Attaque à Paris : Le terroriste Mickael Harpon qui a égorgé les policiers a travaillé à un poste de la direction du renseignement

Ce terroriste musulman a tuĂ© pas moins de 4 policiers dans une extrĂŞme violence, il s’est convertit Ă  l’islam il y a 18 mois mais avait depuis plusieurs annĂ©es adhĂ©rer Ă   » la dĂ©fense de l’islam » depuis 2015 lorsqu’il a lĂ©gitimĂ© les attaques terroristes dans le pays.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

https://twitter.com/DamienRieu/status/1179807697874624512

Mais le plus grave dans cette attaque est aussi le poste qu’il avait au sein de l’administration de la police francaise car en effet il travaillait pour la DRPP et a eu accès Ă  des documents ultra confidentiels.

Cette attaque de la prĂ©fecture de police de Paris pourrait avoir des rĂ©percussions politiques. Le parti rĂ©publicain de droite demande la dĂ©mission du ministre de l’IntĂ©rieur, Christophe Castaner. Les dĂ©putĂ©s de l’AssemblĂ©e nationale reprochent au ministre d’avoir dĂ©clarĂ© jeudi que le travailleur qui avait organisĂ© le massacre dans la prĂ©fecture « ne prĂ©sentait pas de problèmes de comportement » et ne « donnait pas de signes alarmants ».

Le chef de la faction de droite Ă  l’AssemblĂ©e exigera la crĂ©ation d’une commission parlementaire chargĂ©e d’enquĂŞter sur l’attaque terroriste dans la prĂ©fecture. «C’est une question très importante. Nous devons le prendre au sĂ©rieux, en ce qui concerne la sĂ©curitĂ© et l’efficacitĂ© de nos services de renseignement », a dĂ©clarĂ© le dĂ©putĂ© Christian Jacob.

Chaque faction Ă  l’AssemblĂ©e nationale a le droit de crĂ©er une commission parlementaire une fois par an et les « rĂ©publicains » ont l’intention de s’en servir dans ce cas. « Ce sera une enquĂŞte qui mettra en lumière une dĂ©faillance du système qui a conduit Ă  une attaque dans la prĂ©fecture le 3 octobre », a Ă©crit un autre dĂ©putĂ©, Eric Siotti.

«Dans les premières minutes qui ont suivi l’attaque, le ministre nous a dit:« Entrez, entrez. Il n’y a rien Ă  regarder! Voulait-il nous cacher la vĂ©ritĂ© ou Ă©tait-il incompĂ©tent?

Pendant ce temps, de plus en plus de nouveaux détails sur les meurtres commencent à être connus.

Le journal Le Parisien rapporte que Mickael Harpon, âgĂ© de 45 ans, qui s’est converti Ă  l’islam il y a quelques annĂ©es, a achetĂ© un couteau en cĂ©ramique avec une lame de 33 cm de long le matin du 3 octobre dans un magasin proche avant d’entrer dans la prĂ©fecture.

Peu de temps avant l’attaque de ses collègues, il a envoyĂ© Ă  sa femme (Ă©galement une femme musulmane) un SMS dans lequel il Ă©crivait qu’il avait achetĂ© un couteau en cĂ©ramique. Le conjoint a rĂ©pondu: «Seul Dieu vous jugera. Allahu Akbar.  »

La correspondance avec un prédicateur d’une mosquée trouvée sur le téléphone portable du suspect, est un autre élément important de l’enquête. Ce prédicateur, associé aux cercles salafistes, était enregistré auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Michael Harpon Ă©tait engagĂ© dans les rĂ©seaux informatiques du service de renseignement de la prĂ©fecture et avait accès aux informations les plus sensibles. Il avait la permission appropriĂ©e, mĂŞme s’il Ă©tait connu qu’il s’Ă©tait converti Ă  l’islam. Il avait notamment les adresses de tous les employĂ©s du dĂ©partement.

Il est d’autant plus surprenant que les « alertes rouges » aient Ă©tĂ© allumĂ©s plus d’une fois. Un employĂ© a dĂ©clarĂ© qu’après l’attentat terroriste perpĂ©trĂ© Ă  Charlie Hebdo, oĂą les islamistes avaient tuĂ© 12 personnes en janvier 2015, Harrpon s’Ă©tait exclamĂ© «Bravo! Quelques mois plus tard, ce membre du rĂ©seau islamiste Ă©crivait sur Facebook que « la France figure en tĂŞte de la liste des pays islamophobes en Europe ». Mais ces signaux ne sont pas parvenus aux services spĂ©ciaux et ne sont connus que maintenant, après le meurtre de quatre policiers.

Il s’est comportĂ© « poliment, modestement et respectueusement ». Pour des raisons Ă©videntes, il n’Ă©tait pas trop sociable (Ă©tant sourd), mais toujours de tout cĹ“ur serrĂ© la main de ses collègues. Mais pas aux femmes, pour lesquelles il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© appelĂ© Ă  parler au chef du dĂ©partement.

Selon Actu 7, Harpon avait prémédité ses actes de barbaries. Il a acheté deux couteaux en métal, moins d’une heure avant l’attaque, qu’il a dissimulé pour rentrer dans la préfecture de police.

Ce jour noir a commencĂ© avec l’arrivĂ©e du terroriste Ă  la prĂ©fecture de police Ă  08h58 pour prendre son service. Il s’est rendu Ă  12h18 dans un magasin situĂ© rue Saint-Jacques Ă  Paris oĂą il a achetĂ© deux couteaux mĂ©talliques, l’un de 33 cm avec une lame de 20 cm, ainsi qu’un couteau Ă  huitre.
Afin de cacher ses armes, il a fait un « dĂ©tour » sans plus de dĂ©tails de la part du procureur. Il est ensuite rentrĂ© dans la prĂ©fecture de police et s’est rendu dans le second bureau oĂą se trouvait deux policiers qui mangeaient.

 

Le major de police de 50 ans a été égorgé par le tueur. La seconde victime, un gardien de la paix de 38 ans, a reçu de « multiples coups de couteau » au thorax et à l’abdomen a indiqué le magistrat, qui évoque une scène d’une « extrême violence ».

Un adjoint administratif de 37 ans a ensuite été lui aussi poignardé à mort dans un autre bureau. L’assaillant a alors tenté de pénétrer dans un local qui était fermé, où se trouvait trois autres fonctionnaires, en vain. Il a poursuivi son parcours.

Dans l’escalier menant à la cour de la préfecture, il a poignardé une gardienne de la paix de 39 ans qui est décédée des suites de ses blessures. Il a ensuite attaqué une adjointe administrative qui a été grièvement blessée à la gorge. Son pronostic vital n’est plus engagé a précisé Jean-François Ricard.

L’assaillant s’est ensuite retrouvé face à une personne « qui a tenté de le raisonner ». Un gardien de la paix lui a alors demandé de poser son arme à plusieurs reprises. Le tueur « avançait lentement et s’est mis à courir » vers le policier, qui a ouvert le feu à deux reprises « pour le neutraliser ».

Il adhérait à une « vision radicale de l’islam », a dit le procureur. Il était converti à l’islam depuis une dizaine d’années. Il y aurait eu « des contacts entre [lui] et certains individus de la mouvance salafiste », a-t-il ajouté.

Les premières investigations ont relevé son « approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion », « son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes », « sa justification » des attentats de Charlie Hebdo en 2015, « son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois », a expliqué le procureur antiterroriste.

Au total, l’attaque du tueur a duré 7 minutes.

Auparavant, entre 11h21 et 11h50, Mickaël Harpon a échangé 33 SMS avec sa femme. Des propos « exclusivement religieux ». L’un se terminait par « Allah Akbar », un autre par : « Suit notre prophète bien-aimé Mohamed et médite le Coran ».