Felix Klein, premier commissaire Ă  l’antisĂ©mitisme en Allemagne : « Aujourd’hui, nombreux Juifs en Allemagne dĂ©cident de quitter le pays pour leur sĂ©curitĂ© « 

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Felix Klein, le premier commissaire Ă  l’antisĂ©mitisme en Allemagne, a dĂ©clarĂ© vendredi aux journalistes Ă  Berlin: « il est tout Ă  fait comprĂ©hensible que ceux qui craignent pour la sĂ©curitĂ© de leurs enfants envisagent de quitter l’Allemagne ».

« J’entends cela de mes propres amis juifs », a dĂ©clarĂ© M. Klein, ajoutant: « Mais nous devons tout faire pour Ă©viter cela ».

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Il y a environ 100 000 Juifs vivant en Allemagne aujourd’hui. Quelque 522 000 Juifs vivaient en Allemagne en 1933, mais seulement 214 000 restaient dans le pays en 1937 et, bien sĂ»r, très peu sont restĂ©s.

Cinq jours avant qu’il n’assume officiellement ses fonctions, le commissaire Ă  l’antisĂ©mitisme a notĂ© qu’Ă  ce jour, le gouvernement allemand avait dĂ» s’appuyer sur des statistiques policières contestables et l’augmentation de l’antisĂ©mitisme d’aujourd’hui.

Ceci est mieux illustrĂ© par la façon dont la police et les juifs d’Allemagne perçoivent l’identitĂ© des coupables dans les incidents antisĂ©mites:

« Les statistiques de la police indiquent que plus de 90% des crimes antisĂ©mites proviennent des milieux d’extrĂŞme droite », a dĂ©clarĂ© M. Klein, tout en notant que « les personnes touchĂ©es, les Juifs qui vivent ici en Allemagne, racontent une histoire complètement diffĂ©rente. Ils estiment que l’antisĂ©mitisme musulman est beaucoup plus dangereux qu’il ne semble l’ĂŞtre dans les statistiques. Je veux aller au fond de cette contradiction.  »

Dans le mĂŞme temps, Klein a soulignĂ© des statistiques fiables montrant que, l’afflux de rĂ©fugiĂ©s musulmans mis Ă  part, « environ 20% de tous les Allemands ont des vues antisĂ©mites, une statistique qui est restĂ©e stable pendant des annĂ©es et n’a jamais baissĂ©. »

Klein est extrĂŞmement sĂ©rieux et extrĂŞmement ambitieux au sujet de sa tâche assignĂ©e, et a mĂŞme suggĂ©rĂ© « que les mĂ©thodes du service de renseignement sont nĂ©cessaires dans la lutte contre l’antisĂ©mitisme ».

« Nous avons observĂ© que les extrĂ©mistes salafistes et islamistes cherchent Ă  approcher les rĂ©fugiĂ©s en Allemagne et tentent d’inciter Ă  l’antisĂ©mitisme et Ă  la haine. C’est clairement le travail des services de renseignement de prendre des mesures contre cela « , a-t-il dit.

Klein prĂ©voit de mettre en place un registre national dans lequel les donnĂ©es iraient des groupes juifs locaux Ă  la police Ă  son bureau. Il faudrait beaucoup d’organisation, Ă©tant donnĂ© que l’Allemagne est composĂ©e de 16 États fĂ©dĂ©raux, mais, si nous ne pouvons pas compter sur les Allemands Ă  organiser, sur qui pouvons-nous compter?

« J’espère que nous pourrons faire fonctionner le système cette annĂ©e », a dĂ©clarĂ© Klein vendredi. « L’annĂ©e prochaine, peut-ĂŞtre que nous pourrons avoir une autre conversation, et vous pouvez me juger si cela a fonctionnĂ©. »

Une fois les donnĂ©es traitĂ©es, le bureau de Klein commencerait Ă  concevoir des stratĂ©gies «sur mesure» pour combattre les diffĂ©rentes formes d’antisĂ©mitisme local. Mais avant tout, a dit Klein, il veut se concentrer sur l’Ă©ducation.

Mais il veut Ă©galement ajouter une accusation de crime haineux aux affaires criminelles, avec des peines plus lourdes dans les cas oĂą l’antisĂ©mitisme faisait partie du motif.

Il a Ă©galement appelĂ© les autoritĂ©s de l’Etat Ă  surveiller les communautĂ©s de rĂ©fugiĂ©s en Allemagne.