La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran entre dans sa quatrième semaine. Et si Téhéran a encaissé des coups sévères, le régime envoie un message clair à ses adversaires : les cartes les plus redoutables n’ont pas encore été jouées. C’est ce que révèlent des rapports étrangers cités par Maariv — une accumulation d’atouts militaires encore en réserve, dont l’activation pourrait transformer radicalement le cours du conflit.
Des missiles et des drones encore en réserve
Selon des rapports étrangers, l’Iran continue de dévoiler de nouvelles capacités militaires, notamment des missiles qui n’ont pas encore été pleinement utilisés, des drones avancés, des missiles de croisière anti-navires, ainsi que la possibilité d’activation de milices et d’alliés en dehors de ses frontières. maariv
Parmi les systèmes les plus redoutés figure le Shahad-238, version à propulsion par réacteur du drone-kamikaze Shahad-136 — déjà devenu l’un des symboles de l’arsenal iranien exporté vers la Russie et le Yémen. Ce modèle est propulsé par un moteur à réaction et est considéré comme plus rapide et plus difficile à intercepter. maariv Des variantes supplémentaires, découvertes lors d’une intrusion dans des systèmes iraniens en 2024, n’auraient pas encore été déployées dans le théâtre d’opérations actuel.
Le détroit d’Ormuz et Bab el-Mandeb : la double étrangulation
Un scénario dans lequel à la fois le détroit d’Ormuz et Bab el-Mandeb seraient affectés par la confrontation aurait des conséquences particulièrement graves sur les marchés mondiaux de l’énergie. maariv Si les Houthis au Yémen venaient à s’aligner pleinement sur la stratégie iranienne et à fermer simultanément ce second détroit stratégique, le flux pétrolier mondial serait étranglé sur deux points névralgiques à la fois — une catastrophe économique d’une ampleur sans précédent depuis le premier choc pétrolier.
Cependant, les analystes notent que les Houthis pourraient également choisir de peser leurs propres intérêts avant d’entrer dans un conflit qui les dépasserait. Il existe des estimations selon lesquelles les Houthis pourraient préférer considérer d’abord leurs intérêts internes au Yémen et leurs relations avec leurs voisins, plutôt que d’être entraînés dans le conflit comme chair à canon pour une stratégie iranienne plus large. maariv
Les cellules dormantes : la menace mondiale
Le troisième niveau de cette stratégie de réserve est peut-être le plus inquiétant pour les démocraties occidentales. En Grande-Bretagne, la police a déjoué ces dernières années des dizaines de complots attribués à Téhéran, et aux Pays-Bas, il a été décidé récemment d’élever le niveau de sécurité autour des opposants iraniens après que l’un d’eux a été abattu et blessé. maariv Aux Émirats arabes unis, une cellule irano-hezbollahie opérant sur leur territoire aurait également été démantelée.
Parmi les scénarios évoqués figurent des attentats à la voiture piégée, des attaques contre des ambassades, des institutions culturelles et des cibles civiles symboliques. maariv Si l’Iran franchissait ce seuil — activation de réseaux dormants hors du Moyen-Orient contre des cibles américaines, israéliennes ou juives — le conflit cesserait d’être un affrontement régional pour devenir une guerre de basse intensité à l’échelle mondiale.
C’est ce scénario-cauchemar, documenté et crédible, que les services de renseignement occidentaux surveillent avec une intensité croissante depuis le début de l’opération Rugissement du Lion.
Source : Maariv
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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