MĂ©decin israĂ©lien : «La situation est hors de contrĂ´le. Quelqu’un doit prendre les rĂŞnes de ses propres mains »

Une Ă©pidĂ©mie de coronavirus a dĂ©butĂ© dans une yeshiva Ă  Bnei Brak : Ă  la fin de la semaine, le virus a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© chez environ 160 Ă©tudiants d’un Ă©tablissement d’enseignement religieux. Environ 700 jeunes Ă©tudient dans la yeshiva. Cela signifie que près d’un quart d’entre eux Ă©tait infectĂ©.

Channel 13 rapporte que 80 d’entre eux ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© envoyĂ©s en isolement dans une maison de vacances Ă  Kfar Tavor dans le nord du pays, et les 80 autres seront hĂ©bergĂ©s dans un hĂ´tel spĂ©cialement ouvert pour les haredim.

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Ainsi, le ministère de la SantĂ© reprend la pratique de l’Ă©vacuation des patients vers les hĂ´tels de quarantaine. Au printemps, ce système a contribuĂ© Ă  Ă©teindre la «première vague» de l’Ă©pidĂ©mie, dont l’un des principaux foyers de Bnei Brak.

Dans la vague qui a augmentĂ© au dĂ©but de juin, il n’y a pas d’«épicentres» d’infection bien dĂ©finis : une forte augmentation de l’incidence se produit simultanĂ©ment dans des dizaines de villes.

Cela met Ă  rude Ă©preuve le système de santĂ©. Un mĂ©decin a dĂ©clarĂ© au journal Maariv que le nombre de visites Ă  la polyclinique Ă©tait hors de controle, car les gens courent immĂ©diatement Ă  la rĂ©ception lorsqu’ils prĂ©sentent les moindres symptĂ´mes, une lĂ©gère fièvre, une toux ou des maux de tĂŞte. «Les mĂ©decins n’ont pas une minute pour traiter leurs patients avec des problèmes actuels ou mĂŞme des cas urgents. La situation est terrible. »

Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que le ministère de la SantĂ© n’avait pas Ă©tabli de travail d’information avec la population et que, par consĂ©quent, les gens s’adressaient aux mĂ©decins pour des demandes auxquelles les mĂ©decins n’avaient pas de rĂ©ponse. Les secrĂ©taires mĂ©dicaux ont dĂ©jĂ  cessĂ© de rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone, alors les citoyens les bombardent de questions.

Le mĂ©decin estime qu’il est temps d’admettre que « le ministère de la SantĂ© a perdu le contrĂ´le de la situation » – le nombre de personnes infectĂ©es augmente partout, il n’y a pas assez de personnel mĂ©dical et les mĂ©decins ne peuvent faire face Ă  la situation que ce soit dans les hĂ´pitaux ou les cliniques. « Quelqu’un doit prendre les rĂŞnes de ses propres mains et mener cette guerre ».