Les volontaires ont l’habitude d’opĂ©rer dans les scènes d’attaques terroristes, mais la vague actuelle a aussi fragilisĂ© leur sang-froid • Un haut responsable de l’organisation avoue : « Les volontaires ont peur, nous sommes en post-traumatisme »
« Au cours de la semaine dernière », dĂ©clare Haim Weingarten, chef de la division des opĂ©rations de ZAKA, « les images des attentats terroristes des 25 dernières annĂ©es me sont revenues d’une manière puissante et effrayante ».
Quatre victimes Ă Be’er Sheva, deux Ă Hadera, cinq Ă Bnei Brak – et parmi ceux qui se tiennent devant se trouvent des membres de ZAKA, qui se retrouvent dans la pĂ©riode de la deuxième Intifada ; mĂŞme alors, ils ont dĂ» faire leur travail, malgrĂ© beaucoup de souffrances mentales. Dans les attentats-suicides faisant des dizaines de victimes ; mais Ă certains Ă©gards, selon les responsables de ZAKA, les attentats de la semaine dernière posent un dĂ©fi encore plus grand que les attentats de ces jours sombres.
Aussi la vague de terreur de 2016-2015, ajoutent-ils, ces attaques ont mis une ombre – Ă la fois en termes d’intensitĂ©, et en termes de nĂ©cessitĂ© d’agir sous un danger immĂ©diat pour la vie.
« Pendant les moments difficiles des attentats terroristes, nous savions qu’il y avait une explosion et c’est tout, et puis tout le monde sait faire son travail correctement, presque dans des conditions de laboratoire. Cependant, aujourd’hui, nos volontaires arrivent sous une pluie de tirs qui pourrait revenir Ă tout moment. Cela plonge chacun de nous dans une peur existentielle. »
« Je rencontre des volontaires avec la peur dans les yeux, qui veulent aider; mais vous voyez des policiers avec des armes dĂ©gainĂ©es, des forces spĂ©ciales que vous n’avez vues que dans des films auparavant, et ils vous disent que la zone n’est pas encore propre. Nous pratiquons lors des Ă©vĂ©nements difficiles que ce soit en IsraĂ«l et dans le monde mais aujourd’hui, nous avons Ă©tĂ© pris au dĂ©pourvu. »
Cette semaine, dit Weingarten, deux volontaires de ZAKA se sont retrouvĂ©s Ă portĂ©e des tirs. Les vidĂ©os sont mises en ligne, et nos femmes ne vous laisse pas sortir, vous disant que c’est dangereux. Bien sĂ»r, nous sortons, avec un sens profond de la mission, que nous devons tendre la main et accomplir le respect des morts dans le cadre du système de sĂ©curitĂ©. »
Meir Lasri, un volontaire de ZAKA Ă Be’er Sheva, qui Ă©tait sur les lieux de l’attaque dans la ville la semaine dernière, tĂ©moigne Ă©galement d’un sentiment similaire : « Nous sommes proches des radios et chaque appel nous fait sursauter, jusqu’Ă ce que nous comprenions que ce n’est pas une attaque. C’est une sorte de rĂ©action post-traumatique. »




