Une autre femme soldate en service obligatoire qui a servi dans la prison de Gilboa en tant que gardienne de prison dans le dĂ©partement de la sĂ©curitĂ© a dĂ©clarĂ© que le prisonnier de sĂ©curitĂ© Mahmoud Atallah la harcelait sexuellement. Cela a augmentĂ© le nombre de gardiennes dans lesquels Atallah a commis des actes indĂ©cents, deux femmes soldates et deux gardiennes permanentes. « Dans un cas, quand je l’ai menottĂ© Ă la sortie de l’aile, il m’a touchĂ©e », a dĂ©clarĂ© le militaire Ă Walla !
Revital (pseudonyme) a servi dans la prison de Gilboa jusqu’Ă sa fin de service en 2017. Ce n’est qu’après que l’affaire de la prisonnière en juin 2018 a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e qu’elle s’est tournĂ©e vers le directeur N. qui a Ă©tĂ© agressĂ© sexuellement par Atallah et lui a rĂ©vĂ©lĂ© qu’Atallah la touchait aussi, et que comme dans le cas des trois gardes dans l’affaire de souteneur – ses commandants Ă©taient au courant et n’ont rien fait. Revital a mĂŞme nommĂ© une femme officier du renseignement de la prison de Gilboa qui savait qu’Atallah l’avait harcelĂ©e et n’a pas donnĂ© suite Ă l’affaire.
Elle a ajoutĂ© qu’après sa sortie de prison, Atallah l’a appelĂ©e sur son tĂ©lĂ©phone portable et lui a dit qu’elle lui manquait. Revital, Ă©tonnĂ©e qu’Atallah l’appelle depuis la prison, lui a demandĂ© d’oĂą il tenait son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Il a rĂ©pondu qu’un gardien de prison lui avait donnĂ© le numĂ©ro – et lui a mĂŞme dit qu’il savait oĂą elle et son partenaire vivaient.
Elle a immĂ©diatement raccrochĂ©, mais l’incident et le harcèlement sexuel qu’elle a subis en prison l’ont inondĂ©e et comme elle l’a racontĂ©, elle Ă©prouve maintenant des angoisses et n’ose partager avec personne ce qu’elle a vĂ©cu. « Elle a vu comment nous avons Ă©tĂ© abandonnĂ©s par l’IPS et comment nous devons gĂ©rer tout ce qui nous arrive, alors elle a peur de rĂ©vĂ©ler ce qu’elle a vĂ©cu et de se plaindre Ă la police », a dĂ©clarĂ© le directeur N.
Levy a tĂ©moignĂ© sous serment sur la conduite d’IPS dans l’affaire, comme l’ont rĂ©vĂ©lĂ© les gardiens de prison et d’autres fonctionnaires qui ont servi dans la prison de Gilboa.
Mardi, le commandant de la prison de Gilboa, Gondar Mishnah Freddie Ben Sheetrit, a tĂ©moignĂ© pendant environ une heure et demie. Il a dĂ©clarĂ© qu’il ne savait pas en temps rĂ©el ce qui se passait Ă la prison de Gilboa et qu’il a d’abord Ă©tĂ© exposĂ© Ă l’affaire dans les mĂ©dias – puis en 2019 lorsqu’il Ă©tait l’assistant du commissaire IPS, Asher Vaknin, qui a acceptĂ© l’enquĂŞte et a dĂ©cidĂ© ensemble avec le ministre de l’Ă©poque Gilad Ardan pour renvoyer l’officier du renseignement.
« En entrant dans mon poste de commandant de la prison de Gilboa, j’ai clairement indiquĂ© que ce problème Ă©tait une menotte Ă mes pieds et que de telles choses ne devaient pas arriver », a-t-il dĂ©clarĂ© dans son tĂ©moignage Ă la police. Les propos de Ben Sheetrit n’ajoutent rien Ă l’enquĂŞte policière, et ne peuvent aider Ă Ă©tablir une base probante pour commettre une infraction pĂ©nale. Cependant, le dossier d’enquĂŞte tel qu’il a Ă©tĂ© convenu et transfĂ©rĂ© au parquet en dĂ©cembre 2019, contiendrait une infrastructure de preuves suffisante pour dĂ©poser un acte d’accusation contre l’officier de renseignement après avoir admis dans l’enquĂŞte policière qu’il avait placĂ© un directeur dans l’aile d’Atallah. C’est parce qu’il a mentionnĂ© son nom et a Ă©galement admis qu’elle s’Ă©tait plainte auprès de lui – mais ne l’a pas documentĂ©e et n’a pas signalĂ© qu’il en avait parlĂ© avec le terroriste. DĂ©sormais, le parquet devra reconsidĂ©rer l’affaire.






