L’Iran envoie un message à Israël : « Retirez-vous du Liban aujourd’hui — ou vous en fuirez demain »

Le commandant de la Force Qods iranienne, Ismaïl Qaani, a lancé ce jeudi un avertissement direct à Israël : « Retirez-vous du Liban aujourd’hui de votre plein gré » — ou, a-t-il averti, Israël « sera contraint de le fuir demain dans la honte et une défaite humiliante ». Dans une déclaration au ton menaçant, il a ajouté : « Le Liban est une arène de résistance et de ténacité, pas un terrain de jeux pour les occupants. N’oubliez pas l’année 2000 et le testament historique de Hassan Nasrallah à Bint Jbeil. Cette promesse est toujours vivante, et le même scénario se reproduira sans aucun doute. »

Ces propos ont été tenus dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des informations contradictoires sur l’état des forces israéliennes au sud du Liban.

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Un responsable américain affirme un retrait partiel — Tsahal et Beyrouth démentent

Dans la matinée du même jour, un responsable américain avait affirmé devant l’agence Reuters qu’Israël s’était retiré d’une partie des territoires qu’il contrôlait dans le sud du Liban, présentant ce recul comme « un geste de bonne volonté » à l’égard du gouvernement de Beyrouth. Ce même responsable avait précisé que les forces de l’armée libanaise devaient désormais entrer dans la zone évacuée par Israël.

Mais le démenti n’a pas tardé. Un responsable libanais a catégoriquement nié cette version devant Reuters. Dans les rangs de Tsahal également, on a rejeté le rapport, indiquant qu’ »aucun changement n’est intervenu ces derniers jours et qu’aucune directive sur le sujet n’a été reçue du niveau politique ». Une source militaire libanaise a confirmé sur la chaîne qatarie Al-Arabi qu’ »Israël ne s’est retiré d’aucun point dans les zones qu’il a conquises dans le sud du Liban », précisant qu’un retrait était certes prévu dans les zones d’Al-Wazzani et de Aïn Arab — mais qu’il ne s’est pas produit. Un responsable sécuritaire libanais a tenu des propos similaires sur Al-Jazeera, ajoutant : « Les forces israéliennes sont restées dans toutes les zones qu’elles ont récemment occupées. »

Un « pilote » négocié à Washington, bientôt activé

Selon Ynet, la déclaration du responsable américain pourrait avoir été formulée en amont du lancement d’un plan pilote élaboré lors des discussions à Washington. Ces deux derniers jours ont été marqués par des échanges intenses entre le niveau politique et Tsahal concernant le positionnement des forces au sud du Liban. La veille, il avait été rapporté que l’armée devait présenter au gouvernement un plan de maintien des forces sur place, dont les recommandations principales porteraient sur les zones de concentration et les points à conserver afin d’assurer la sécurité des habitants du nord d’Israël et des soldats.

Le Commandement Nord a analysé le terrain et identifié les points permettant de surveiller et contrôler par le feu les zones du sud du Liban. La compréhension est que, dans le cadre des négociations avec le gouvernement libanais, le plan pilote pourrait être mis en œuvre et des territoires transférés sous contrôle de l’armée libanaise.

Tsahal à dix kilomètres de la frontière — une dynamique qui évolue

Sur le terrain, Tsahal se trouve profondément engagé dans le territoire libanais, à environ dix kilomètres de la frontière. Les forces de la Division 36 opèrent dans des points du secteur de la crête de Ali Taher et du village de Tabnit et ses alentours. La Division 91, quant à elle, est active dans le secteur de Mégdal Zoun, également à environ dix kilomètres de la frontière. Dans les rangs de l’armée, on reconnaît qu’il n’est pas nécessaire de demeurer dans tous ces points et que certaines positions méritent d’être améliorées — voire, dans certains cas, que des retraits tactiques seraient préférables afin de mieux contrôler le terrain par l’observation et le feu. Ces analyses ont été réalisées, mais aucune directive du niveau politique n’a encore été reçue en la matière.

Le sentiment au sein des forces opérant en profondeur dans le sud du Liban est que le point de bascule est déjà là : l’élan de la conquête et de l’avancée vers l’avant semble avoir atteint ses limites, et le focus opérationnel évolue de manière marquée sur le terrain.

Le ministre de la Défense Israel Katz a déclaré ce matin, lors d’une conférence du QG national de lutte économique contre le terrorisme : « Chaque dollar qui entre dans les caisses des mollahs est un dollar qui s’est transformé en missile balistique en Iran, en drone au Liban, en roquette à Gaza et en drone au Yémen — et chaque dollar qui parviendra à l’Iran est un dollar susceptible de rejoindre le Hezbollah, le Hamas, les Houthis et les autres tentacules terroristes. » La conférence réunissait notamment le chef du Shin Bet David Zini, le chef du Mossad Roman Gofman, le prochain chef du QG national Yorai Matzlawi et d’autres hauts responsables du système de sécurité.

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