Elle avait 12 ans. Elle skiait en France pendant que ses parents fuyaient les sirènes. Elle est morte dans les Alpes, coincée sous un bus, à une heure du matin, à quelques minutes d’un aéroport qui devait la ramener chez elle. Le destin a choisi pour elle une autre destination. Cette nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars 2026, à la station des Belleville en Savoie, une adolescente israélienne a perdu la vie dans un accident de bus d’une brutalité absurde. Son groupe venait de terminer un séjour dans les Alpes françaises — un de ces rares moments arrachés à la réalité d’un pays en guerre depuis maintenant un mois sur le front iranien. Un voyage de quelques jours pour respirer. Pour oublier les abris, les alertes, les missiles. Ils rentraient. Ils ne savaient pas qu’ils n’y arriveraient pas tous.
Une jeune touriste israélienne de 12 ans est décédée dans l’accident d’un bus à la station des Belleville, en Savoie, dans les Alpes françaises, dans la nuit de vendredi à samedi. Quatorze autres passagers, tous de nationalité israélienne, se trouvaient à bord du véhicule. 20 minutes Ils venaient de quitter leur hôtel pour rejoindre l’aéroport. Le départ était imminent. Les valises étaient chargées. Et c’est précisément à ce moment-là, au seuil du retour, que tout a basculé.
La mécanique de l’accident est aussi simple que cruelle. Un incident technique a fait que le chauffeur a dû descendre du véhicule. Le bus est alors parti en marche arrière, a dévalé quelques mètres d’un terrain herbeux très pentu, et ensuite il s’est couché et il est venu se bloquer contre un petit bâtiment en pierre. DHnet Quelques secondes. Quelques mètres. Suffisamment pour tuer. La jeune fille a été éjectée du bus et s’est retrouvée coincée sous le véhicule. Euronews Les secours ont mis du temps à la dégager. Trop de temps. Quarante-cinq pompiers et 28 véhicules ont été mobilisés pour l’opération de sauvetage. Euronews L’opération s’est terminée au petit matin. Sans elle.
L’enquête s’est ouverte immédiatement. Le conducteur a été testé négatif lors de son dépistage pour consommation d’alcool et de stupéfiants. Euronews La piste criminelle n’est pas évoquée. Les circonstances exactes de l’accident restent à ce stade indéterminées. i24NEWS Un incident technique, un véhicule qui s’emballe, une enfant projetée. Ce genre d’accident que l’on dit impossible jusqu’à ce qu’il se produise. Trois autres passagers, ainsi que le conducteur, s’en sont sortis indemnes. Franceinfo Quatorze personnes blessées, deux d’entre eux évacuées à l’hôpital d’Albertville. 20 minutes Les autres ont été soignées dans un cabinet médical de la station alpine. Choqués, meurtris, mais vivants.
Une touriste israélienne de 12 ans est morte dans l’accident d’un bus aux Belleville, en Savoie, dans la nuit de vendredi à samedi. Quatorze autres passagers, tous israéliens, se trouvaient à bord du véhicule. Onze passagers ont été légèrement blessés. #canal16 pic.twitter.com/lgxVLLNkKj
— franceinfo (@franceinfo) March 28, 2026
Ce qui frappe dans cette tragédie, au-delà du drame pur, c’est son contexte. Ces familles israéliennes n’étaient pas en vacances comme les autres. Elles fuyaient, le temps d’une semaine, la réalité d’un pays sous les bombes. Depuis le 28 février 2026, Israël est engagé dans une guerre ouverte contre l’Iran. Les missiles tombent sur Tel Aviv, sur Haïfa, sur Dimona. Les sirènes hurlent plusieurs fois par nuit. Les enfants dorment dans les abris. Venir skier en Savoie, c’était offrir quelques jours de normalité à des enfants qui ne connaissent plus vraiment ce mot. Un cadeau de parents qui voulaient protéger leurs enfants du danger. Et c’est en France, dans une station de montagne paisible, sous un ciel sans sirènes, que la mort a frappé.
Il y a dans ce renversement quelque chose de profondément injuste qui dépasse la simple tragédie routière. Cette petite fille avait survécu aux alertes, aux abris, à l’angoisse quotidienne d’un pays en guerre. Elle rentrait chez elle. Le bus a décidé autrement. Les réseaux sociaux israéliens se sont enflammés dès les premières heures du matin, mêlant stupeur, douleur et cette amertume propre aux deuils qui n’auraient pas dû avoir lieu. En Israël, où chaque mort est comptée, où chaque nom est prononcé, la nouvelle a traversé le Chabbat comme une blessure supplémentaire dans une semaine déjà saturée de pertes.
La Savoie n’est pas Gaza. La Tarentaise n’est pas Téhéran. Mais ce matin, dans les Alpes françaises, une famille israélienne pleure une enfant de 12 ans que la guerre n’a pas tuée — et qui est morte quand même. Loin de chez elle, loin des missiles, loin de tout ce qu’on craignait. Le deuil ne prend pas de vacances. Et parfois, la tragédie choisit les moments les plus improbables pour rappeler à quel point la vie est fragile — même quand on pensait avoir mis ses enfants à l’abri.
En Israël, ce Chabbat Tsav s’ouvre sous le poids de deux morts simultanées : celle d’une enfant dans les Alpes, et celle d’un homme à Tel Aviv frappé par un missile iranien quelques heures plus tôt. Deux morts sans lien apparent, dans deux pays différents, sous deux cieux opposés. Mais le même deuil. Et le même peuple.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News
📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢






