L’Iran et le Hezbollah ont Ă©chouĂ© dans leurs efforts pour intĂ©grer les Druzes militairement et contre IsraĂ«l

Tout le monde doit se souvenir des événements survenus dans le village druze adjacent à la clôture entre Israël et la Syrie à Al-Sadr.

Il y a Ă  peine un an, lorsque les forces rebelles syriennes contrĂ´laient toute la rĂ©gion près de la frontière israĂ©lienne depuis le point de passage frontalier avec la Jordanie et presque la frontière avec le Liban, elles craignaient de conquĂ©rir le village druze d’Al-Hadar et d’expulser ou de tuer tous ses rĂ©sidents druze.

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Avec le poids politique des rĂ©sidents druzes en IsraĂ«l, l’État d’IsraĂ«l a annoncĂ© publiquement qu’il Ă©tait un garant de leur sĂ©curitĂ© et que les rebelles ne les attaqueraient pas. Ils ont mĂŞme prĂ©parĂ© des plans militaires pour secourir les villageois sur le territoire israĂ©lien si les rebelles ne tenaient pas leurs promesses.

La « police d’assurance » israĂ©lienne a Ă©tĂ© attribuĂ©e aux Druzes voisins, en dĂ©pit de leur grande hostilitĂ© Ă  l’Ă©gard de l’État d’IsraĂ«l et de la participation de certains villageois aux attaques sur la barrière de sĂ©curitĂ© Ă  la frontière avec IsraĂ«l.

Le brigadier gĂ©nĂ©ral Oussama Zuheir a-Din, commandant des forces druzes Ă  Khader, est connu pour son hostilitĂ© Ă  l’Ă©gard d’IsraĂ«l et pour sa coopĂ©ration avec des membres du Hezbollah basĂ©s sur le plateau syrien du Golan, en face de la frontière israĂ©lienne.

Après plusieurs annĂ©es de collaboration entre le Hezbollah et l’Iran et les Druzes Ă  Khadr, il a Ă©tĂ© estimĂ© que la grande communautĂ© druze de plus de 750 000 Druzes dans le district de Sudea, dans le sud-est de la Syrie, accepterait de rejoindre les efforts de l’Iran pour s’Ă©tablir contre la frontière israĂ©lienne en constituant des milices armĂ©es sur ordre de l’Iran.

Ă€ cette fin, des dĂ©lĂ©gations de religieux iraniens sont arrivĂ©es dans le district de Swayda et ont rencontrĂ© les dignitaires de la communautĂ© druze dans le pays et ont tentĂ© de les convaincre de l’existence d’anciens sanctuaires chiites dans leur rĂ©gion, attestant du lien de cette rĂ©gion avec la religion chiite. Les Druzes, bien entendu, ont insistĂ© de leur cĂ´tĂ© et ont complètement rejetĂ© les affirmations iraniennes, affirmant que la rĂ©gion Ă©tait druze depuis le dĂ©but.

Au même moment, le Hezbollah et l’Iran ont lancé un camp d’entraînement pour les nouvelles recrues syriennes dans la région de Halajah, dans le nord du district de Suweida, et ont commencé à former des combattants pour des cours réguliers. Les diplômés de ces cours étaient postés le long de la frontière israélienne, conformément à la stratégie de déploiement iranien à la frontière israélienne.

Les Iraniens et le Hezbollah se sont tournés vers les dignitaires druzes pour demander à la communauté druze de s’enrôler dans les rangs des milices iraniennes, tout en recevant un salaire supérieur à celui de l’armée syrienne, soit 300 à 350 dollars par mois, ce qui est considéré comme un bon salaire dans cette région.

Ici aussi, les Iraniens ont été un échec total et les recrues ne sont pas arrivées.

Les dirigeants druze ont bien compris que le sĂ©jour des Iraniens en Syrie ne durerait probablement pas trop longtemps et qu’ils ne devraient pas ouvrir de front Ă  la majoritĂ© sunnite du pays ou Ă  l’État d’IsraĂ«l, sachant qu’ils les protĂ©geront si nĂ©cessaire. Dans le mĂŞme temps, les Russes entretiennent des liens constants avec les Druzes et les aident Ă  contrecarrer les intentions du rĂ©gime Assad de recruter de force des jeunes druzes dans l’armĂ©e syrienne. Seuls les Russes s’interposent entre le massacre syrien des Druzes et leur Ă©vasion de l’armĂ©e.

Aujourd’hui, la grande majoritĂ© des jeunes druzes du district de Suwayda s’enrĂ´lent dans les milices druzes locales qui dĂ©fendent cette rĂ©gion contre Daesh ou les BĂ©douins ou contre les milices syriennes corrompues qui minent la population locale.