Le cĂ©lèbre Ă©crivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie a Ă©tĂ© hospitalisĂ© dans un Ă©tat grave après avoir Ă©tĂ© agressĂ© lors d’un discours au centre Ă©ducatif Chautauqua Institution dans l’État de New York, Ă 110 km de la ville de Buffalo.
Rushdie est placĂ© dans un coma artificiel et connectĂ© Ă un respirateur. Selon les mĂ©decins, il pourrait perdre un Ĺ“il. Le couteau de l’agresseur a gravement endommagĂ© les nerfs de la main et du foie.
L’Ă©crivain de 75 ans s’adressait au public lorsqu’un homme a couru sur scène et l’a poignardĂ© 10 Ă 15 fois au cou et Ă l’estomac. Selon des tĂ©moins oculaires, il a violemment poignardĂ© Salman Rushdie dans une tentative apparente de le tuer.
Les gens se sont prĂ©cipitĂ©s sur la scène et ont renversĂ© l’attaquant. Il s’est avĂ©rĂ© qu’il s’agissait du Libanais Hadi Matar, âgĂ© de 24 ans. Selon un reportage de NBC News, l’homme Ă©tait un chiite fanatique et exprimait activement sa sympathie pour le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique iranien. On ignore encore ses liens directs avec cette organisation terroriste. La police a fait une descente au domicile de Hadi Matar dans le New Jersey.
En 1989, l’ayatollah Khomeiny a Ă©mis une fatwa appelant Ă l’assassinat de Salman Rushdie pour son livre, Les versets sataniques, qui critiquait l’islam.
L’Ă©crivain a dĂ» se cacher longtemps. Au cours des six premiers mois, il changea 56 lieux de rĂ©sidence et vĂ©cut longtemps sous le pseudonyme de Joseph Anton. Dans les annĂ©es 1990, l’Ă©diteur norvĂ©gien des Versets sataniques a Ă©tĂ© assassinĂ©, suivi d’une tentative d’assassinat contre son traducteur italien.
Le successeur de Khomeini, l’ayatollah Ali Khamenei, a dĂ©clarĂ© en 2005 qu’il considĂ©rait toujours Rushdie comme un apostat et que la fatwa pour le punir restait en vigueur. Ă€ la fin des annĂ©es 1990, Salman Rushdie a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă New York, a continuĂ© Ă publier et, jusqu’Ă l’attaque d’hier, a menĂ© une vie relativement libre.
L’attaque de Rushdie est intervenue au milieu des menaces croissantes contre les opposants au rĂ©gime iranien vivant aux États-Unis – en juillet, un homme armĂ© d’une mitrailleuse a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© près du domicile du chef de l’opposition et Ă©crivain iranien Masih Alinejad.
En janvier 2015, quelques jours après l’attentat islamiste Ă
@Charlie_Hebdo_
,
@SalmanRushdie
réagissait (dans le Vermont ????????) :
«Quand quelqu’un dit “je suis pour la libertĂ© d’expression mais, j’arrĂŞte d’Ă©couter.»
Pas de “mais” à la liberté d’expression.





