Y compris des mineurs : de nouveaux détails sur les horreurs du 7 octobre

Plus de deux ans après le massacre du 7 octobre, l’ampleur des atrocités commises par le Hamas n’a pas fini d’être documentée. Ce mardi, le réseau CNN a publié les premiers résultats d’un rapport élaboré par la Commission civile pour la documentation des crimes de violence sexuelle du Hamas — un document qui constitue, selon ses auteurs, le corpus de preuves le plus complet jamais rassemblé sur les violences sexuelles et de genre perpétrées lors de l’attaque.

 

Le rapport qualifie ces violences de « systématiques, généralisées et partie intégrante » de l’attaque. Il ne s’agit pas, selon les enquêteurs, d’actes isolés commis par des individus hors de contrôle, mais d’un schéma cohérent, planifié, exercé contre des femmes, des hommes et des enfants — aussi bien lors du massacre lui-même que pendant les mois de captivité à Gaza.

Le document s’appuie sur des témoignages directs recueillis auprès de plus de dix survivants ayant subi des violences sexuelles extrêmes ou des abus sexuels lors du massacre, au moment de leur enlèvement, ou durant leur détention dans l’enclave. Certains d’entre eux ont déjà témoigné publiquement — parmi eux d’anciens otages comme Romi Gonen, Rom Braslavski, Arbel Yehoud, Amit Sosna, Ilana Gritzevski et d’autres. D’autres victimes ont choisi de partager leur expérience en toute confidentialité, uniquement avec des experts, des enquêteurs et du personnel médical.

Mais le rapport contient également des faits jusqu’ici inconnus du grand public. Le plus grave d’entre eux concerne deux mineurs qui, au cours de leur détention en tant qu’otages à Gaza, auraient subi des violences sexuelles et auraient été contraints par leurs ravisseurs de commettre des actes sexuels l’un sur l’autre. Une révélation d’une gravité exceptionnelle, qui s’ajoute à un tableau d’ensemble déjà accablant.

Une partie de ces nouveaux éléments n’a émergé qu’après la publication des précédents rapports, notamment suite à la libération de certains otages de Gaza. D’autres sont issus de témoignages recueillis directement par les enquêteurs, ou lors de nombreuses réunions avec des experts médicaux, des avocats représentant certaines victimes, et d’autres intervenants impliqués dans la prise en charge des survivants.

Ce travail de documentation s’inscrit dans un effort plus large visant à préserver les preuves et à établir un registre irréfutable des crimes commis, dans la perspective de poursuites judiciaires éventuelles. La constitution d’un tel corpus de preuves face au déni répété de certains acteurs internationaux — et aux tentatives de minimiser ou de relativiser les violences du 7 octobre — revêt une dimension à la fois juridique, historique et morale. Ce que ce rapport dit, avec la précision froide des faits documentés, c’est que les atrocités de ce jour-là ont dépassé ce que l’imagination la plus sombre avait pu envisager — et que certaines vérités continuent d’émerger, lentement, douloureusement, mais irrémédiablement.

Pour mieux comprendre le contexte de ce travail de documentation : Polémique en Espagne : une influenceuse nie les viols du 7 octobre et suscite l’indignation. Et sur les événements du 7 octobre tels que vécus en temps réel : 7 octobre : les appels déchirants aux pompiers israéliens, quand l’enfer a pris le téléphone.

 

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