Un rapport publiĂ© par le journal « Yediot Aharonot » aujourd’hui, dimanche, a rĂ©vĂ©lĂ© que l’unitĂ© d’Ă©lite du renseignement militaire, qui est le fer de lance de la cyberguerre israĂ©lienne, connue sous le nom d’UnitĂ© 8200, reflète dans sa composition dĂ©mographique et ethnique l’Ă©tat de polarisation ethnique et Ă©conomique dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, donnant une prioritĂ© aux enfants riches, qui appartiennent principalement aux Juifs ashkĂ©nazes occidentaux, qui vivent dans les villes fortes d’IsraĂ«l telles que Tel Aviv, Herzliya, Ramat Hasharon et Raanana, bien devant les enfants des classes moyennes qui vivent dans des villes Ă©loignĂ©es, qui sont situĂ©es dans les pĂ©riphĂ©ries, comme les villes de Sderot et Netivot dans le NĂ©guev.
Selon les donnĂ©es que le journal dit avoir obtenues, il est Ă©vident que le pourcentage de personnes des villes riches habitĂ©es par les AshkĂ©nazes de l’Ouest, dans l’unitĂ© 8200, qui qualifie ses diplĂ´mĂ©s pour travailler dans le secteur de la haute technologie et dans diverses entreprises de sĂ©curitĂ©, est trois fois plus Ă©levĂ© que le pourcentage d’enfants sĂ©farades et des villes «faibles» sur le plan Ă©conomique, comme Sderot et Netivot.
Le journal a soulignĂ© que l’unitĂ© susmentionnĂ©e est la plus recherchĂ©e parmi les recrues, en raison de ce qui donne Ă son diplĂ´mĂ© un avenir prometteur dans les industries de haute technologie et de sĂ©curitĂ©. L’Ă©toile de cette unitĂ© a augmentĂ© ces dernières annĂ©es, et la demande pour la rejoindre a considĂ©rablement augmentĂ©, ce qui a mĂŞme affectĂ© le taux de participation des unitĂ©s de combat conventionnelles de l’armĂ©e, telles que les unitĂ©s Golani et Givati.
Le journal cite des sources au sein de l’unitĂ©, selon lesquelles les jeunes des villes israĂ©liennes riches et ashkĂ©nazes de la majoritĂ© de ses habitants de ces enfants exercent des pressions pour garantir leur choix dans cette unitĂ©, afin de leur garantir une «carrière militaire» distinguĂ©e et une carte pour entrer dans le secteur des affaires après l’armĂ©e, et pour Ă©tablir leur place dans les couches Ă©conomiques et sociales supĂ©rieures dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne.
Selon le rapport, les habitants de ces villes exhortent leurs enfants Ă se prĂ©parer aux examens de classification militaire, en particulier en ce qui concerne le niveau de scolaritĂ© au secondaire, et Ă assurer un certificat avec des notes Ă©levĂ©es, en particulier dans les matières mathĂ©matiques et informatiques, avec l’allocation de ressources financières importantes pour atteindre ces rĂ©sultats en finançant les cours. Surtout des cours distinguĂ©s qui assurent la rĂ©ussite de leurs enfants aux examens de classement de l’unitĂ© tant apprĂ©ciĂ©e, avec des ressources inaccessibles aux classes moyennes et faibles des villes habitĂ©es par les sĂ©farades, en particulier dans le sud.
Selon les mĂŞmes donnĂ©es publiĂ©es par le journal, il est clair, par exemple, que la ville de Hod Hasheron, dont la population ne constitue que 0,7% de la population, la reprĂ©sentation de ses habitants dans cette unitĂ© est de 2,16%, comme pour la ville de Ramat Hasharon, qui se trouve Ă©galement dans le centre d’IsraĂ«l, mĂŞme si sa population ne reprĂ©sente que 0,52 % de la population d’IsraĂ«l, le pourcentage de soldats dans l’unitĂ© susmentionnĂ©e de cette ville est de 1,74%.
De mĂŞme, dans la ville d’Herzliya, la plus cĂ©lèbre des villes d’IsraĂ«l en termes de composition dĂ©mographique, les AshkĂ©nazes sont occidentaux, et elle est considĂ©rĂ©e comme l’une des villes les plus riches, le pourcentage de sa population sur la population totale d’IsraĂ«l est de 1,08%, tandis que le pourcentage de ceux qui servent dans l’unitĂ© 8200 des habitants d’Herzliya est de 2,24%.
D’autre part, dans la plupart des villes Ă©loignĂ©es, dans lesquelles il y a beaucoup de sĂ©farades constitue le plus grand composĂ© de leur population, et avec une grande majoritĂ©, les taux d’inscription et de classification des diplĂ´mĂ©s de ces villes sont très faibles par rapport au pourcentage de rĂ©sidents de ces villes sur la population totale d’IsraĂ«l.
La population de la ville de Sderot dans le NĂ©guev, par exemple, constitue 0,3% de la population d’IsraĂ«l, mais le pourcentage de ses habitants qui ont Ă©tĂ© classĂ©s dans l’unitĂ© 8200 n’est que de 0,13%. De mĂŞme, dans la ville de Ramle, dont la population atteint 0,83% de la population d’IsraĂ«l, le pourcentage de ceux qui ont rejoint l’UnitĂ© 8200 ne dĂ©passe pas 0,37%.





