Mamdani s’attaque Ă  IsraĂ«l – et New York commence Ă  en payer le prix

La focalisation hors norme du maire de New York, Zohran Mamdani, sur l’État d’IsraĂ«l et ses tentatives rĂ©pĂ©tĂ©es d’Ă©branler son statut international pourrait coĂ»ter cher aux habitants de la ville. Deux tribunes publiĂ©es rĂ©cemment dans le « New York Post » analysent en profondeur les consĂ©quences dĂ©lĂ©tères de cette politique anti-israĂ©lienne, qui semble primer sur la stabilitĂ© financière et sociale de la Grosse Pomme, portĂ©e par une vision du monde radicale.

Plongeon sur le marché des obligations municipales

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Dans une tribune acĂ©rĂ©e, le journaliste Ă©conomique chevronnĂ© Charles Gasparino pointe une chute continue des prix des obligations municipales de New York depuis l’entrĂ©e en fonction de Mamdani. Le contrĂ´leur municipal, Mark Levine, tente d’imputer cette baisse aux conditions gĂ©nĂ©rales du marchĂ© et aux tractations en cours Ă  Washington. Gasparino, lui, affirme que la vĂ©ritable cause rĂ©side dans la politique fiscale socialiste du maire. Les obligations new-yorkaises bĂ©nĂ©ficient pourtant d’une triple exonĂ©ration fiscale, ce qui devrait en faire un placement stable — mais les investisseurs exigent dĂ©sormais des rendements plus Ă©levĂ©s pour compenser le risque perçu.

Le budget pharaonique de Mamdani, qui atteint 125,8 milliards de dollars, finance des initiatives controversĂ©es comme la crĂ©ation d’Ă©piceries municipales, tout en cherchant Ă  taxer davantage les plus fortunĂ©s de la ville, dont beaucoup fuient massivement vers la Floride. Cette combinaison, selon Gasparino, mine la confiance des investisseurs. Le journaliste insiste : l’attitude de Mamdani envers IsraĂ«l — de son refus de condamner l’appel Ă  « mondialiser l’intifada » jusqu’Ă  sa revendication d’arrĂŞter le Premier ministre Benjamin Netanyahou — ajoute une couche supplĂ©mentaire d’instabilitĂ©.

Ses appels Ă  manifester contre Netanyahou se sont accompagnĂ©s d’une hausse prĂ©occupante des crimes de haine antisĂ©mites dans la ville. Gasparino rappelle le mandat du maire David Dinkins dans les annĂ©es 1990, pĂ©riode oĂą les prix des obligations avaient chutĂ© Ă  cause de dĂ©penses publiques jugĂ©es somptuaires. Pour lui, la ville connaĂ®t aujourd’hui un phĂ©nomène comparable, le maire actuel semblant davantage prĂ©occupĂ© par l’arrestation du chef du gouvernement israĂ©lien que par l’endiguement du dĂ©clin Ă©conomique de sa propre ville.

Une idéologie tiers-mondiste aux dépens du pragmatisme

Une seconde tribune, signĂ©e par Zineb Riboua, Ă©claire les motivations idĂ©ologiques derrière la campagne de Mamdani. Riboua rappelle que, pendant un an et demi, le maire avait promis Ă  ses Ă©lecteurs qu’il obtiendrait l’arrestation de Netanyahou sur la base des mandats Ă©mis par la Cour de La Haye — avant d’admettre rĂ©cemment, dans une vidĂ©o, qu’il n’avait en rĂ©alitĂ© aucune autoritĂ© lĂ©gale pour le faire. Cet aveu est intervenu après que le prĂ©sident Donald Trump a affirmĂ© avec fermetĂ© que Netanyahou ne serait jamais arrĂŞtĂ© sur le sol amĂ©ricain, estimant que ce sont les dirigeants iraniens qui devraient plutĂ´t ĂŞtre traduits en justice.

Selon Riboua, la promesse de Mamdani ne relevait pas d’une mĂ©connaissance du droit, mais d’un objectif politique clair de dĂ©lĂ©gitimation. Le maire serait animĂ© par une idĂ©ologie « tiers-mondiste », conception nĂ©e dans les annĂ©es 1950, qui considère l’Occident et IsraĂ«l comme des projets coloniaux Ă  combattre, y compris par le biais des institutions internationales. L’autrice souligne l’ironie profonde de cette posture : de nombreux pays qui avaient autrefois portĂ© cette ligne — l’Inde, les Émirats arabes unis, BahreĂŻn ou le Maroc — ont depuis longtemps abandonnĂ© ce combat idĂ©ologique au profit d’une coopĂ©ration Ă©conomique, technologique et sĂ©curitaire Ă©troite avec IsraĂ«l, ayant compris que ces partenariats servent bien mieux leurs populations qu’une confrontation permanente.

Riboua met Ă©galement en garde contre les consĂ©quences dangereuses de l’adoption de normes juridiques internationales par des autoritĂ©s locales et des organisations de plaidoyer aux États-Unis. La Cour pĂ©nale internationale revendique en effet une compĂ©tence sur des citoyens de pays qui n’y ont jamais adhĂ©rĂ© — un prĂ©cĂ©dent qui pourrait un jour menacer des dirigeants amĂ©ricains eux-mĂŞmes. C’est dans ce contexte, selon l’autrice, que les mesures prises par le secrĂ©taire d’État Marco Rubio, qui a imposĂ© des sanctions contre des juges et procureurs de la Cour et gelĂ© leurs avoirs, apparaissent comme une rĂ©ponse nĂ©cessaire. La campagne menĂ©e par Mamdani illustrerait ainsi prĂ©cisĂ©ment pourquoi les efforts de Rubio pour affaiblir l’autoritĂ© de la Cour mĂ©ritent d’ĂŞtre soutenus, et dĂ©montrerait Ă  quel point certains Ă©lus locaux sont prĂŞts Ă  sacrifier les intĂ©rĂŞts rĂ©els de leur ville sur l’autel de guerres idĂ©ologiques qui leur sont Ă©trangères.

Sur le sujet, plusieurs polĂ©miques ont dĂ©jĂ  entourĂ© le maire depuis son entrĂ©e en fonction, entre un geste effectuĂ© lors de son discours d’investiture, interprĂ©tĂ© par certains comme une possible rĂ©fĂ©rence Ă  un salut nazi, et l’affaire de sa taxe sur les logements de luxe, qui avait dĂ©jĂ  suscitĂ© la colère de milliardaires new-yorkais menaçant de dĂ©localiser leurs emplois.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez consulter nos articles sur Mamdani filmĂ© lors d’un geste polĂ©mique sur scène : Elon Musk dĂ©nonce le silence mĂ©diatique, sur Mamdani a humiliĂ© le milliardaire Ă  New York — et pourrait le payer cher, ainsi que sur les sanctions amĂ©ricaines contre la Cour pĂ©nale internationale.