Un homme tué à Tel Aviv ce Chabbat — les missiles iraniens frappent encore au cœur de la ville

Tel Aviv ne dort plus. Depuis un mois, la plus grande métropole d’Israël vit au rythme des sirènes, des abris bondés et des explosions nocturnes. Ce vendredi soir, à l’entrée du Chabbat, la ville a de nouveau payé le prix du sang. Un homme de 52 ans est mort. Deux autres ont été blessés. Un missile iranien équipé d’une ogive à sous-munitions venait de frapper plusieurs points de la ville simultanément — une arme de guerre que le droit international interdit formellement, que l’Iran utilise désormais de façon systématique, et que le Dôme de fer n’arrive pas toujours à arrêter.

Un homme de 52 ans a été tué vendredi soir à Tel Aviv après des tirs de missiles iraniens. Le décès a été rapporté par le Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, qui a également fait état de deux blessés dans la même ville, deux hommes de 65 et 50 ans. DHnet Le missile était équipé d’une ogive à sous-munitions, dispersant des fragments explosifs sur une large zone. i24NEWS Ce type d’arme ne frappe pas un seul point. Il s’ouvre en altitude et disperse des dizaines de petites bombes sur un rayon large, rendant l’interception quasiment impossible dans sa globalité. C’est précisément ce que l’Iran a compris — et qu’il exploite méthodiquement depuis le début de la guerre le 28 février.

Ce mort de vendredi soir n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série noire qui s’allonge semaine après semaine. Dans la nuit du 17 au 18 mars, un missile iranien à sous-munitions avait traversé le toit d’un immeuble de Tel Aviv au dernier étage, tuant un couple de septuagénaires. Franceinfo Le porte-parole de l’armée israélienne avait alors décrit l’arme avec une précision glaçante : un missile balistique porteur de dizaines de charges explosives, chacune capable de tuer à elle seule. Deux semaines plus tard, le même scénario se répète. Même ville. Même type de missile. Même impuissance partielle d’un système de défense pourtant considéré comme le plus sophistiqué au monde.

photo 2026 03 28 20 42 18

Car c’est bien là le sujet qui agite Israël depuis plusieurs jours : le Dôme de fer tient-il encore ? L’armée israélienne se veut rassurante et affirme que sur les 400 missiles tirés par l’Iran, 92 % ont été interceptés. Franceinfo Le chiffre est impressionnant. Mais les 8 % restants font des morts dans des quartiers résidentiels. Et depuis que l’Iran a généralisé l’usage des missiles à sous-munitions, la défense aérienne fait face à un défi d’un genre nouveau. Il faut deux à trois intercepteurs par missile iranien, mais quand il est à tête multiple, c’est un défi supplémentaire. Franceinfo Chaque tir à sous-munitions oblige la défense à multiplier ses réponses, à épuiser ses ressources, à courir après des cibles qui se dispersent dans le ciel avant même d’atteindre le sol.

Le droit international est formel sur ce point. Les armes à sous-munitions sont interdites par la Convention d’Oslo de 2008, ratifiée par plus de cent pays. L’Iran ne l’a pas signée. Israël non plus, ce qui ne l’empêche pas de dénoncer leur utilisation par Téhéran comme un crime de guerre. Cette semaine encore, l’armée israélienne a communiqué sur la nature des ogives utilisées, cherchant à mobiliser l’opinion internationale. Mais la communauté internationale est paralysée. Le Conseil de sécurité de l’ONU est bloqué. Et pendant ce temps, les missiles continuent de tomber sur des immeubles d’habitation dans le centre de Tel Aviv.

Avant le décès de vendredi, les services d’urgence et les autorités israéliens avaient indiqué que les attaques avaient tué 18 civils du côté israélien depuis le début de la guerre il y a un mois. DHnet Dix-neuf désormais. Des hommes, des femmes, des couples. Des gens qui dormaient, qui rentraient du travail, qui préparaient le Chabbat. Pas des soldats. Des civils frappés dans leurs maisons par des armes interdites.

photo 2026 03 28 20 42 23

À Tel Aviv, la vie continue malgré tout — mais elle a changé de texture. Onze pour cent des résidents de Tel Aviv ne disposent pas d’un accès correct à un abri, selon un représentant de la municipalité devant la Knesset. The Times of Israel Dans les quartiers du sud de la ville, les abris disponibles sont surpeuplés, mal entretenus, vandalisés. Les habitants le savent. Ils courent quand même, parce qu’il n’y a pas d’alternative. Les témoignages qui circulent depuis une semaine disent tous la même chose : l’explosion est soudaine, massive, terrifiante. Et de plus en plus proche.

Ce Chabbat Tsav commence donc avec un mort de plus dans la rue principale de Tel Aviv. Un homme de 52 ans dont on ne connaît pas encore le nom. Un père, peut-être. Un mari. Quelqu’un qui avait allumé ses bougies vendredi soir ou qui s’apprêtait à rentrer chez lui quand le missile a frappé. Dix-neuf civils en un mois. Et la guerre, selon toutes les sources disponibles, est loin d’être terminée.

Mot-clé : missile Tel Aviv

Mots-clés SEO : missile Tel Aviv, mort civil israélien frappe iranienne, sous-munitions Iran, Dôme de fer failles, guerre Iran Israël mars 2026


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés

Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News

📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢

 

S1871ab49133f4530a788d53fb2392d37b