Le cerveau de la vague d’attentats antisémites en Europe révèle : « J’ai rencontré Khamenei avant sa mort »

Selon un rapport publié ce dimanche par le Sunday Times et repris par le Jewish Chronicle, Mohammad Baqer Saad Dawood al-Saadi, 32 ans, citoyen irano-irakien accusé d’avoir orchestré au moins dix-huit attaques contre des Juifs au Royaume-Uni et en Europe, aurait déclaré aux enquêteurs du FBI qu’il avait rencontré Ali Khamenei en Iran environ trois jours avant le déclenchement de la guerre — et donc trois jours avant l’assassinat du Guide suprême le 28 février 2026. Les services de renseignement américains ont jugé ces affirmations crédibles.

Al-Saadi a été arrêté le 14 mai en Turquie dans des circonstances particulièrement révélatrices de son état d’esprit : il tentait de recruter ce qu’il croyait être un membre d’un cartel de drogue mexicain — qui n’était en réalité qu’un agent infiltré du FBI. Transféré à New York peu après son arrestation, il a été inculpé de huit chefs d’accusation liés au terrorisme. Selon les enquêteurs américains, après sa garde à vue, al-Saadi a renoncé à son droit à un avocat et a commencé à livrer spontanément des informations sur son rôle et ses contacts au sein du régime iranien. Des données supplémentaires ont été extraites de son iPhone et de ses comptes sur les réseaux sociaux.

Le profil de l’accusé est celui d’un opérateur de haut rang dans la nébuleuse des milices irano-soutenues. Les procureurs américains le présentent comme un commandant senior des « Brigades du Hezbollah » irakiennes, organisation directement financée et armée par les Gardiens de la Révolution. À ce titre, il aurait recruté des petits délinquants à travers l’Europe pour exécuter des attaques contre des cibles juives, en échange de paiements en cryptomonnaies. Le modus operandi — externaliser la violence à des réseaux criminels locaux pour brouiller les pistes et créer une dénégation plausible pour Téhéran — correspond exactement au modèle documenté par les services de renseignement britanniques dans la vague d’attaques londoniennes du printemps 2026.

Le Sunday Times rapporte également qu’al-Saadi a affirmé avoir été « comme un fils » pour Qasem Soleimani, le général des Gardiens de la Révolution assassiné par un drone américain à Bagdad en janvier 2020. Des images le montrant aux côtés de Soleimani auraient été retrouvées dans ses données numériques, partagées à l’origine sur Snapchat. Cette proximité avec le défunt architecte de la stratégie d’exportation terroriste de l’Iran éclaire la nature du réseau dans lequel al-Saadi évoluait — et la confiance que Téhéran lui accordait.

L’affaire al-Saadi intervient dans le prolongement direct d’une série d’attaques antisémites qui ont frappé la communauté juive britannique au printemps 2026 — incendies criminels, engins explosifs, agressions — revendiquées par un groupe inconnu avant les événements appelé Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, largement considéré comme un paravent des Gardiens de la Révolution. Parmi les incidents les plus médiatisés figure l’attaque contre une ambulance de la Hatzola à Golders Green, quartier à forte population juive du nord de Londres.

Si les révélations d’al-Saadi sur sa rencontre avec Khamenei trois jours avant la guerre sont exactes, elles suggèrent que la campagne de terreur antisémite en Europe n’était pas le fait de cellules autonomes mais s’inscrivait dans une stratégie de représailles anticipées — ou d’escalade programmée — directement validée au plus haut niveau du pouvoir iranien, dans les jours précédant immédiatement le déclenchement du conflit.

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