La Turquie rejoint l’AutoritĂ© palestinienne pour saper les revendications territoriales israĂ©liennes Ă  JĂ©rusalem

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La Turquie a transfĂ©rĂ© Ă  l’AutoritĂ© palestinienne une copie des archives de l’Empire ottoman, y compris des dizaines de milliers de documents fonciers des territoires sous son contrĂ´le entre 1516 et 1917.

Les avocats de l’AutoritĂ© palestinienne utilisent dĂ©jĂ  les documents archivĂ©s afin de saper les revendications israĂ©liennes de terres dans tout IsraĂ«l, principalement Ă  JĂ©rusalem, en JudĂ©e et en Samarie.

La première copie complète du dossier a Ă©tĂ© initialement remise Ă  l’AutoritĂ© palestinienne à son consulat à Ankara. En mars de l’annĂ©e dernière, des parties des archives ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es Ă  BethlĂ©em. Le Centre de renseignement et d’information sur le terrorisme, Meir Amit, a suivi le mouvement des archives et le transfert initial aux mains de l’AutoritĂ© palestinienne. Cependant, pour une raison quelconque, bien que les Palestiniens aient reçu un outil susceptible de dĂ©stabiliser le marchĂ© immobilier israĂ©lien, l’histoire n’a pas fait de vagues et les fondements du marchĂ© n’ont pas Ă©tĂ© Ă©branlĂ©s.

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Le personnage clĂ© de la cĂ©rĂ©monie de BethlĂ©em Ă©tait le ministre des Dons religieux de l’AutoritĂ© palestinienne, Yousef Adais, qui a reçu les dossiers relatifs aux actifs de l’autoritĂ© religieuse du Waqf Ă  BethlĂ©em et Ă  JĂ©rusalem.

Actuellement, les avocats de JĂ©rusalem-Est consultent les archives pour trouver des informations. Les documents les ont aidĂ©s dans les batailles juridiques qu’ils mènent pour de nombreux Ă©crits fonciers, principalement dans la rĂ©gion de JĂ©rusalem.

Parmi les cas les plus importants figurent ceux liĂ©s aux propriĂ©tĂ©s et aux parcelles dans la vieille ville, qui sont actuellement contestĂ©es par les Juifs et les Arabes. Le plus notoire de ces cas est celui de la place du Mur occidental, adjacent au quartier du Maghreb (ou quartier marocain), qu’IsraĂ«l a nettoyĂ© et dĂ©moli pour faire place Ă  un espace de prière. Bien que ce soient des terres qu’IsraĂ«l a expropriĂ©es, avec peu ou pas de perspective lĂ©gale de renverser la situation, du moins en termes de propagande que les registres fonciers prĂ©sentent pourraient ĂŞtre gĂŞnants pour IsraĂ«l.

Le juge Musa Shakarneh, prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne foncière, enregistre dĂ©jĂ  des terres par le biais des bureaux d’enregistrement immobilier de JudĂ©e-Samarie et de JĂ©rusalem, notamment avec l’aide de la Turquie et de ses archives de l’ère ottomane.

Dans une interview avec l’agence de presse palestinienne officielle Wafa, Shakarneh a expliquĂ© que le cadastre des Palestiniens vivant Ă  l’Ă©tranger l’aidait Ă  rĂ©aliser le « droit au retour.