Syrie: 8845 morts et une revolution pour la libertĂ©…

Un total de 7,043 personnes. C’est le nombre de civils qui sont morts dans le pays depuis le dĂ©but de la rĂ©pression par le gouvernement de Bachar el-Assad . Pendant ce temps, l’armĂ©e a tuĂ© 1.783 personnes, laissant le total des morts du conflit Ă  8845 victimes, selon le Centre de documentation des violations des droits humains syriens (CDV), une organisation qui collabore avec les comitĂ©s des opposants de la Coordination locale.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

La rĂ©pression par les forces de sĂ©curitĂ© fidèles Ă  Asad et la lutte contre les agents et les manifestants de l’opposition militaire et armĂ©s, le lundi a mis fin aux vies de 125 personnes dans diffĂ©rentes parties de la Syrie, 89 de ces victimes dans la ville assiĂ©gĂ©e de Homs .

La répression des forces de sécurité a coûté la vie à 610 enfants tués, la plupart des garçons (484). La plupart des victimes de la répression du gouvernement et des affrontements entre loyalistes et opposants de Asad sont des hommes, soit un total de 7,937 décès, comparativement à 278 femmes.

Par zone, la rĂ©gion les plus durement touchĂ©s par l’action des forces du rĂ©gime est la province de Homs, en accumulant 3.173 dĂ©cès, suivies par Hama, avec 1.164 dĂ©cès, Idlib,  1142, et  Damas, qui a tant souffert avec 985 pertes de vie dans le ville et ses banlieues.

Le CDV est de 20,268 personnes dĂ©tenues par le rĂ©gime depuis le dĂ©but des protestations contre Assad. Damas, oĂą la plupart des arrestations, avec 8,022 personnes derrière les barreaux, suivie par Idlib (1451), Hama (1286), Homs (1114) et d’Alep, la deuxième ville du pays, totalisant 996 dĂ©tenus, selon Europa Press.

En outre, les pays arabes et la Turquie ont prĂ©sentĂ© lundi un projet de rĂ©solution sur la rĂ©pression et la proposition de re-condamne le rĂ©gime syrien au sein de l’Organisation des Nations Unies. La proposition a Ă©tĂ© distribuĂ© par le KoweĂŻt, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie au siège des Nations Unies Ă  Genève, selon le Dpa.

Il n’est pas clair, cependant, si le texte sera finalement votĂ© Ă  l’AssemblĂ©e. L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale avait votĂ© le 16 FĂ©vrier , par une large majoritĂ© la rĂ©solution condamnant le rĂ©gime d’Assad.

Au lieu de cela, le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, avec une force contraignante, ne pouvaient pas voter dans les derniers mois en raison d’une rĂ©solution condamnant le refus de la Russie et la Chine , deux pays avec droit de veto. A cette occasion, les reprĂ©sentants de Moscou ont indiquĂ© qu’ils s’opposent Ă  un dĂ©bat sur le Conseil des droits humains, Ă  la condition que le rĂ©sultat n’implique pas une dĂ©cision Ă©crite.  Dans la pratique, une rĂ©solution adoptĂ©e par l’Organisation des Nations Unies Conseil des droits  n’aurait aucun effet.

Dans un rapport publié la semaine dernière, une enquête indépendante des Nations Unies qui a déclaré que les forces gouvernementales syriennes avaient tiré et tué des femmes et des enfants désarmés , bombardé et torturé des zones peuplées dans les hôpitaux et blessé des manifestants sur les ordres de «niveau supérieur» Armée et du gouvernement.

Le secrĂ©taire d’État aux Affaires Ă©trangères du Royaume-Uni, Jeremy Browne, a demandĂ© que le Conseil proroge le mandat de cette commission afin de continuer Ă  enquĂŞter sur les crimes. D’autre part, il a exprimĂ© sa prĂ©occupation concernant les forces de l’opposition qui ont Ă©galement commis des violations des droits de l’homme, quoique sur une Ă©chelle beaucoup plus petite.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères de la France, Alain Juppé, a exhorté la communauté internationale à « commencer à préparer et les conditions » pour mettre fin au régime syrien devant la Cour pénale internationale pour des crimes commis contre des civils.