Si les sondages à la sortie des urnes sont corrects et que le chef du parti Likud, Benjamin Netanyahu , devient le prochain gouvernement , le bloc de droite serait confronté à un défi évident.
Plusieurs personnalitĂ©s de la droite ont Ă©tĂ© rĂ©unies par le chef du Parti sioniste religieux, Bezalel Smotrich, dĂ©but juin, quelques jours seulement après l’annonce de la cinquième Ă©lection, pour un briefing de routine. Smotrich s’est abstenu d’essayer d’influencer son vote, mĂŞme si c’Ă©tait au dĂ©but de la campagne Ă©lectorale. Il a prĂ©dit que la coalition conservatrice gagnerait et s’est lancĂ© dans des plans pour le lendemain de l’Ă©lection. Il entendait esquisser les plans du bloc de droite pour le lendemain de sa victoire, en se concentrant sur la question la plus cruciale (la gouvernance), selon lui.
Beaucoup Ă droite, comme Smotrich, se sont sentis impuissants pendant les 12 ans de règne de Netanyahu. Plusieurs facteurs le prouvent, tels que l’ingĂ©rence des juges dans les affaires gouvernementales, les taux de criminalitĂ© Ă©levĂ©s dans le Sud et l’incapacitĂ© de faire avancer les initiatives dans les bureaux du gouvernement en raison de l’influence de politiciens influents. Pourquoi n’ont-ils pas pris le contrĂ´le ? Ils ont blâmĂ© les tribunaux, les avocats et la presse pour le problème.
Selon David Amsalem, les efforts de rĂ©forme de l’AutoritĂ© israĂ©lienne des sociĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© contrecarrĂ©s par la prĂ©sence de ces conseillers. Amir Ohana a dĂ©clarĂ© que l’ancien procureur gĂ©nĂ©ral Avichai Mendelblit n’avait pas laissĂ© d’autres conseillers juridiques avoir leur mot Ă dire dans les dĂ©libĂ©rations du gouvernement. Tout comme les mĂ©dias ont critiquĂ© chacune de ses actions, y compris lorsqu’il s’agissait d’obtenir les vaccins contre le coronavirus qui ont finalement mis fin Ă l’Ă©pidĂ©mie, Netanyahu a fait la mĂŞme dĂ©claration.
La plupart des nouveaux arrivants de droite s’en occuperont, disent-ils. Ils insistent sur le fait que leur plan ne s’Ă©cartera pas beaucoup de celui utilisĂ© par l’administration prĂ©cĂ©dente. Le Conseil consultatif juridique sera rĂ©duit Ă sa taille d’origine, reflĂ©tant son rĂ´le propre en tant qu’organe consultatif plutĂ´t que dĂ©cisionnel. Ils utilisent l’accord maritime entre IsraĂ«l et le Liban comme exemple. L’actuel procureur gĂ©nĂ©ral, Gali Baharav-Miara, avait proposĂ© de soumettre le contrat Ă la Knesset pour approbation, mais a Ă©tĂ© rejetĂ©.
On pense que le bloc de droite sera moins concernĂ© que l’opposition et les mĂ©dias par la vague de nominations ministĂ©rielles. Étant donnĂ© que le Premier ministre Yair Lapid a remis 26 ministres, alors qu’il en avait initialement promis 18, le bloc de droite aura Ă©galement les mains libres.
Ils disent Ă©galement qu’ils ne sont plus prĂ©occupĂ©s par les critiques vicieuses de l’administration prĂ©cĂ©dente pour sa distribution des fonds de la coalition, dans laquelle elle a distribuĂ© des centaines de millions de dollars pour tout, des fournitures scolaires au bien-ĂŞtre des fĂ©lins, malgrĂ© les assurances rĂ©pĂ©tĂ©es qu’il ne le ferais pas.
Il faut Ă©galement noter que le dĂ©putĂ© Ben-Gvir aura un mandat particulièrement difficile si sa demande de devenir ministre de la SĂ©curitĂ© publique est accordĂ©e Ă l’issue des discussions de coalition. C’est facile de crier du cĂ´tĂ© opposĂ©, mais il faut du courage pour regarder les responsables de la sĂ©curitĂ© en face et entendre qu’une dĂ©cision que vous envisagez pourrait entraĂ®ner des dizaines de morts et des problèmes diplomatiques.
Dans quelques mois, le leader d’Otzma Yehudit pourrait faire face Ă des protestations internes pour ĂŞtre devenu un gauchiste particulièrement modĂ©rĂ©, tout comme son collègue du caucus Baruch Marzel a dĂ©jĂ attaquĂ© Ben-Gvir pour s’ĂŞtre « concentrĂ© » sur la campagne actuelle et avoir nĂ©gligĂ© les messages associĂ©s au rabbin Meir Kahana.




