Google a remarqué une différence significative dans le comportement des Israéliens et des Européens face au corona

Google a créé un algorithme pour enregistrer la mobilité de la population dans le contexte de la pandémie COVID-19 et publie des données sur un site spécial qui vous permet de comparer les changements dans le comportement de masse des résidents de différents pays.

L’algorithme de Google analyse des donnĂ©es anonymisĂ©es sur la gĂ©olocalisation des tĂ©lĂ©phones mobiles et dĂ©couvre comment le flux de personnes Ă©volue dans diffĂ©rentes zones urbaines – dans les quartiers d’affaires et les zones rĂ©sidentielles, dans les centres commerciaux et de loisirs, dans les parcs, les supermarchĂ©s, les pharmacies et les centres de transport.

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Les dĂ©veloppeurs soulignent que les donnĂ©es ne doivent pas ĂŞtre utilisĂ©es pour comparer diffĂ©rents pays, car nous parlons de nombres moyens, et l’algorithme ne prend pas en compte la diffĂ©rence naturelle entre les centres urbains et les zones rurales, nĂ©anmoins, le site vous permet d’avoir une idĂ©e gĂ©nĂ©rale de la façon dont strictement le mĂŞme type d’anti-Ă©pidĂ©mie est observĂ© selon les restrictions dans chaque pays.

Les donnĂ©es de Google montrent que les centres commerciaux et de divertissement, les centres de transport et les quartiers d’affaires sont dĂ©peuplĂ©s dans tous les pays d’Europe oĂą l’Ă©pidĂ©mie fait rage, et IsraĂ«l Ă  cet Ă©gard ne fait pas exception aux règles gĂ©nĂ©rales bien que nos villes en moyenne ne soient pas aussi vides que les europĂ©ennes.

Fin mars, le flux de personnes dans les centres commerciaux et de loisirs avait diminuĂ© par rapport Ă  janvier – dĂ©but fĂ©vrier de 67%, les pĂ´les de transport Ă©taient dĂ©peuplĂ©s de 61%, les zones commerciales et industrielles – de 59%, les parcs – de 56%.

En France et en Allemagne, sans parler de l’Italie et de l’Espagne, les villes se sont vidĂ©es plus fortement, la rĂ©duction du flux de population dans tous ces lieux atteint 75-90%, mais en gĂ©nĂ©ral les indicateurs sont comparables.

La seule chose qu’IsraĂ«l est très diffĂ©rente de l’Europe, c’est que le flux de clients dans les supermarchĂ©s et les pharmacies n’a presque pas diminuĂ©. En France, ces institutions ont diminuĂ© de 72%, en Allemagne – de 51%, en Grèce (oĂą la situation Ă©pidĂ©mique est encore meilleure que la nĂ´tre) – de 42%, en IsraĂ«l – seulement 13%.

La visite des supermarchĂ©s et des pharmacies est restĂ©e l’une des rares raisons «lĂ©gitimes» de quitter la maison. Les IsraĂ©liens savent que les supermarchĂ©s, ainsi que les synagogues et les cliniques, apparaissent le plus souvent dans les rapports du service Ă©pidĂ©miologique sur les lieux visitĂ©s par les patients atteints de COVID-19, mais ils continuent de marcher dans ces endroits qui sont aussi actifs qu’avant la crise du corona.

Cela s’explique probablement moins par la frivolitĂ© que par le besoin – le système de messagerie pour livrer les marchandises dans notre pays s’est effondrĂ© au dĂ©but du mois de mars, lorsque les premiers milliers de personnes qui sont revenues de l’Ă©tranger sont allĂ©es en quarantaine Ă  domicile, et il est presque impossible d’acheter ce qui est nĂ©cessaire sans quitter la maison.

Le gouvernement est conscient de la situation, mais jusqu’Ă  prĂ©sent, la seule solution proposĂ©e au problème est d’obliger lĂ©galement les chaĂ®nes de vente au dĂ©tail Ă  assurer la livraison prioritaire des commandes aux personnes âgĂ©es et malades Ă  risque.

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