IsraĂ«l considère Ismail Haniyeh, le Premier ministre palestinien du Hamas, comme un ennemi de l’Etat. Mais trois de ses sĹ“urs profitent pleinement de la citoyennetĂ© israĂ©lienne, ayant dĂ©mĂ©nagĂ© il y a 30 ans dans la ville de Tel Sheva.
Certains de leurs descendants ont mĂŞme servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne, le Daily Telegraph a retrouvĂ© les sĹ“urs de Haniyeh, Kholidia, Laila et Sabah, qui vivent dans une ville du sud d’IsraĂ«l. Ce fut un secret bien gardĂ© et surveillĂ© Ă Â Tel Sheva, une ville habitĂ©e principalement par des bĂ©douins d’IsraĂ«l sur le bord du dĂ©sert du NĂ©guev.
« Il n’y a aucune raison de parler Ă ma femme», a dĂ©clarĂ© Salameh Abou Rukayek, 53 ans, qui a Ă©pousĂ© Kholidia. »C’est une affaire privĂ©e et vous n’ĂŞtes pas le bienvenu pour poser des questions sur ma femme. »
Aveugle de naissance, M. Abou Rukayek est assis sur un coussin de sol, et a dit qu’il Ă©tait heureux de vivre en IsraĂ«l. «Notre vie est normale ici et nous voulons qu’elle continue», a-t-il dit.
Peut-ĂŞtre qu’il pensait que cette discussion des liens de famille de sa femme pourrait mettre en pĂ©ril son mode de vie relativement confortable.
Les bĂ©douins forment une petite minoritĂ© pauvre en IsraĂ«l, descendants de nomades du dĂ©sert qui parcouraient la Terre Sainte dans les temps anciens, vivant sous des tentes et voyageant Ă dos de chameaux. Certains bĂ©douins se sont installĂ©s dans des villes comme Tel Sheva, et beaucoup aujourd’hui ont une bonne vie, et possèdent des entreprises de transport Ă travers IsraĂ«l.
Bien qu’ils se considèrent comme distincts des Palestiniens, les liens entre les deux communautĂ©s sont nĂ©anmoins assez proches. Les deux partagent la mĂŞme foi musulmane.
Un autre membre du clan, Yousef Abu Ruqia, 50 ans, qui travaille comme secrétaire dans un conseil municipal, a expliqué comment les sœurs Haniyeh sont venues à Tel Sheva.
« Dans une petite communautĂ© comme la nĂ´tre, il n’y avait pas assez de femmes, de sorte que certains hommes allaient chercher des femmes ailleurs, » a-t-il dit.
«Les sĹ“urs Haniyeh Ă©taient Palestiniennes et vivaient dans la bande de Gaza. À l’Ă©poque, il Ă©tait possible pour les gens de quitter Gaza facilement, donc Kholidia fut la première Ă se marier et Ă habiter Tel Sheva, puis Laila et ensuite  Sabah l’ont suivies « .
Il a dit qu’il se souvenait, il y a 25 ans, de la visite en IsraĂ«l de leur plus jeune frère, IsmaĂ«l.
«Il y avait un autre frère, Khaled, qui est venu ici pour travailler à la pose de carreaux, et chaque année à la fête organisée après le Ramadan, Ismaïl venait visiter son frère et ses sœurs. »
La question des liens israĂ©lo-palestiniens a rĂ©cemment reçu un examen minutieux de la Cour suprĂŞme israĂ©lienne, qui a Ă©tĂ© invitĂ©e Ă examiner la lĂ©galitĂ© d’une nouvelle loi interdisant aux Palestiniens de rejoindre leurs conjoints israĂ©liens.
Alors que la loi soit destinĂ©e Ă rĂ©soudre les problèmes politiques actuels, la prĂ©sence de la propre famille d’un dirigeant du Hamas en IsraĂ«l rĂ©vèle l’Ă©tendue et la force de liens en dĂ©pit de dĂ©cennies d’hostilitĂ© mutuelle.





