Pris de panique : l’Iran lance une menace brutale contre tout le pays

L’ultimatum de 48 heures posé par Donald Trump à l’Iran dans la nuit de samedi à dimanche a provoqué une riposte iranienne en rafale. Ce lundi matin, alors que l’heure tourne et que le délai expire dans les prochaines heures, Téhéran a choisi de répondre non pas par la diplomatie, mais par une nouvelle vague de menaces — ciblant explicitement Israël et les infrastructures critiques de toute la région.

Dans une déclaration des Gardiens de la Révolution publiée ce lundi, l’Iran a annoncé que toutes les centrales électriques, infrastructures énergétiques et technologies de l’information du régime sioniste seraient visées de manière étendue srugim, en cas de frappe américaine ou israélienne contre ses propres installations. La menace a également été étendue aux centrales électriques régionales qui fournissent en énergie les bases militaires américaines dans la zone.

Le contexte : un ultimatum qui tourne à la spirale

Dans son message publié sur Truth Social, Trump avait écrit que si l’Iran n’ouvrait pas complètement, sans aucune menace, le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis frapperaient et détruiraient ses différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande. srugim Cette formulation volontairement publique et brutale a placé Téhéran dans une position intenable : céder reviendrait à plier devant une humiliation mondiale ; résister, c’est s’exposer à des frappes américaines contre le cœur de son infrastructure civile.

La réponse iranienne, qui consiste à multiplier les menaces dans toutes les directions, est analysée à Jérusalem et dans les capitales occidentales comme le signe d’un régime acculé, cherchant à reconstituer une capacité de dissuasion que la pression militaire a considérablement affaiblie ces dernières semaines.

Ormuz : le goulet d’étranglement énergétique du monde

Pour comprendre l’intensité de cette crise, il faut mesurer ce que représente le détroit d’Ormuz dans l’équation géopolitique mondiale. Situé entre les côtes iraniennes et la péninsule arabique, environ 20% de l’ensemble du pétrole mondial négocié transite par ce détroit, ainsi que plus de 30% de tout le gaz naturel liquéfié destiné à l’Europe et à l’Asie. Des pays comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït en dépendent presque totalement pour leurs exportations pétrolières. srugim

La fermeture du détroit a fait bondir les prix du pétrole de 70 dollars le baril vers les 100 dollars le baril. srugim Cette hausse n’est pas un simple chiffre économique : elle se traduit directement en inflation dans les pays occidentaux, en pression sur les ménages américains, et donc en coût politique pour l’administration Trump. C’est précisément ce levier qu’utilise l’Iran : rendre la guerre économiquement insoutenable pour Washington avant même que les premières bombes ne tombent.

Israël dans la ligne de mire

Pour Israël, la situation est d’une complexité particulière. Dans la déclaration des Gardiens de la Révolution, il est précisé qu’en cas de frappe contre les infrastructures électriques iraniennes, Israël sera plongé dans l’obscurité. srugim Cette menace, répétée depuis plusieurs mois sous différentes formes, prend une résonance différente aujourd’hui. Elle intervient dans un contexte où des tirs ont déjà été identifiés en direction du nord du pays en provenance de l’Iran, et où les défenses aériennes sont en état d’alerte permanent.

Les autorités israéliennes avaient anticipé ce type de scénario. Des plans de réponse et de gestion des pannes de courant massives ont été préparés, et le commandement du front intérieur a mis en place des protocoles spécifiques face à l’éventualité d’une attaque sur les réseaux électriques. Mais prévoir un scénario et le vivre sont deux réalités différentes pour une population civile déjà épuisée par des mois de guerre.

Une tactique de dispersion des menaces

Cette menace iranienne survient dans le contexte de leur compréhension que l’ultimatum de Trump approche de son terme, et ils tentent désormais de disperser des menaces dans toutes les directions. srugim Cette lecture, portée par les analystes israéliens, suggère que Téhéran n’a plus les moyens d’une riposte concentrée et ciblée. En multipliant les cibles déclarées, les Gardiens de la Révolution espèrent créer un effet de brouillard stratégique — forcer leurs adversaires à protéger simultanément trop de points pour qu’ils puissent agir offensivement avec efficacité.

La question qui se pose dans les prochaines heures est simple : Trump va-t-il mettre son ultimatum à exécution ? Et si oui, quelle sera l’ampleur réelle de la réponse iranienne — une réponse mesurée et rhétorique, ou l’activation effective des menaces accumulées depuis des semaines ?

Source : Srugim


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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