L’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, a qualifiĂ© les allĂ©gations d’antisĂ©mitisme au sein du parti travailliste de « mensonges et de diffamations » pour faire tomber le chef du parti, Jeremy Corbyn, et a dĂ©clarĂ© qu’il « n’est pas antisĂ©mite de haĂŻr les Juifs d’IsraĂ«l ».
Neuf lĂ©gislateurs travaillistes ont quittĂ© le parti le mois dernier en raison de son incapacitĂ© Ă s’attaquer au problème de la haine contre les Juifs parmi les partisans et les dirigeants du parti.
Livingstone a Ă©tĂ© suspendu par le parti travailliste en 2016 et a dĂ©missionnĂ© l’annĂ©e dernière Ă cause de commen-taires sur Hitler et le sionisme. Selon le Sunday Mail, il a dĂ©clarĂ© lors d’une rĂ©union de Labor Against The Witchhunt : « C’est endĂ©mique. Si vous avez un dirigeant socialiste authentique qui va transformer les choses pour les gens ordinaires et faire payer aux sociĂ©tĂ©s sanglantes leur juste part d’impĂ´t, ils feront tout ce qui est nĂ©cessaire pour vous arrĂŞter… «Â
«Cela signifie mensonges et frottis dans la plupart des pays occidentaux. Dans d’autres parties du monde, cela peut vouloir dire assassinat », a dĂ©clarĂ© Livingstone au Sunday Mail.
Livingstone a dĂ©clarĂ© que le bureau de Corbyn n’avait pas soutenu sa suspension du parti en 2016, après avoir dĂ©clarĂ© qu’Hitler avait soutenu le sionisme. Il a Ă©galement affirmĂ© qu’il avait Ă©tĂ© suspendu parce que la presse s’Ă©tait Ă©talĂ©e « mensonge après mensonge » Ă propos de ses propos.
« Ce n’est pas antisĂ©mite de haĂŻr les Juifs d’IsraĂ«l et vous ne pouvez pas avoir une dĂ©mocratie qui fonctionne correctement dans un monde dans lequel les mĂ©dias, que ce soit la presse ou Internet, puissent se propager de mensonge après mensonge », a-t-il dĂ©clarĂ© la rĂ©union, selon le courrier.
Dans son discours d’avril 2016, Livingstone a dĂ©clarĂ© : «Lorsque Hitler a remportĂ© son Ă©lection en 1932, sa politique Ă©tait alors que les Juifs soient transfĂ©rĂ©s en IsraĂ«l. Il soutenait le sionisme avant de devenir fou et de tuer six millions de Juifs. «Â
Corbyn a fait face Ă des accusations rĂ©pĂ©tĂ©es d’antisĂ©mitisme et de protection d’antisĂ©mites dans son parti.
RĂ©cemment, dans un rapport de lĂ©gislateurs britanniques sur le comitĂ© spĂ©cial des affaires intĂ©rieures, qui l’accusaient de n’avoir pas trop agi pour lutter contre l’antisĂ©mitisme endĂ©mique des membres du parti et des lĂ©gislateurs, dont certains ont Ă©tĂ© suspendus pour avoir fait des dĂ©clarations racistes et antisĂ©mites sur des rĂ©seaux sociaux. mĂ©dias et dans d’autres forums publics.
En octobre, une commission d’enquĂŞte parlementaire britannique a confirmĂ© les affirmations selon lesquelles les dirigeants du parti travailliste ne seraient pas en mesure de lutter sĂ©rieusement contre l’antisĂ©mitisme dans ses rangs.
Relativement soulevée par les dirigeants du judaïsme britannique, cette accusation a été réaffirmée dans la publication d’un rapport cinglant intitulé «L’antisémitisme au Royaume-Uni», établi par le comité spécial sur les affaires intérieures de la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement britannique.






