Le chef des rebelles en Syrie Ă  IsraĂ«l : « Ne violez plus notre souverainetĂ©, nous ne voulons pas d’affrontements »

Abu Mohammed al-Joulani, chef de l’organisation rebelle syrienne Hayat Tahrir al-Sham, a dĂ©clarĂ© que la Syrie, Ă©puisĂ©e par des annĂ©es de guerre, ne cherche pas Ă  dĂ©stabiliser davantage la rĂ©gion avec un nouveau conflit armĂ©. Cependant, il a soulignĂ© que « la violation de la souverainetĂ© par IsraĂ«l reste injustifiable ».

Priorité à la reconstruction et à la stabilité

S’exprimant samedi, al-Joulani a affirmĂ© : « La situation actuelle en Syrie ne permet pas de s’engager dans de nouveaux affrontements. La reconstruction et la stabilitĂ© sont les prioritĂ©s absolues, et non des conflits supplĂ©mentaires qui entraĂ®neraient davantage de destruction. »

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Toutefois, il a appelé à une intervention diplomatique pour mettre fin aux violations de la souveraineté syrienne, qu’il considère comme une alternative nécessaire à des « aventures militaires irréfléchies ». Il a accusé Israël de justifier ses actions par des arguments infondés sur des menaces frontalières, ajoutant que les récentes violations israéliennes « pourraient mener à une escalade dangereuse dans la région ».

En ce qui concerne IsraĂ«l, Jolani a dĂ©clarĂ© qu’il suivait ses activitĂ©s en Syrie et qu’il attaquait fermement ses attaques sur le sol syrien et qu’il espĂ©rait que cela cesserait, en mĂŞme temps il a clairement indiquĂ© que lui et ses amis ne sont pas intĂ©ressĂ©s par de nouveaux conflits et nous voulons nous concentrer sur la construction de la nouvelle Syrie et non sur les guerres – ni contre IsraĂ«l.

Concernant les affirmations d’IsraĂ«l sur les menaces qui existent en Syrie, il a affirmĂ© que ces affirmations sont infondĂ©es et ne justifient pas la violation de la souverainetĂ© syrienne et que par consĂ©quent, selon le droit international, IsraĂ«l a clairement franchi les lignes de cessez-le-feu, ce qui constitue une menace d’escalade en Syrie.Il a expliquĂ© que le visage de la Syrie n’est plus propice Ă  de nouvelles guerres et conflits, et qu’en tĂŞte de liste des prioritĂ©s se trouvent la construction et la stabilitĂ©. C’est pourquoi il a appelĂ© Ă  une intervention diplomatique qui mettrait fin aux violations de la souverainetĂ© en Syrie, et non Ă  des aventures militaires irrĂ©flĂ©chies.

Il a en outre prĂ©cisĂ© qu’en raison des diffĂ©rends qui existaient Ă©galement au sein des rebelles et de l’implication de pays extĂ©rieurs, il Ă©tait peu probable qu’ils parviennent Ă  une solution politique et qu’il Ă©tait donc nĂ©cessaire de faire une rĂ©volution de style militaire.

Concernant les relations avec l’Iran et la Russie, le dirigeant a expliquĂ© que cette Ă©poque est rĂ©volue et qu’ils ne gouverneront plus la Syrie, mais en mĂŞme temps il estime qu’ils ne sont pas des ennemis du peuple iranien et ont donc dĂ©cidĂ© d’Ă©viter de provoquer les Russes et de leur donner une chance de réévaluer les relations avec eux.

Transition vers un État

Al-Joulani a également insisté sur la nécessité pour la Syrie de passer de la mentalité révolutionnaire à celle d’un État organisé avec des institutions et des lois. Il a reconnu que, malgré la victoire de la révolution syrienne, les divisions internes et les ingérences étrangères avaient empêché tout règlement politique, rendant inévitable une action militaire.

Relations avec la Russie et l’Iran

En ce qui concerne les relations avec l’Iran et la Russie, al-Joulani a déclaré que ses forces avaient réussi à mettre fin à l’influence iranienne en Syrie. Cependant, il a précisé que leur opposition était dirigée contre la politique iranienne et non contre le peuple iranien, affirmant que cette politique avait « dévasté la Syrie ».

Concernant la Russie, al-Joulani a souligné que les rebelles avaient décidé d’éviter toute provocation, offrant à Moscou une opportunité de réévaluer ses relations avec la Syrie.