L’Europe a annoncĂ© qu’elle serait en mesure de vacciner la plupart de sa population d’ici la mi-juillet. Le commissaire europĂ©en chargĂ© du marchĂ© intĂ©rieur, Thierry Breton, a dĂ©clarĂ© hier que l’UE avait Ă©tabli la production de vaccins dans 55 usines et commencerait bientĂ´t Ă recevoir des dizaines de millions de doses sur le marchĂ©.
«Prenez une date symbolique : d’ici le 14 juillet, nous aurons l’opportunitĂ© d’obtenir l’immunitĂ© Ă travers le continent. Nous savons qu’il existe une solution pour vaincre la pandĂ©mie : se faire vacciner. Les vaccins viendront, ils seront là », a-t-il dĂ©clarĂ© dans une interview accordĂ©e Ă la chaĂ®ne française TF1. Il a ajoutĂ© que de mars Ă juin, les pays de l’UE recevront entre 300 et 350 millions de doses de vaccin, soit 60 millions en mars, 100 millions en avril et 120 millions en mai. Breton a dĂ©clarĂ© que l’UE n’avait pas du tout besoin d’un vaccin russe et pouvait faire face seule.
La campagne de vaccination en Europe est extrĂŞmement lente – avec une population d’environ 450 millions d’habitants, seules 68,7 millions d’injections ont Ă©tĂ© effectuĂ©es sur le continent. Au 21 mars, 10,4% de la population a reçu la première dose et seulement 4,5% ont reçu deux doses. En France, respectivement, 9,8% et 4,2%, en Allemagne 10,2% et 4,6%, en Italie 9,7% et 4,4%, en Espagne 10,4% et 4,6%. Le dĂ©tenteur du record est la Hongrie, qui a achetĂ© le vaccin russe Spoutnik V – 17,9% y ont Ă©tĂ© vaccinĂ©s avec la première dose et 5,1% avec deux.
Les vaccinations dans l’UE ont Ă©tĂ© ralenties par l’hĂ©sitation Ă Bruxelles sur le vaccin AstraZeneca, d’abord jugĂ© mauvais puis rĂ©habilitĂ© Ă la hâte. En consĂ©quence, les gens refusent de se faire vacciner avec. Ă€ prĂ©sent, les autoritĂ©s de l’UE menacent AstraZeneca de l’abandonner complètement si l’entreprise ne remplit pas ses obligations d’approvisionnement. C’est ce qu’a dĂ©clarĂ© la chef de la Commission europĂ©enne Ursula von der Leyen.





