur aliya et retrouver  leur fils, et le reste de ses frères et sĹ“urs l’ont suivi.

Tragiquement, son père est décédé en 2008, mais il a mérité de vivre pour voir ses enfants grandir dans le pays de ses ancêtres et défendre le pays de ses ennemis.

InspirĂ© par l’exemple de Yehoshua, sa soeur Avishag et son frère Oz ont dĂ©clarĂ© Ă  l’armĂ©e qu’ils souhaitaient s’immiscer, mĂŞme s’ils avaient 28 et 29 ans Ă  l’Ă©poque. Mais cela ne s’est pas avĂ©rĂ© ĂŞtre un obstacle, alors qu’Oz se battait dans l’unitĂ© d’Ă©lite des forces spĂ©ciales de Sayeret Golani,  Avishag est devenu le premier soldat de combat des FID fĂ©minin de la communautĂ© de Bnei Menashe.

Ainsi, lorsque Eliezer, le membre le plus jeune de la famille, a reçu son Ă©loge le Jour de l’IndĂ©pendance, c’Ă©tait un moment riche en symbole qui a Ă©té imprĂ©gnĂ© de fiertĂ© juive. Il sert Ă©galement Ă  la brigade d’infanterie Golani, oĂą il excelle Ă©videmment et motive indubitablement les autres Ă  suivre ses pas.

Au cours des 15 dernières années, Shavei Israël a aidé plus de 3000 Bnei Menashe, y compris un groupe de 102 immigrants arrivés en février.

Nous avons la permission d’amener 600 personnes supplĂ©mentaires d’ici la fin de l’annĂ©e et avec l’aide de Dieu, nous le ferons. Mais il y a encore 7 000 Bnei Menashe en Inde qui veulent faire leur Alya et beaucoup d’entre eux attendent depuis des annĂ©es pour le faire.

Comme Yehoshua Menashe m’a dit: «N’est-il pas ironique que la bureaucratie israĂ©lienne met autant d’obstacles sur la voie du Bnei Menashe qui souhaite venir ici, et pourtant nous produisons tant de gens qui donnent tout pour leur pays et sont des citoyens loyalement loyaux? « Yehoshua ne pouvait pas ĂŞtre plus correct.

L’histoire de la famille Menashe, comme celle de la communautĂ© de Bnei Menashe dans son ensemble, est celle de la lutte et de la foi, de surmonter d’Ă©normes dĂ©fis bureaucratiques et des lacunes culturelles, pour rĂ©clamer leur juste place parmi les juifs.

C’est un rĂ©cit de service national et un engagement sioniste inĂ©branlable et un rappel sain, que mĂŞme dans une Ă©poque de cynisme croissant, il existe encore de nombreux jeunes patriotes et pionniers prĂŞts Ă  tout risquer pour que les juifs puissent vivre en toute sĂ©curitĂ©.

Je me joigne au reste de la nation pour saluer Eliezer Menashe et sa famille et je prie un jour bientôt, que tout le reste du Bnei Menashe soit autorisé à les rejoindre notre Terre. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise, non seulement pour eux, mais aussi pour nous.

Par Michael Freund

1 COMMENTAIRE

  1. l’administration prĂ©fère une Alya parfois très douteuse comme dans la pĂ©riode poste soviĂ©tique oĂą pas moins des Russes qui sont venus en IsraĂ«l 60% au moins ne sont pas Juifs ! Et avec tous les problèmes de JudaĂŻsme que cela encore aujourd’hui ! Et cela Ă©galement Ă  ces immigrants non Juifs ! enfin les administrations comme toujours, ne sont jamais au service du citoyen, mais juste lĂ  pour empoisonner l’existence des gens !