Un nouveau rapport de l’organisation « Frères d’armes » prĂ©sente un tableau problĂ©matique du fonctionnement des bataillons mixtes servant dans la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie. Les conclusions du rapport indiquent que le dĂ©ploiement de ces bataillons dans la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie, qui est sujette aux attaques, nuit Ă la sĂ©curitĂ© de la rĂ©gion et met en danger la vie des citoyens vivant dans la rĂ©gion.
Au cours des derniers mois, l’organisation a eu des entretiens avec des officiers de la rĂ©serve et du personnel de sĂ©curitĂ© dans des villes de la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie, oĂą les bataillons mixtes impliquĂ©s dans des missions opĂ©rationnelles et des missions de bataillon ont Ă©tĂ© placĂ©s comme les unitĂ©s : Lions de Jordanie, le bataillon Karakal et les bataillons de sauvetage et du Home Front Command.
Au dĂ©but du rapport, l’organisation « Frères d’armes » a soulignĂ© que, selon les donnĂ©es de l’ESG publiĂ©es dans les rapports mensuels, une centaine d’attaques ont lieu dans diffĂ©rentes rĂ©gions de JudĂ©e-Samarie chaque mois. Les auteurs du rapport disent que la situation qui se dĂ©gage des pourparlers sur le terrain est très prĂ©occupante et dangereuse et reflète une norme militaire peu Ă©levĂ©e, qui n’est pas la norme acceptĂ©e pour un bataillon de combattants de Tsahal.
Un des exemples prĂ©sentĂ©s dans le rapport est le tĂ©moignage de T., une officier de combat dans les rĂ©serves. « Il y a deux semaines, le commandant adjoint du bataillon a ordonnĂ© Ă l’officier de se rendre Ă une embuscade entre 22 h et minuit, et elle a rĂ©pondu qu’il n’Ă©tait pas certain qu’elle rĂ©ussirait, car les soldats Ă©taient fatiguĂ©s. »
Une autre fois, la commandante de brigade a fixĂ© l’heure de la fin pour une embuscade, mais celle-ci s’est repliĂ©e 45 minutes avant l’heure car une femme soldat avait besoin d’aller aux toilettes et un quart d’heure après son dĂ©part, des terroristes sont arrivĂ©s.
Le rapport montre Ă©galement qu’il existe une Ă©norme diffĂ©rence d’effet dissuasif vis-Ă -vis de la partie palestinienne entre la pĂ©riode d’affectation d’un bataillon de combattants de rĂ©serve et une unitĂ© opĂ©rationnel par des bataillons mixtes servant Ă©galement des femmes. « Frères d’armes » note que certaines des personnes interrogĂ©es ont dĂ©clarĂ© avoir constatĂ© de manière concrète la multiplication de problèmes avec la crĂ©ation d’un bataillon mixte comprenant des soldats de combat.
« Notre sentiment est que les chefs d’Ă©tat-major sont difficiles », dĂ©clare K., officier chargĂ©e de la sĂ©curitĂ© dans l’une des localitĂ©ss de JudĂ©e-Samarie, au rapport des frères d’armes.
Le rapport soulève un autre problème, non seulement l’aspect professionnel, mais Ă©galement l’aspect mental des combattants: « À mon avis, l’aspect professionnel ne s’amĂ©liore pas pour des raisons de mentalité », A, un homme de sĂ©curitĂ© dans l’une des communautĂ©s a dit que les performances militaires des femmes sont excellentes, mais elles ne peuvent pas aller souvent Ă des opĂ©rations militaires… vous pouvez facilement voir qu’elles n’ont pas la posture de guerrier  »
« Il y en a qui sont pas de bonnes policières, quand il y a des problèmes avec les anarchistes ou avec les bĂ©douins, elles savent très bien comment les gĂ©rer, mais ce n’est pas une armĂ©e », ajoute A. « L’ensemble du système couvre tout cela, et dans les Ă©valuations de la situation, nous ne pouvons pas dire: » Il n’y a pas d’armĂ©e ici « , mais nous entendons le grand rabbinat en parler entre eux: » Il n’y a pas d’armĂ©e.  »
L’organisation note que selon les témoignages , il y a un certain nombre d’éléments dans les témoignages: non-respect des procédures élémentaires, manque de professionnalisme, manque de vigilance opérationnelle, manque d’activisme, souci de gagner du temps, exigences réduites pour les soldats, relations amoureuses et tensions entre les sexes, discipline difficile, tout cela, en opposition aux procédures, etc.
L’organisation note également que le comportement des agentes de sécurité interrogées montre que les normes opérationnelles du bataillon présentent de graves lacunes, qui entraînent parfois un préjudice réel pour les activités opérationnelles de sécurisation des localités, d’arrestations et de dispersion des troubles violents.
Les Frères d’Armes ont mentionnĂ© que les FDI avaient dĂ©clarĂ© Ă plusieurs reprises que ces bataillons mixtes Ă©taient entraĂ®nĂ©s uniquement pour les «frontières de la paix» et non pour lutter contre le terrorisme dans les zones de combat tout en les plaçant dans des secteurs inadaptĂ©s Ă leur entraĂ®nement.
« Les tĂ©moignages des officiers et des coordinateurs de sĂ©curitĂ© sont très troublants, dĂ©crivent un tableau sombre et inquiĂ©tant et dĂ©notent un grave Ă©chec dans le fonctionnement des bataillons impliquĂ©s en JudĂ©e-Samarie. » Les forces de dĂ©fense israĂ©liennes ont un objectif très clair: vaincre l’ennemi. N’est pas un endroit oĂą promouvoir des agendas extrĂ©mistes et diverses expĂ©riences. Tenter de faire entrer des filles dans des unitĂ©s de combat, sans leur convenir nuit Ă l’armĂ©e. Le moment est venu de reconnaĂ®tre que l’expĂ©rience a Ă©chouĂ©.  »







