La plupart des maladies sont provoquées par des bactéries présentes dans le corps qui sont rendues inoffensives par les effets protecteurs du système immunitaire. Celles qui parviennent à échapper au système immunitaire peuvent être tuées par les antibiotiques, mais les bactéries y sont de plus en plus résistantes.
De nos jours, les scientifiques israĂ©liens disent que l’Ă©tude des mĂ©canismes des bactĂ©ries prĂ©datrices et leur jeu de cache-cache pourraient potentiellement gĂ©nĂ©rer des alternatives aux antibiotiques.
Sa proposition est basĂ©e sur l’Ă©tude de Bdellovibrio bacteriovorus, une bactĂ©rie prĂ©datrice qui est une destructrice efficace d’autres bactĂ©ries telles que la bactĂ©rie Escherichia coli très frĂ©quente.
Cette bactĂ©rie est prĂ©sente dans le sol et, comme le E. coli, peut Ă©galement se trouver dans l’intestin humain, dans un Ă©cosystème complexe de parasites bactĂ©riens. Cette bactĂ©rie fĂ©roce et prĂ©datrice entre dans sa proie et la dĂ©vore de l’intĂ©rieur. Elle peut atteindre des vitesses de 160 micromètres par seconde, ce qui en fait la «championne du monde» dans la vitesse de « nage » et elle est 10 fois plus rapide que E. coli.
Le développement futur des alternatives aux antibiotiques
 » La connaissance des mĂ©canismes des bactĂ©ries de dĂ©fense et d’attaque est crucial pour le dĂ©veloppement futur de solutions de rechange aux antibiotiques, « a dĂ©clarĂ© le Dr Daniel Koster, de l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque de JĂ©rusalem, dans un communiquĂ© :
« B. bacteriovorus tue les bactĂ©ries par un mĂ©canisme d’action complètement diffĂ©rent des antibiotiques, et en tant que telle, dans les futures bactĂ©ries prĂ©datrices, cela pourrait ĂŞtre une alternative viable aux antibiotiques. »
Koster a dirigĂ© la recherche avec des scientifiques de l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque de JĂ©rusalem, et l’Institut Kavli de l’UniversitĂ© technique de Delft Nanoscience aux Pays-Bas. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© publiĂ©s rĂ©cemment dans le compte rendu de la revue scientifique de la Royal Society B.
Les bactĂ©ries prĂ©datrices peuvent ĂŞtre gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es pour cibler spĂ©cifiquement les bactĂ©ries nocives. Afin de comprendre comment E. coli est capable de survivre avec la prĂ©sence d’un tel prĂ©dateur efficace, les chercheurs ont créé deux bactĂ©ries dans diffĂ©rents environnements : la première imite les caractĂ©ristiques du sol, qui se compose de 85 minuscules camĂ©ras, reliĂ©es par un canal Ă©troit ; la seconde vient d’un environnement ouvert d’une taille similaire, sans l’espace de canal.
Dans l’environnement ouvert, E. coli n’a aucune chance de survivre et dans la majeure partie de la population elle sera éliminĂ©e en quelques heures. Cependant, elle peut étonnamment ĂŞtre capable de maintenir une population en bonne santĂ© dans un environnement avec de nombreuses petites camĂ©ras.
Cependant, on ne sait pas précisément comment E. coli est capable de de se défendre contre les bactéries prédatrices, mais la recherche contribue à la compréhension du comportement des bactéries prédatrices, qui pourraient devenir une alternative possible aux antibiotiques dans le futur.




