Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a tenu des entretiens à Téhéran, apparemment pour convenir de positions sur le programme nucléaire.
« Nous avons comparĂ© les points de vue sur l’Ă©tat des lieux du Plan d’action global commun sur le programme nuclĂ©aire iranien », a dĂ©clarĂ© le ministère russe des Affaires Ă©trangères, citĂ© par Interfax .
Lavrov a discutĂ© d’un large Ă©ventail de questions bilatĂ©rales et rĂ©gionales avec le prĂ©sident Massoud Pezeshkian et son homologue iranien Sayed Araghchi, a indiquĂ© le ministère dans un communiquĂ©.
Lavrov a déclaré que « Moscou espère que les problèmes du programme nucléaire pourront être résolus par des moyens diplomatiques ».
Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique a dĂ©clarĂ© Ă Reuters que mĂŞme si le rythme d’enrichissement de l’uranium avait quelque peu ralenti depuis la fin de l’annĂ©e dernière, l’Iran continuait d’enrichir Ă un rythme Ă©levĂ© d’environ 7 kg d’uranium par mois jusqu’Ă une puretĂ© de 60 %.
Grossi a dĂ©clarĂ© qu’il souhaitait se rendre Ă TĂ©hĂ©ran le mois prochain pour la première fois depuis un an.
La veille, des informations étaient apparues dans les médias internationaux selon lesquelles Israël se préparait à frapper les installations nucléaires iraniennes. L’attaque pourrait avoir lieu dès cet automne..
« IsraĂ«l n’a peut-ĂŞtre plus qu’une seule option pour arrĂŞter la quĂŞte de l’Iran en matière d’armes nuclĂ©aires », a dĂ©clarĂ© le ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères Gideon Saar Ă Politico lors de sa visite Ă Bruxelles.
Le ministre des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© que le temps Ă©tait comptĂ© car l’Iran avait dĂ©jĂ enrichi de l’uranium « suffisamment pour quelques bombes atomiques » et essayait de trouver un moyen de fabriquer une ogive nuclĂ©aire.
Selon Saar, les chances d’une solution diplomatique au problème sont minces, et l’Ă©chec de la communautĂ© internationale Ă arrĂŞter le programme nuclĂ©aire iranien aurait des consĂ©quences catastrophiques pour la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l.
InterrogĂ© directement sur la probabilitĂ© d’une frappe militaire contre l’Iran pendant la prĂ©sidence Trump, il a rĂ©pondu que « l’option militaire doit ĂŞtre sur la table pour arrĂŞter leur programme avant qu’ils puissent fabriquer une bombe ». Laisser cela se produire reviendrait, selon lui, Ă dĂ©clencher une course aux armements nuclĂ©aires dans toute la rĂ©gion.
DĂ©but fĂ©vrier, le Premier ministre Netanyahu a dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse avec le secrĂ©taire d’État Marco Rubio qu’IsraĂ«l et les États-Unis devaient « terminer le travail » sur le programme nuclĂ©aire iranien.
Les avis sont partagés au sein de l’administration américaine : Trump a déclaré qu’il était « préférable de conclure un accord avec l’Iran plutôt que de le bombarder à outrance », mais son conseiller à la sécurité nationale, Michael Waltz, a déclaré que « toutes les options restent sur la table ».
Des sources Ă TĂ©hĂ©ran ont rĂ©cemment dĂ©clarĂ© Ă un journal britannique que l’Iran s’attendait Ă une frappe israĂ©lienne sur ses installations nuclĂ©aires pratiquement chaque nuit.
Un autre sujet qui a intéressé le journaliste de Politico était le vote scandaleux d’Israël contre la résolution reconnaissant la Russie comme agresseur.
Gideon Saar a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l n’avait pas changĂ© sa position sur la guerre de la Russie en Ukraine et la considĂ©rait toujours comme une « agression », mais a qualifiĂ© le vote d’IsraĂ«l Ă l’ONU de « dĂ©cision pratique pour maintenir ses liens avec Washington, et non une coĂŻncidence de vues avec Moscou ».
« Nous avons voté avec l’Amérique et pensons que la Russie est l’agresseur. Nous n’avons pas changé d’avis, mais nous pensons qu’il serait juste de donner une chance à l’initiative américaine et d’essayer de mettre fin à cette guerre de manière pacifique. »
La publication note que ce vote à l’ONU aggrave les relations entre Israël et les pays européens. Même la Hongrie, pro-Poutine, s’est abstenue, et Israël et les États-Unis se sont retrouvés dans la même situation que le Soudan, la Corée du Nord et la Biélorussie.
Certains analystes israéliens n’excluent pas que la demande de soutien des États-Unis à l’ONU soit venue directement du secrétaire d’État Rubio lors de sa visite en Israël. Si cela est vrai, Jérusalem n’avait pas le choix, malgré l’infériorité morale d’un tel vote.






