Netanyahu a dit lors de la rĂ©union du Cabinet la nĂ©cessitĂ© de discuter de la situation dans les quartiers de JĂ©rusalem qui sont de l’autre cĂ´tĂ© du mur. «Sans application de la loi, il n’y a aucune loi », a dĂ©clarĂ© M. Netanyahu. « Nous devons envisager d’annuler leur statut de rĂ©sident. Il doit y avoir une discussion Ă ce sujet ».
Netanyahu a soulignĂ© que les Palestiniens dans ces quartiers ne remplissent pas les obligations qu’ils doivent respecter envers le peuple israĂ©lien, et qu’ils ne font que jouir des droits que leur donne l’Etat d’IsraĂ«l. Le Premier Ministre a Ă©galement Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© d’examiner comment amĂ©liorer la conformitĂ© et l’application de la sĂ©curitĂ© dans ces quartiers, en dĂ©ployant plusieurs unitĂ©s de la police et de l’armĂ©e.
Les quartiers en question sont Ă l’intĂ©rieur des limites municipales de JĂ©rusalem, mais sont Ă l’extĂ©rieur de la paroi considĂ©rĂ©e comme très problĂ©matique du point de vue sĂ©curitaire.Â
Certains ministres ont Ă©tĂ© surpris par la dĂ©cision de Netanyahu. Le Ministre, IsraĂ«l Katz avait initialement soulevĂ© la question de ces quartiers qui sont en dehors de la barrière de sĂ©curitĂ©, notant que ces zones ont Ă©tĂ© abandonnĂ©es.Â
En rĂ©ponse, M. Netanyahu a suggĂ©rĂ© la possibilitĂ© d’empĂŞcher l’entrĂ©e de ces quartiers au reste de JĂ©rusalem. « VoilĂ une dĂ©cision puissante et exigeante qui exige un rĂ©fĂ©rendum parce que cela signifierait pour eux d’abandonner le territoire », a dit Katz Ă M. Netanyahu.Â
D’autres membres du cabinet qui ont participĂ© Ă la discussion ont dit que le problème affecte les rĂ©sidents avec des documents d’identitĂ© bleus et tous ne peuvent pas être tout simplement exclus par un « caprice ». Finalement, il a Ă©tĂ© convenu de tenir une session extraordinaire pour discuter du sort des quartiers en dehors de la barrière de sĂ©curitĂ©.
La proposition de Netanyahu pourrait avoir des conséquences considérables, compte tenu de la sensibilité de la barrière de sécurité et de la question politique explosive de diviser Jérusalem.
« Netanyahu a parlĂ© d’une situation qu’il ne semble pas bien maĂ®triser », a  dit un ministre après la rĂ©union du cabinet. « Nous parlons d’une division claire de JĂ©rusalem ».
« Les mensonges de Netanyahu  ont Ă©tĂ© exposĂ©s, » a dĂ©clarĂ© le dĂ©putĂ© Yoel Hasson de l’opposition et du camp sioniste « , ajoutant :  » Netanyahu a dĂ©cidĂ© de rompre une autre de ses promesses de campagne ».
« Maintenant, il n’y aura plus de JĂ©rusalem unie. L’hystĂ©rie et l’indulgence nous ont conduit Ă la dĂ©cision du Premier Ministre de nous retirer de JĂ©rusalem-Est, » Hasson a continuĂ©. « Cela se produit sans le soutien de la communautĂ© internationale, sans l’accord du peuple qui vit la terreur dans les rues « , a-t-il ajoutĂ©.
La police de JĂ©rusalem a Ă©rigĂ© un mur de bĂ©ton le long d’une rue entre les quartiers Armon Hanatziv (juive) et Jabal Mukaber (arabe) de JĂ©rusalem-Est. La mesure a Ă©tĂ© annoncĂ©e comme une tentative de freiner les jets de pierres et de cocktails Molotov frĂ©quents, par les Arabes contre les maisons juives dans ce quartier.
La municipalité de Jérusalem a déclaré que le mur était une mesure temporaire visant à réduire les blessures et les dommages aux Juifs dans les incidents de violence palestinienne.
En 1968, IsraĂ«l avait accordĂ© aux Palestiniens de JĂ©rusalem-Est un  statut de rĂ©sident permanent avec une carte d’identitĂ© bleue qui leur donne accès Ă des avantages sociaux et de santĂ©, mais ils ne possèdent pas la citoyennetĂ© israĂ©lienne.
IsraĂ«l a commencĂ© la construction d’une barrière constituĂ©e de murs et de barrières en JudĂ©e Samarie et autour de JĂ©rusalem en 2002, au cours de la deuxième Intifada, afin de  protĂ©ger ses citoyens contre les attentats-suicides et les attaques des snipers.




